573/Journal du 27 février 1916: épuisées les munitionnaires

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du dimanche 27 février à travers Le Miroir

Lutte de mines en Artois. Nous avons fait sauter deux fourneaux.
En Champagne, nous repoussons une attaque de l’ennemi sur le saillant enlevé par nous au sud de Sainte-Marie-à-Py. Le nombre de nos prisonniers est au total de 340. Tirs de destruction sur les ouvrages allemands au nord de Ville-sur-Tourbe.
Au nord de Verdun, le bombardement continue sans arrêt. Nos troupes ripostent par de vigoureuses contre-attaques aux offensives ennemies. Toutes les tentatives allemandes vers Champneuville et le Poivre ont été arrêtées. Après avoir perdu le fort de Douaumont que nos adversaires avaient occupé au prix de gros sacrifices, nous l’avons repris.
Au nord-est de Saint-Mihiel, nous bombardons les hangars et les dépôts ennemis près de Vigneulles.
Les Allemands ont tiré des obus de gros calibre sur Nancy et Lunéville.
Un de nos plus héroïques aviateurs, l’adjudant Navarre a abattu, à Verdun, deux avions ennemi. Une de nos escadrilles a bombardé la gare de Metz-Sablons; une autre, Chambley, près de Pont-à-Mousson.
Les Italiens, après avoir assuré l’évacuation de l’armée serbe, ont quitté Durazzo.
Les Russes ont occupé de nouveaux points en Arménie et en Perse.

Il faut assurer la police de la route à Verdun

Dès le 27 février 1916, une note de la 2e armée stipule qu’il est indispensable que la police de la route soit assurée « de la façon la plus rigoureuse et que l’ordre absolu soit imposé à toute circulation de voiture, de convoi automobile, de troupes et d’isolés ». Les prévôtés, pourtant largement sur-sollicitées par ailleurs, se voient alors investies d’une mission accablante. Responsables de l’écoulement du trafic, elles doivent imposer le respect de règles de circulation très strictes. Seules les ambulances et les voitures d’état-major sont autorisées à doubler, tous les autres véhicules devant circuler en convois. Par ailleurs, pour la première fois, la gendarmerie impose des limitations de vitesse : quatre km/h pour les tracteurs de l’artillerie, quinze pour les camions de ravitaillement, vingt-cinq pour les camionnettes. Les autorisations délivrées aux conducteurs d’automobile de tourisme, autant que l’état des phares de tous les véhicules, font l’objet de contrôles rigoureux. Outre qu’il est formellement interdit de stationner sur la voie, tout engin en panne susceptible de gêner la circulation est impitoyablement basculé sur le côté de la route, que bordent par endroits de véritables amoncellements.

Epuisées les munitionnaires

33579047Les archives de la Meuse révèlent un échange de correspondances entre un soldat et sa femme dans son village de Bazincourt-sur-Saulx. L’épouse, en date du 27 février 1916, décrit son travail : « Mon rôle de munitionnette ne me convient pas beaucoup, c’est épuisant de rester debout toute la journée (10 à 13 heures), surtout que parfois je travaille la nuit mais au moins, il me permet de subvenir à mes besoins en attendant ton retour. C’est effrayant à l’usine, la peau de certaines de mes camarades devient jaune à cause de l’acide ! » Son mari lui répond le 1er avril 1916 ; il lui retrace les conditions inhumaines dans lesquelles il survit dans les tranchées et termine sa lettre ainsi : « J’ai bien reçu ton colis, je te remercie du fond du cœur. J’espère que ce n’est pas trop dur pour toi ce métier de munitionnette. Un de mes camarades m’a dit que les femmes dans les usines se font coupées les cheveux. As-tu déjà les cheveux courts ? Je n’espère pas. […] »

http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2013/12/munitionnettes-ouvrières-dans-les-industries-de-guerre.html

L’Au Revoir est torpillé par le sous marin allemand U.B.18

aurevoir1

Paquebot avec roues à aubes du nom de CALAIS
il finira sa carrière pour le compte de la marine comme dragueur de mines baptisé Au Revoir

http://www.grieme.org/pages/aurevoir.html

 

 

 

 

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