584/journal de la grande guerre: 9 mars 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du jeudi 9 mars à travers le Miroir

Au nord de l’Aisne, nous avons opéré des tirs de destruction sur les ouvrages ennemis du plateau de Craonne et des environs de Pasly (nord de Soissons).

En Argonne, nous avons exécuté des concentrations de feux sur les organisations allemandes de la Haute-Chevauchée et du bois de Cheppy.

A l’ouest de la Meuse, l’ennemi a tenté de nouveau de progresser à la faveur d’un intense bombardement. Nous avons repoussé une attaque à gros effectifs sur nos positions de Béthincourt. Une contre-attaque nous a permis de reprendre la plus grande partie du bois des Corbeaux. A la droite de la Meuse, nous avons brisé des assauts ennemis à l’est du fort de Douaumont. Toutefois, nous avons reperdu la redoute d’Hardaumont, que nous avions réoccupée. Lutte d’artillerie très vive en Woëvre. Nos batteries des Côtes de Meuse sont très actives.

En Haute-Alsace (est de Seppois), nous reprenons quelques éléments de tranchées perdus à Fresnes. 16 de nos avions ont lancé 124 obus sur la gare de Metz-Sablons où se trouvaient plusieurs trains. Les projectiles ont porté.

La Chambre des représentants de Washington a confirmé, à une majorité de 1oo voix, le vote favorable au président Wilson et hostile à l’Allemagne qu’avait rendu déjà le Sénat. Il est avéré que l’ambassadeur Bernstorff avait essayé de séduire des hommes politiques de l’Union.

Le président du Conseil italien, M. Salandra, a obtenu un vote de confiance à la Chambre, à une immense majorité.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars16.html

Le 409 ème Ri à Vaux

28143267A 5 heures on constate une infiltration de 2 ou 3 compagnies allemandes dans le chemin creux, croupe du fort de Vaux, compagnies appuyées par une mitrailleuse. Bientôt c’est une nouvelle attaque : c’est le fort de Vaux, masse imposante, qui, cette fois, est l’enjeu. D’où nous sommes nous suivons parfaitement les opérations. Les Boches qui, la veille, ont pris pied sur les pentes nord-est du fort, se sont organisés pendant la nuit et montent à l’assaut en colonnes épaisses et profondes. Nous les voyons grimper en ordre et lentement ; ils n ‘oublient pas leurs outils portatifs pour se terrer en cas d’arrêt ; vont-ils, sans pertes, s’emparer du fort ? Mais une vive fusillade en abat un grand nombre et aussitôt notre 75 vient détruire et mettre en fuite ce qui reste de ces nombreuses colonnes.
Les Allemands redescendent la pente pour se reformer dans les carrières. 3 fois de suite, ils remontent à l’assaut, 3 fois ils sont repoussés. Ils renoncent, semble-t-il, à leur projet et s’installent sur place, tandis que nous accentuons notre pression pour les déloger, avec l’aide d’une Cie du 38è RI qui occupe la croupe du fort de Vaux.
Les Allemands qui se sentent pris au nord par nos barrages et au sud par les troupes dans le village, se sauvent par le ravin.
Une tranchée creusée en travers de la voie ferrée va permettre une soudure avec les maisons de Vaux.
A 9h30, le bombardement de notre ligne reprend avec intensité, nous recevons surtout du 150 avec une quantité d’obus lacrymogènes et asphyxiants. Après cet arrosage, l’ennemi déclenche une attaque ayant la voie ferrée comme axe ; mais il n’arrive pas à pénétrer dans nos lignes ; quelques ruines de maisons près de l’église, restent entre ses mains.

http://409ri.canalblog.com/archives/2009/03/02/12769478.html

Parution de la baïonnette

$_57

Le Portugal entre dans la grande guerre

Bien qu’étant un allié traditionnel du Royaume-Uni depuis plus de cinq siècles, le Portugal n’entre guerre au côté des alliés que le 9 mars 1916. L’assurance d’une guerre courte et d’une victoire rapide sur l’Allemagne avait convaincu le gouvernement britannique de négocier la neutralité de la nouvelle république lusitanienne. Il est vrai que les préjugés sur l’efficacité des troupes portugaises et sur la stabilité du nouveau régime de Lisbonne avaient la peau tenace en 1914.

http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/avant_la_bataille/portugal_grande_guerre.html

Lire aussi http://buclermont.hypotheses.org/81

L’artillerie chimique allemande

Au début de l’année 1916, le bilan de l’introduction des munitions chimiques sur l’année 1915 paraissait médiocre. A fin de l’année 1915, la production fut réduite (24 000 obus par mois fin 1915) et l’apparition de nouveaux appareils protecteurs performants (en France, les masques TN puis M2) semblait encore diminuer leur intérêt.

Un renversement se produisit en mars 1916, lors de l’offensive sur Verdun et suite à l’introduction des obus français emplis de phosgène et de leur efficacité jugée comme « surprenante » par les allemands. Cela incita l’Artillerie allemande à demander de grande quantité d’obus chimiques ; le général allemand Von Demmling, dans un rapport à sa hiérarchie, exprimait ainsi ses regrets : «pour répondre aux dangereux projectiles français, j’ai seulement des obus remplis d’eau de Cologne

http://www.guerredesgaz.fr/Agression/artillerie/allemande/1916/Munitionschimiquesallemandes1916.htm

Torpillage d Sillius ( l’ex Colbert) au Havre

silius_olgaAu retour d’un voyage de New York au Havre, avec une cargaison d’orge, il se met à l’ancre à l’entrée du port du Havre. Soudain, il est torpillé sans sommation par le sous-marin allemand UB-18 (commandé par le lieutenant Otto Steinbrinck). La torpille le frappe dans son milieu et il coule rapidement.

Le naufrage fait trois victimes, le capitaine : B. A. Syvertsen, les matelots Borgvald Reinholt et Kristian Larsen, parmi l’équipage les 17 membres de l’équipage norvégien et sept novices américain sont blessés. Le reste de l’équipage est secouru par un torpilleur français.

http://www.archeosousmarine.net/silius.html

Apollinaire obtient la nationalité française

Le 9 mars 1916 Apollinaire obtient enfin la nationalité française. Mais huit jours plus tard, un obus éclate près de lui et le blesse gravement à la tempe alors qu’il lisait dans sa tranchée ; il est évacué vers Paris en urgence et est trépané le 10 mai suivant.

http://maze.fr/litterature/09/2014/apollinaire-le-poete-au-coeur-brise/

LA PHOTO ALLEMANDE DU JOUR

img837
PHOTO APPARTENANT À JEAN-HUGUES CRÉTIN, DE REIMS

 

Publicités

Contact: alain.moyat@orange.fr

%d blogueurs aiment cette page :