589 Journal du 14 mars 1916: Apollinaire près de Berry-au-Bac

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

La société française des secours aux blessés militaires ayant fait célébrer,sa messe annuelle pour le repos de l’âme des soldats morts pour la France, dimanche dernier, 12 mars, à 11H1/4 en la chapelle Saint-Vincent de Paul, 15, rue Brûlée nous extrayons ce qui suit du compte-rendu qu’en donne aujourd’hui « le Courrier de la Champagne »

Le Saint Sacrifice a été offert par M.l’abbé Athanase, aumônier de la Croix-Rouge (…)S’ensuit une longue liste des personnes religieuses, militaires et civiles ayant participé à l’office.

Journal du mardi 14 mars à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne, notre artillerie a bouleversé en plusieurs points les organisations allemandes du plateau de Vauclerc. En Champagne, tirs de nos batteries lourdes sur les ouvrages allemands de Maisons-de-Champagne et de la région à l’ouest de Navarin.
En Argonne, nous opérons des tirs de destruction sur les abris, voies ferrées et organisations ennemis du secteur oriental. Au nord de Verdun, bombardement accru à, l’ouest de la Meuse, vers le Mort-Homme et les bois Bourrus. Nous prenons sous notre feu les rassemblements ennemis entre Forges et le bois des Corbeaux. Canonnade d’intensité moyenne sur la rive droite du fleuve et en Woëvre. Pas d’action d’infanterie. En Haute-Alsace (Seppois), les Allemands attaquent les tranchées récemment reprises par nous. Arrêtés par nos feux, ils se replient après avoir subi des pertes sensibles. Activité de nos aviateurs autour de Verdun. Six de nos avions lancent 130 obus sur la gare de Brieulles. Nous avons abattu trois appareils ennemis.
Activité d’artillerie sur le front belge et plus encore sur le front anglais. 40000 Russes ont débarqué à proximité de Trébizonde.

14 mars – Pression allemande sur le Mort-Homme
Rive droite
Au bois Chaufour, 2 compagnies allemandes se lancent à l’assaut des positions françaises. Tous les assaillants sont abattus avant de l’atteindre.
Sur les autres secteurs, le bombardement allemand continuel fait de nombreuses victimes.

 Apollinaire  près de Berry-au-Bac

Le 14 mars 1916, Guillaume de Kostrowitzky,, c’est à dire Apollinaire se trouve au bois des Buttes, près de Berry-au-Bac, dans l’Aisne. Sa compagnie, la 6e du 96e régiment d’infanterie, vient de monter en ligne. Quelques instants plus tôt, il en a averti Madeleine: «Casqué ne sais pas bien ce que l’on va faire. En tout cas je te lègue tout ce que je possède et que ceci soit considéré comme testament s’il y avait lieu.»

Le lendemain, nouvelle lettre. Le bois des Buttes n’est pas un secteur calme: «Pas de description possible. C’est inimaginable. Mais il fait beau. Je pense à toi.»

Même au plus près du danger, la guerre est souvent une attente, elle offre de ces «longs loisirs» qu’il faut meubler. Le 17 mars dans l’après-midi, pendant un bombardement, Apollinaire lit Le Mercure de France. Son exemplaire a été conservé; sur les pages 371 et 372, une large tache de sang, aujourd’hui brunie. Vers 16 heures, un éclat d’obus a transpercé le casque d’Apollinaire et pénétré dans la tempe droite.

Le casque a été conservé, lui aussi. On y voit, du côté droit, un trou parfaitement rond. «Le casque en l’occurrence, m’a sauvé la vie», écrit Apollinaire à Madeleine le lendemain; «il paraît que ce ne sera pas grave. J’écrirai quand je pourrai.» La carte, rédigée au crayon, est partie de l’ambulance 1/55, secteur 34, vers laquelle le poète a été évacué et où il a été opéré une première fois. Elle est presque illisible.

http://www.la-pleiade.fr/La-vie-de-la-Pleiade/Echos-de-la-vie-litteraire/1916

Le 14 mars 1916, Apollinaire note dans son carnet : « Arrivée dans les tranchées sans abri du bois des Buttes au nord de Pontavert. ». 16 mars: « Bombardement épouvantable tout le jour et partie de la nuit. 1 mort à la 4e section. » 18 mars: « Je lisais à découvert au centre de ma section, le lisais le Mercure de France, à 4 heures un 150 éclate à 20 mètres, un éclat perce le casque et troue le crâne. »

http://noel69aclermontferrand.blogspot.fr/2014/04/paques-au-chemin-des-dames.html

Destruction du clocher de Beine-Nauroy

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Les Allemands font sauter le clocher de BEINE et photographient leur œuvre

https://www.google.fr/search?q=1916+clocher+de+beine+nauroy&biw=1280&bih=651&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiQha_2ypzLAhUDthoKHSVBAZAQ_AUICCgD

Maurice Ravel s’engage dans l’armée

ravel_02En 1913, année de la composition des Trois poèmes de Stéphane Mallarmé, il habitait avec son frère et sa mère avenue Carnot, près de l’étoile. Trop menu et de nature fragile, il avait été exempté de service militaire, mais il songea cependant à rejoindre l’armée dès la mobilisation, malgré les objurgations de sa famille et de ses amis. Il multiplia les démarches pour entrer dans l’aviation, sans succès. En désespoir de cause, le 14 mars 1916, il s’engagea comme conducteur au service des convois automobiles du train. On l’envoya du coté de Verdun, où il prit part à la grande offensive. 

http://www.forumopera.com/v1/opera-n15b/ravel/biographie.htm

 

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