563/journal du 17 février 1916: les élus de Reims votent un budget en déficit de 3,9 millions de francs

Au conseil municipal: vote d’un budget en déficit de 3,9 millions de francs

Réuni sous la présidence du Dr Langlet, le conseil municipal a tout d’abord constaté qu’il n’y avait que 12 élus présents contre 19 absents (pour un seul excusé….), ceci posant le problème de la façon de convoquer les élus et dans quels délais.

Le conseil a évoqué le budget municipal de 1916 qui ne présente de 1,08 millions de francs de recettes pour 5,06 millions de francs de dépenses et qui se traduit donc par un déficit de 3,97 millions de francs. Face à cette situation les élus demandent à l’Etat de combler ce déficit en s’adressant aux ministères de l’Intérieur et des Finances. L’Etat qui aurait promis de financer la moitié du déficit ne donnera rien pour le déficit de 1915.

Comme toujours le conseil a confirmé les ouvertures de crédit (3 crédits de 500.000 F votés sur l’exercice 1915). Il ajoute un crédit additionnel de 300.000F sur l’exercice 1915 pour verser une subvention au Bureau de bienfaisance.

Enfin le conseil prend acte de différents dons faits par des bienfaiteurs pour « les victimes des bombardement », « les éprouvés de la guerre », « les malheureux » etc. Il accepte aussi le legs de Mme Veuve Collet-Lefert en faveur de la ville et des hospices de Reims, legs conditionnés pour certains par la création de 5 prix de vertu.

Le détail et le compte rendu officiel sur le site des archives de la ville de Reims

http://www.archinoe.net/reims/visualiseur/visu_affiche.php?PHPSID=d3c0e67a5374c5c6e588c373ea3bc8fa&param=visu_1&page=1#

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du 17 février 1916 à travers Le Miroir

En Artois, nous avons fait jouer aux abords de la route de Lille, un camouflet qui a bouleversé les travaux de mines de l’ennemi.
Notre artillerie a canonné les convois de ravitaillement allemands an nord de Tracy-le-Val, à l’est de l’Oise, et dans la région de Berry-au-Bac.
Au sud-est de Saint-Mihiel, nous avons bombardé les organisations ennemies dans la forêt d’Apremont.
L’armée allemande, après un terrible bombardement du front d’Ypres, a fait plusieurs attaques d’infanterie. L’ennemi a pénétré sur environ 600 mètres de large dans une tranchée anglaise de première ligne. Partout ailleurs il a échoué. Le bombardement a continué.
Les Russes, qui avaient enlevé successivement un fort, puis un second, puis sept autres à Erzeroum, se sont rendus maîtres de la capitale de l’Arménie.
Les ministres de la Triple Entente au Havre ont déclaré au gouvernement belge :
– que leurs pays ne cesseraient pas les hostilités tant que la Belgique ne serait pas restaurée dans son indépendance politique et économique et n’aurait pas été indemnisée des dommages subis;
-qu’elle serait appelée à siéger à la conférence de la paix.
Un incendie allumé par des criminels a sévi dans le port de Brooklyn (New-York) où il a causé de graves dégâts.

Essai du premier prototype de char français

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La Machine N° 1 Type A du Lieutenant Charles Fouché, premier prototype de char français essayé à Vincennes le 17 février 1916 au matin. De gauche à droite Maréchal des Logis Courtois, Maréchal des Logis de Bousquet, Maréchal des Logis Pierre Lescudé. Source : collection famille Fouché Monginoux.

 

 

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