576/journal du 1 mars 1916: dialogue entre Pétain et De Gaulle

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Cinq obus sifflent vers 21 heures, au-dessus de la ville, pour aller tomber du côté du canal, la rue des Moulins et le quartier Sainte-Anne

Journal du mercredi 1mars à travers Le Miroir

Entre Soissons et Reims, nous bombardons les points importants de l’arrière-front ennemi. En Champagne, nous bouleversons des organisations allemandes.
 Dans la région de Verdun, la canonnade sur le front nord, se fait moins intense. Aucune action d’infanterie. Les Allemands se retranchent sur les pentes Nord de la côte du Poivre dont la première crête est occupée par nos éléments avancés. Nous avons exécuté un tir sur Samogneux, où un bataillon ennemi s’était rassemblé.
En Woëvre, les Allemands, après une violente préparation d’artillerie, ont pris Manheulles, mais nous avons fait une contre-attaque, pour nous installer à la lisière ouest de cette localité. Sur d’autres points, nos tirs d’artillerie ont empêché de se produire des offensives déjà esquissées. Canonnade dans les Vosges près de Senones et du Ban-de-Sapt. Près de Seppois, nous reprenons des éléments de tranchées. Sur le front belge, deux drachen ont rompu leurs amarres et sont tombés l’un devant la Panne, l’autre près de Coudekerque. Les aéronautes ont été capturés.
Les journaux hollandais disent que les pertes allemandes devant Verdun sont énormes.
Le croiseur-auxiliaire Provence II a coulé en Méditerranée. 870 personnes sur 1700 ont été sauvées.
L’Allemagne et l’Autriche ont notifié officiellement à l’Amérique que la nouvelle guerre sous-marine s’ouvrait irrévocablement.

Journée calme à Verdun

1er mars

Journée calme selon les communiqués officiels. Cela veut dire qu’il n’y a pas eu de grandes attaques, mais simplement des altercations locales. Pas de bombardement général mais des pilonnages locaux et alternés.
Tout au long de la  » Bataille de Verdun « , aucune journée ne put être qualifiée de  » journée calme « . Les meilleures d’entres elles peuvent être comparées aux plus mauvaises des autres secteurs.

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/histo-verdun-detaille2.htm

Carnets de guerre à Roucy (02)

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Dialogue entre Pétain et De Gaulle

degaulle001Verdun, 1er mars 1916, la célèbre bataille n’est encore qu’un vaste champ de ruine. Dans son bureau, le général Pétain, en charge du secteur, accueille un jeune capitaine prometteur : Charles De Gaulle. Le vieux général espère beaucoup de son poulain, qu’il envoie dans un « sale coin ».

Officier brillant, De Gaulle fait preuve d’autorité et de sang froid. Malheureusement, il ne peut contenir la poussée allemande. Cherchant à se replier (malgré ce qu’en ont dit ses supérieurs), il est blessé et fait prisonnier. Il écrit à sa mère « Je me sens honteux, inutile. Malgré mon désespoir, je puis vous garantir que je continuerai mon devoir d’officier et de français ». Et le devoir d’un prisonnier est de s’évader !

http://www.labandedu9.fr/article-charles-de-gaulle-1916-1921-le-prisonnier-par-labandedu9-383.html

LA PHOTO ALLEMANDE DU JOUR

1 mars 1916
PHOTO FOURNIE PAR JEAN-HUGUES CRÉTIN, DE REIMS

 

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