578/journal du 3 mars 1916: Gabrielle Petit est condamnée à mort

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Des obus sont tombés  hier, rue Clovis, rue du Jard 75, chez M.Humbert, directeur de la voirie, etc. Il y aurait eu un tué rue de Vesle, à proximité de la porte de Paris.

Ce soir, à 19h 3/4, plusieurs projectiles éclatent autour de l’hôtel de ville, rue des Ecrevées, rue Thiers, rue du Marc, impasse du Carouge et rue du Tambour. M.Lorquinet, commis des PTT, qui sortait de dîner au restaurant Triquenot, à l’entrée de la rue Pluche, est tué par des éclats. Il y a des blessés.

Journal du vendredi 3 mars 1916 à travers le Miroir

Tirs de destruction par notre artillerie à l’est de Steenstraete. Nous détruisons un ouvrage ennemi près de Beuvraignes, entre Somme et Oise. Nous abattons un avion à Suippes. Nous concentrons nos feux en Argonne au nord de la Harazée et sur le bois de Cheppy.
Au nord de Verdun et en Woëvre, l’activité de l’ennemi s’est de nouveau accrue, spécialement sur le Mort-Homme, la côte du Poivre et la région de Douaumont. Ici, les Allemands ont procédé à des attaques d’infanterie d’une extrême violence que nos feux ont brisées en infligeant à l’ennemi de grosses pertes.
Au nord-est de Saint-Mihiel, nous avons bombardé la gare de Vigneulles. Nos avions ont jeté 44 obus sur Chambley, sur la gare de Bensdorf et 9 autres sur les établissements ennemis d’Avricourt.
Le président Wilson a demandé au congrès américain de se prononcer sur la politique à suivre vis-à-vis de l’Allemagne.
Les colonels suisses Egli et de Wattenwyl ont été mis en disponibilité.

Verdun par Anatole Cortex

3 mars 1916 : « Ce soir nous allons être relevés par l’autre brigade, nous étions un peu en arrière, quoique en alerte et toujours prêt à repartir au premier signal, mais on pourra se reposer un peu, ce qui ne sera pas de trop après douze jours un peu durs et surtout se nettoyer. Voilà déjà longtemps qu’on n’a pas pu se débarbouiller ni se brosser. Aussi-nous ne sommes pas engageants, comme tu peux penser et dans cet état, je crois, que nous ne ferions guère de conquêtes. Le bombardement continue, mais moins violent. […] Nous sommes toujours bien marmités et toujours avec des 210 et 305. Le jour impossible de sortir et nous sommes obligés de rester enterrés dans nos abris comme des prisonniers. La nuit on peut circuler tout en risquant de se voir octroyer quelque éclat d’obus, mais on y est habitué. […] Tout le monde est fatigué mais on sait que c’est nécessaire et toutes les privations sont reçues sans sourciller. Depuis le 2l nous avons passé des journées bien dures et qui compteront, mais on est tout de même fiers d’avoir vécu des heures pareilles et d’avoir contribué un peu à arrêter nos adversaires. Vont-ils continuer ? Je ne pense pas car ils doivent déjà avoir perdu trop de monde. Je pense que de notre côté on tâchera de reprendre le terrain perdu qui leur revient bien cher et pour un piètre résultat. J’ai reçu ta lettre du 27… c’est votre pensée mes aimés, qui m’a aidé encore mieux à agir et à faire tout mon devoir… »

 

http://www.ac-toulouse.fr/cid82088/dossier-bataille-verdun-fevrier-decembre-1916.html

Tentative française pour reprendre le village de Douaumont
A minuit, le général Balfourier apprend la nouvelle de la perte du village de Douaumont. Il met aussitôt sur pied une contre-attaque visant à le reconquérir. 2 bataillons du 174e et 1 bataillon du 170e R.I. sont chargés de cette mission qui doit avoir lieu à 17 h 45.

A l’heure H, les 3 bataillons s’élancent et parviennent à reconquérir quelques positions dans le village. Les hommes creusent le sol pour consolider leur ligne.

A 20 h et à minuit, le 33e R.I. est attaqué entre le ravin du Calvaire et le village de Douaumont mais il parvient à repousser l’ennemi.

La nuit se passe sous un bombardement allemand très violent dans tout le secteur de Douaumont.

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/histo-verdun-detaille2.htm

 Un arrête pour le recrutement et les salaires des gérantes de cabines téléphoniques

La hausse des prix entre 1914 et 1916

Les civils ne sont pas épargnés par la guerre. Ils doivent faire face au manque de produits alimentaires, au rationnement et à la hausse des prix. Ils travaillent pour les armées, afin de produire toujours plus d’obus, de balles ou de grenades. À l’école, les enfants sont en contact direct avec le front et dévouent leurs activités aux soldats. Les familles espèrent de bonnes nouvelles à chaque réception d’une lettre ou en lisant la presse.

Louis Barthas perd ses galons pour avoir refusé d’exposer inutilement la vie de ses hommes

Le 3 mars 1916, Louis Barthas, toujours en Artois, perd ses galons de caporal pour avoir refusé d’exposer inutilement la vie de ses hommes en les envoyant nettoyer une tranchée en plein jour.
En acceptant un grade si infime fût-il on détenait une parcelle d’autorité, de cette odieuse discipline et on était en quelque sorte complice de tous les méfaits du militarisme exécré. Simple soldat, je recouvrais mon indépendance, ma liberté de critiquer, de haïr, de maudire, de condamner ce militarisme, cause de cette ignoble tuerie mondiale.

http://audealaculture.fr/sites/default/files/Archives/expo_louis_barthas_3nov.pdf

Gabrielle Petit est condamnée à mort le 3 mars 1916

Gabrielle Petit, née le 20 février 1893 à Tournai et morte, fusillée, le 1er avril 1916 à Schaerbeek, est une infirmière et résistante belge qui a fait de l’espionnage pour le compte des Alliés au cours de la Première Guerre mondiale.

Gabrielle Petit fait ses études au couvent des Sœurs de l’Enfant-Jésus (actuellement Institut médico-pédagogique Sainte-Gertrude) de Brugelette. Elle a 21 ans lors de l’invasion soudaine de la Belgique par les troupes allemandes en 1914. Elle doit surseoir à son mariage. Tandis que Maurice Gobert, son fiancé, rejoint son régiment, Gabrielle s’engage comme infirmière. Blessé lors des premiers combats, le jeune homme est fait prisonnier, mais s’évade presque aussitôt. Il se cache dans le pays désormais occupé. Convalescent, il veut rejoindre l’armée belge retranchée derrière l’Yser. Cependant, il faut passer par les Pays-Bas, restés hors du conflit, l’Angleterre et, enfin, le nord de la France. Gabrielle l’accompagne et le soutient.

En terre alliée, après une courte formation en espionnage, on lui propose une mission, qu’elle accepte. De retour à Bruxelles dès la fin juillet 1915, elle recueille et transmet aux états-majors alliés les positions et les mouvements des troupes ennemies dans le secteur de Maubeuge et de Lille.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gabrielle_Petit_(résistante)

 

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