577/Journal du 2 mars 1916: De Gaulle fait prisonnier à Douaumont et déclaré mort

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Sifflements nombreux dans la matinée.

A partir de 11 heures, nos pièces ripostent très vigoureusement; elles tirent jusqu’à 14 heures et l’après-midi redevient calme; mais à 18 heures les sifflements recommencent. Notre artillerie entre à nouveau en action; à tel point que venant de quitter l’hôtel de ville, je suis éclairé, le long de mon chemin par les lueurs ininterrompues des départs, aussi bien que par les fusées qui se succèdent en l’air et les projecteurs (…)

Paul Hess se rend vers la Place Amélie Doublié depuis la Palce de la République. Il raconte; Extraits.

(…)Je gagne enfin la rue Lesage. Peu de temps après que je suis engagé, deux obus viennent éclater de l’autre côté des voies de chemin de fer, rues de la Justice et du Champ-de-Mars; j’entends retomber des matériaux après leurs explosions. D’autres projectiles tombent sans arrêt sur le Port-Sec et ses environs (…)

Le calme ne se rétablit qu’à 21 heures, et, après cette sérieuse séance, nous faisons une excellente nuit.

En somme, journée et surtout soirée très mouvementée pour tout Reims.

Journal du jeudi 2 mars à travers Le Miroir

En Belgique, action d’artillerie au sud de Boesinghe. A l’est de Reims, un détachement allemand qui tentait d’aborder notre front, s’est enfui sous notre feu en laissant des morts. Près de Verdun, le bombardement ennemi a continué sur la rive gauche de la Meuse (de Malancourt à Forges), sur la rive droite, vers Vaux et Damloup, et en Woëvre (Fresnes).
A l’ouest de Pont-à-Mousson, nous bouleversons les organisations allemandes du bois le Prêtre et bombardons vers Thiaucourt.
En Alsace, notre artillerie est active sur la Fecht et la Doller.
Les russes progressent près de Dvinsk.
Les colonels Egli et de Wattenwyll ont été acquittés par le tribunal de guerre de Zurich.

De Gaullefait prisonnier à Douaumont

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http://casesdhistoire.com/charles-de-gaulle-1916-1921-la-jeunesse-dun-insoumis/

La remarquable personnalité de Charles De Gaulle, chef de la France libre à Londres, fondateur de la Ve République, en fait un homme hors du commun dont la vie ne doit pas connaître de zones d’ombre.  Il en reste pourtant une que les historiens hésitent à traiter : les circonstances de sa reddition aux Allemands le 2 mars 1916 dans les ruines du village de Douaumont.

Le 2 mars 1916, dans les ruines du village de Douaumont, le troisième bataillon du 33e régiment d’infanterie de l’armée française fut totalement anéanti par l’offensive du 19e régiment d’infanterie de l’armée allemande. Lors des combats, une unité d’assaut commandée par le lieutenant Paul-Casimir Albrecht reçoit la reddition de la 10e compagnie et de son chef, le capitaine Charles De Gaulle.

http://aventuresdelhistoire.com/1916-et-de-gaulle-fut-fait-prisonnier/

https://books.google.fr/books?id=F3DDdKPrwMAC&pg=PT77&lpg=PT77&dq=2+mars+1916&source=bl&ots=6nKL-xHyMW&sig=JLKNsHza6VdGMzMGPTgcoEiHW7U&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjBz4rWkYvLAhVGtxQKHa-rCPA4PBDoAQhEMAg#v=onepage&q=2%20mars%201916&f=fals

Lire aussi https://books.google.fr/books?id=sjTSKgl9IDwC&pg=PT142&lpg=PT142&dq=2+mars+1916&source=bl&ots=jbrGOZidRu&sig=-EF0iSvFCf-2MSEgdMZupeb-l0w&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj9hL33kYvLAhXHzRQKHWFbDXI4RhDoAQhHMAg#v=onepage&q=2%20mars%201916&f=false

Le 2 mars 1916, sa compagnie est encerclée à Douaumont ; le capitaine de Gaulle est blessé d’un coup de baïonnette et il est fait prisonnier avec quelques survivants. Après cinq tentatives d’évasion, il sera détenu en Bavière au fort d’Ingolstadt, réservé aux officiers récalcitrants.

voir le power point http://www.association-valmy.org/Catalogue/Expo/Cat-CDG1.htm

2 mars 1916. Alors que son régiment défend le village de Douaumont, près de Verdun, sa compagnie est anéantie au terme de longues heures de combat. De Gaulle est atteint par un coup de baïonnette à la cuisse gauche, tandis que non loin une grenade explose, il perd connaissance. À son réveil, il se trouve déjà en captivité: il tente alors une évasion – la première d’une longue série, en vain. Il est transféré au camp d’Osnabrück, en Basse-Saxe, avec d’autres officiers.

https://scribium.com/maurice-bourdon/a/charles-de-gaulle-et-la-premiere-guerre-mondiale/

Lettre de la Sœur Rosnet (à Clermont-en-Argonne)  à la Mère Maurice, Supérieure générale

Le 2 mars 1916.

Ma très Honorée Mère,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec nous pour jamais !

Avez-vous reçu ma carte où je vous-disais : « Priez pour nous. » En vous l’écrivant nous pressentions le danger. Ce danger s’est manifesté hier par quelques obus tirés sur la gare. Clermont est le centre du ravitaillement pour tout le secteur, l’ennemi le sait et voulant empêcher les munitions d’arriver à Verdun, il cherche à couper la voie un peu sur tout le parcours.

II n’y a plus rien à bombarder ici, ce n’est donc pas, d’après l’avis des chefs, la ville qu’ils visent, mais bien la voie ferrée.

La voie ferrée coupée, nos blessés ne pourraient plus être évacués, ni sur Châlons ni sur Bar-le-Duc. De la, nécessité de les envoyer plus loin avec l’ambulance.

Ils sont partis tous cette nuit en autos sanitaires pour Froidos, tout près du P. Duthoit. C’est là que nos majors vont fonctionner.

Si vous aviez vu ce départ ! Nos lits vides le matin venaient de se remplir des blessés de Verdun qui nous arrivent depuis dix jours sans interruption. On allait les opérer la nuit, lorsqu’a neuf heures du soir ordre est donné de les embarquer. Et il faut rhabiller ces pauvres membres déchiquetés, saignants, des blessés avec 41 de température. On ne nous laisse que sept morts et deux mourants. Mon cœur saigne ! !

A onze heures et demie, cette nuit, arrive le sous-préfet demandant au maire, à trois hommes de bonne volonté et aux sœurs de rester; toute la population civile doit être évacuée ce matin.

L’élément militaire reste toujours, bien entendu. Les brancardiers de l’état-major de division, qui restent également, comptent sur une chapelle, les trois quarts sont prêtres.

De sorte que, en face du désir exprimé par l’autorité civile, en face du culte à assurer pour nos militaires, l’église n’existant plus, en face aussi des victimes que peuvent faire les obus égarés hors de la gare, je crois de mon devoir de rester a mon poste.

Priez bien pour nous ; je ne sais quand je pourrai vous écrire ou plutôt vous faire parvenir une lettre. Je tacherai de trouver une occasion. En attendant, je vous assure de notre plus filial souvenir, d’une bonne part dans nos souffrances et du plus entier dévouement avec lequel j’ai l’honneur d’être.

https://argonne1418.com/2011/02/14/lettres-de-soeur-gabrielle-lettres-des-2-et-12-mars-1916-a-la-superieure-generale/

Amélioration du masque M2

Les essais seront très concluants et les premiers masques seront envoyés aux armées le 2 mars 1916, à raison de 50 000 par armée. Ils permettaient de se protéger, dans une atmosphère concentrée en chlore et en phosgène, pendant 5 heures (contre 3 pour le TN).

Au front, le M2 sera distribué en priorité aux troupes qui stationnaient en première ligne. Il sera rapidement considéré comme un bon masque par les hommes qui l’utilisaient. Grâce à son système de double sangle, il se mettait en place très rapidement. La protection qu’il conférait était large (il était polyvalent vis-à-vis des gaz employés par l’ennemi et contre ceux potentiellement utilisables), et prolongée (il était prévu pour protéger, pendant au moins 4 heures, de tous les gaz).

http://www.guerredesgaz.fr/Protection/Lesmasques/France/M2/masqueM2.htm

 

 

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