574/Journal du 28 février 1916: lutte pour le village de Douaumont

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement de 16 à 17 heures, du côté des boulevards de Saint-Marceaux et Carteret

Journal du lundi 28 février 1916 à travers le Rémois

Dans la région au nord de Verdun, nous avons continué à renforcer nos positions. Plusieurs attaques allemandes contre la ferme Haudromont (est de Poivre) et contre le bois d’Haudromont (est de Douaumont) ont échoué. Une autre attaque entre la hauteur de Douaumont et le plateau au nord de Vaux a également été repoussée. Les alentours de la position de Douaumont sont couverts de cadavres ennemis. Nos troupes enserrent des fractions allemandes qui ont pu y prendre pied et s’y maintiennent difficilement.
La cote du Talon rendue intenable par le bombardement des deux artilleries, n’appartient à personne. En Woëvre, prise de contact de l’ennemi avec nos avant-postes, vers Blanzée et Moranville.
Entre Soissons et Reims, nous opérons des tirs de destruction.
Dans les Vosges, nous brisons un assaut au sud-est de Celles (vallée de la Plaine); nous dispersons un rassemblement allemand près de Senones. Duel d’artillerie à l’Hartmannswillerkopf; nous bombardons les dépôts de ravitaillement de Stosswhir (vallée de la Fecht).
Canonnade sur le front italien. Essad pacha est arrivé à Rome.
De nouvelles séances tumultueuses ont eu lieu à la Chambre de Prusse.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier16.html

28février – Lutte pour le village de Douaumont

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Durant la nuit, sur ordre du général Pétain, le 174e R.I. monte en ligne au bois Feuilla.
Il part ensuite à l’attaque et parvient à s’emparer de la ferme de Souppleville et de la station d’Eix-Abaucourt. Il parvient finalement aux tranchées du mamelon 254 où il s’installe.
Sur le reste du front, le bombardement allemand est assez violent toute la nuit et toute la matinée.
Les blessés sont nombreux. Ils affluent vers les petits postes de secours des bataillons, creusés à même la terre, qui ont été aménagés un peu en arrières des premières lignes.
Les blessés les plus légers arrivent à pieds, pour les autres, ils sont transportés sur un brancard ou roulés dans une toile de tente enfilée sur un bâton.

http://artois1418.skyrock.com/3202946819-BATAILLE-DE-VERDUN-1916-JOURNEE-DU-28-FEVRIER-1916.html

A Valenciennes pas d’accord pour prélever l’impôt sur les chiens

Les élus de Valenciennes ne sont pas d’accord avec les Allemands bien décidés à taxer les propriétaires de chiens. Le texte

« Comme complément à l’ordre du Général en Chef de l’Armée  il est ordonné ce qui suit :

« Tous les Propriétaires de chiens ou personnes qui ont des chiens de garde, doivent pour le 8 mars 1916, déclarer tous leurs chiens en indiquant l’âge, le sexe, la race ainsi que l’usage.
« Doivent être déclarés tous les chiens qui, au 1er mars 1916, avaient 10 semaines ou qui atteindront cet âge dans le courant du mois prochain.
« Les classifications des chiens dans les deux catégories d’impôt seront faites par la Commandanture après présentation des chiens. Le paiement de la taxe sera effectué en bon argent à la Commune qui remettra les fonds à la Commandanture.
« Les jours de revue des chiens seront publiés, ainsi que l’époque à partir de laquelle on devra payer les impôts.
« Les chiens devront être amenés à la revue isolément par une personne sure (propriétaire ou représentant); tenus par une laisse munis d’une muselière. On prendra des précautions spéciales pour les chiens qui mordent.
« Les contraventions seront punies conformément aux prescriptions générales de l’ordre ci-dessus mentionné.

http://civils19141918.canalblog.com/archives/2012/02/27/23629881.html

Ecrivain mort à la guerre

LUCIEN ROLMER – 1880 – Tué le 28 février 1916 à Douaumont ( Verdun).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Rolmer

http://data.bnf.fr/12729455/lucien_rolmer/

Aviation: création  de la Section technique de l’aéronautique

Le 28 février 1916, la XIIe Direction, avec l’accord du général Gallieni, crée, au sein du SFA, la Section technique de l’aéronautique (STAé) confiée au commandant Émile Dorand. C’est un établissement spécial mis à la disposition du ministère de la Guerre, dont le but est de diriger, coordonner et centraliser les études nouvelles concernant l’aéronautique militaire. C’est aussi un organe de liaison entre le ministre, le Service de l’aviation aux armées et les constructeurs.

Dès qu’il a du temps libre, Marcel Dassault entreprend d’améliorer l’hélice du Caudron G3 dont il a constaté le médiocre rendement. En cela, il est dans la droite ligne de la pensée du commandant Dorand qui affirme que, alors qu’il est nécessaire de faire évoluer les définitions techniques des appareils à mettre en service, « les constructeurs engagés les uns et les autres dans des séries importantes et manquant de personnel d’étude, semblent se désintéresser de la question »

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2003-1-page-45.htm

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