564/journal du 18 février 1916: les derniers mots du soldat Otto Heinebach

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Paul Hess donne un extrait du conseil municipal de Reims qui s’est tenu le 16 février (voir journal N°563 du 17 février 1916)

Journal du vendredi 18 février 1916 à travers Le Miroir

Tirs de destruction en Belgique sur les organisations allemandes vers Steenstraete et en face de Boesinghe.
En Artois, aux abords de la route de Lille, l’ennemi a fait exploser une mine dont nous avons occupé l’entonnoir.
Entre Soissons et Reims, nous avons canonné des troupes en mouvement vers Condé-sur-Aisne et bombardé des ouvrages au nord de Soissons. L’activité d’artillerie est, en général, plus faible.
L’artillerie belge a pris sous son feu une colonne d’infanterie à Schoore.
Le président de la République et le tsar ont échangé des télégrammes à propos de la prise d’Erzeroum.
Les combats sont moins violents sur le front russe, de la Courlande à la Galicie.
Le général Sarrail a prescrit un raid d’avions de représailles au-dessus des campements bulgares de Stroumitza-ville, qui ont été bombardés.
La chambre grecque a entendu un débat passionné au sujet de l’intervention italienne dans les Balkans.
Les progermains ont fait sauter le club américain de Toronto (Canada).
Tout est remis en question à propos de la politique navale entre l’Allemagne et les Etats-Unis, et l’opinion dans l’Union se montre plus ferme que jamais à l’encontre de l’empire germanique.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier16.html

Création d’un état-civil militaire

Les armées, conformément à une instruction du Grand Quartier général du 2 juin 1915, étaient déjà pourvues d’un officier responsable du Service de l’état civil et des sépultures militaires quand fut promulguée la loi du 18 février 1916 créant l’état civil militaire (Ministère des Pensions, Recueil officiel des sépultures militaires, 2e édition, 1934 – Historique du Service des sépultures militaires).

http://rha.revues.org/3373

Sur le même sujet

La loi du 18 février 1916 crée, aux Ministère de la Guerre, le Service Général des Pensions, comprenant deux services : 1er) Pensions et Secours. 2ème ) Etat-Civil , Renseignements aux familles et successions militaires (Sépultures). C’est au service de l’Etat-Civil que devait incomber le soin de suivre le sort des militaires entrés dans les formations sanitaires ou capturés par l’ennemi, et de recueillir et d’acheminer les objets ou papiers trouvées sur les militaires décédés.
http://www.patrimoinedelagrandeguerre.com/circ-decouverte/75-circuit-cimetiere.html

Des obus envoyés sur le fort de Vaux

Jusqu’à l’assaut Allemand sur Verdun le 21 février 1916, le fort subit quelques tirs d’artillerie.
Le 18 février 1915, quelques obus de 420 sont lancés sur le fort et provoquent de sérieux dommages à la tourelle de 75 et aux murs de contrescarpe.

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/fortifications-vaux.htm

Les derniers mots du soldat Otto Heinebach

Les derniers mots du soldat Otto Heinebach n’ont rien perdu de leur force évocatrice : « Avant Verdun, vendredi soir. Le 18 février 1916. Je vous dis adieu mes chers parents et frères et soeurs. Merci, mes plus tendres remerciements pour tout ce que vous avez fait pour moi. Si je tombe, je vous en supplie sincèrement, endurez-le avec force d’âme. Songez que je n’aurais sans doute jamais réussi un bonheur et un contentement parfaits. » Ecrits par un jeune homme de 24 ans qui va mourir des suites de ses blessures quelques mois plus tard, ils disent le quotidien de millions de familles pendant quatre ans : l’anticipation, puis l’expérience de la disparition d’un proche.

La suite sur http://www.parismatch.com/Actu/Societe/La-terre-de-France-saignee-a-blanc-579352

LA PHOTO ALLEMANDE DU JOUR

18 02 1916

Photo fournie par Jean-Hugues Crétin, de Reims

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