592/journal du 17 mars 1916: Apollinaire blessé à la tête près de Pontavert (02)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement violent commencé à 13h1/2.

A mon retour du bureau, passé  18 heures, il n’a pas encore cessé. Les obus tombaient d’abord sur le Fort-sec et ensuite sur le quartier Cernay et le boulevard Saint-Marceaux, probablement vers les batteries installées dans ces directions.

Depuis quelque temps, le charbon devient rare; nous paraissons menacés qu’il fasse bientôt défaut.

Journal de la grande guerre du 17 mars à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne activité de l’artillerie dans la région du bois des Buttes, au sud de la Ville-aux-Bois.

En Argonne nous exécutons des concentrations de feux sur les organisations allemandes au nord-ouest de Varennes et sur les batteries en action aux environs de Montfaucon.

A l’ouest de la Meuse, les Allemands, après avoir bombardé violemment notre front Béthincourt-Cumières, ont lancé une attaque contre nos positions du Mort-Homme. Ils n’ont pu prendre pied en aucun point et ont dû se replier vers le bois des Corbeaux où nos tirs de concentration leur ont fait subir des pertes importantes. Sur la rive droite de la Meuse, grande activité d’artillerie autour de Douaumont et de Vaux. Aucune attaque d’infanterie. Nous avons pris, toutefois, sous notre feu des troupes en mouvement.

En Woëvre, bombardement assez intense dans les secteurs du pied des Côtes. Le général Roques remplace le général Galieni au ministère de la Guerre.

Les Italiens, en dépit de violentes attaques autrichiennes, maintiennent les positions conquises dans le Carso.

L’amiral Tirpitz, ministre de la Marine allemande, a démissionné. Son successeur est von Capelle.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars16.html

Apollinaire blessé à la tête par un éclat d’obus près de La ville-aux-Bois « aux bois des buttes »

UnknownGuillaume Apollinaire  est blessé à la tempe droite, d’un éclat d’obus, au bois des Buttes, près de La Ville-aux-Bois, dans l’Aisne (le 14 mars, deux bataillons du 96ème R.I. avaient été envoyés pour constituer une réserve en arrière de ce bois qui venait d’être pris par les Allemands). La guerre de Guillaume Apollinaire est terminée.

http://www.chemindesdames.fr/photos_ftp/contenus/Lettre9.pdf

http://www.picardie1418.com/fr/transversales/guillaume-apollinaire-a-combattu-en-1916-en-picardie.php

Lire aussi: sur le site de l’Express:

PHOec47c6d6-47f6-11e4-ade9-f4f52c68e3be-300x300Au printemps 1915, Apollinaire  part pour le front. Il est agent de liaison, il porte des messages aux différentes unités, à pied et à cheval. Sa nouvelle vie, mélange d’ennui et de spectacles terrifiants – pluies d’obus, terrains jonchés de morts – le fascine. Sous sa plume, on ne compte pas les mots « fantastique », « merveilleux », « amusant ». Dans les premiers temps, il se sent dans la peau d’un Mohican de Fenimore Cooper, ou dans un opéra baroque. Mais, pour l’admirateur d’Alfred Jarry, la guerre, c’est aussi « Obus-Roi ». Il en sera la victime. Le 17 mars 1916, en contrebas du chemin des Dames, alors que, versé dans l’infanterie, il lit Le Mercure de France, un éclat traverse son casque et l’atteint à la tempe droite. Soigné, il est évacué à Paris, puis trépané.

Apollinaire porte ostensiblement l’uniforme et un bandage autour du crâne. Cette image, dessins, photographies, domine les mémoires. La blessure justifie sa présence à l’arrière. Il a la nostalgie du front et la haine des « embusqués ». Ses discours ont des accents xénophobes. Pour les jeunes poètes, il est un modèle : comme artiste, pas comme soldat. Breton, Soupault, Reverdy, Tzara rendent visitent ou correspondent avec l’auteur du Poète assassiné, autobiographie lyrique sur « le plus grand des poètes vivants », Croniamantal. Dans sa tête – dans tous les sens du terme – Apollinaire est toujours sur le front. Blessé au combat, décoré de la croix de guerre, son engagement reste total. Il poursuit le combat au bureau de la censure – où il prend soin de ménager les artistes, puis au ministère des Colonies. Toujours, le poète pointe sous l’uniforme. Il renouvelle son art, allie le poème, le dessin et la couleur. Il est hyperactif. Il travaille à un roman, à un scénario de film, au livret d’un opéra-bouffe, à un drame surréaliste : Les Mamelles de Tirésias, plaidoyer en faveur de la natalité dans un pays saigné par la guerre

http://www.lexpress.fr/culture/livre/apollinaire-une-biographie-de-guerre_826279.html

Pablo Picasso peint Apollinaire blessé

068picaProximité plus grande encore : le dessin est dédicacé « A mon ami Guillaume Apollinaire ». L’amitié du peintre et du poète est alors vieille d’une dizaine d’années, d’autant plus forte qu’Apollinaire n’a cessé, dans ses articles et dans ses Méditations esthétiques de dire son admiration pour Picasso, d’analyser son oeuvre et d’affirmer qu’elle est décisive au-delà du cubisme même. Le poète, blessé près de Reims, est soigné à Paris et le portrait rend hommage à son courage : c’est celui d’un soldat en uniforme, décoré de la Croix de Guerre, botté, plein d’autorité. Il répond, à deux ans d’intervalle, à l’effigie d’Apollinaire sabre au clair, qui demeurait dans un registre moins sérieux. Entre-temps sont intervenus les premiers carnages, la blessure de Braque et celle de Cendrars.

http://www.memorial-caen.fr/10EVENT/EXPO1418/fr/texte/068text.html

Une stèle à la mémoire d’Apollinaire

images

Au bord de la D89, entre La Ville-aux-Bois et Pontavert, cette stèle a été érigée par Yves Gibeau, en 1990, à quelques mètres de l’endroit où le célèbre poète fut blessé par un éclat d’obus, reçu à la tempe, entraînant une trépanation.

On peut y lire : « En ce lieudit le bois des buttes, le 17 mars 1916, fut blessé Guillaume Apollinaire 1880-1918 ».
Guillaume Apollinaire décéda le 9 novembre 1918 des suites de la grippe espagnole.

Lire aussi: http://alaindelaon.blogspot.fr/p/yves-gibeau.html

Début de l’offensive russe du Lac Naroch

L’empire russe et l’empire allemand s’affrontent lors de l’offensive du lac Naroch (aujourd’hui situé en Biélorussie) dans le cadre de la Première Guerre mondiale. Cette intervention vise à soulager les forces françaises qui combattent depuis le mois de février à Verdun. Malgré une large supériorité numérique, les assaillants ne gagnèrent qu’une poignée de kilomètres qui furent immédiatement repris par les Allemands lors de ses contre-attaques. Les combats prirent fin dès le mois suivant.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/17/3/1/a/59502/debut_de_l_offensive_russe_du_lac_naroch.shtml

Verdun le 17 mars 1916

4h du matin,Verdun:

C’est la première fois depuis bien longtemps que nous pouvons dormir, au moins nous ne mourrons pas cette nuit. Nous dormons, adossés contre le parapet. Les tranchées sont boueuses et grouillent de vermine. L’humidité et le froid nous gèlent les os.

Une estafette passe mais ne réveille personne. Les hommes qui ne dorment pas restent prostrés, engourdis par la fatigue et le froid.

http://www.clg-grevy-msv.ac-besancon.fr/wp-content/uploads/sites/38/2013/12/Marius.pdf

Attaque de zeppelins en Salonique

Le 17 mars 1916, le LZ85 décolle pour un second raid sur Salonique. En raison des conditions météorologiques, il est contraint à voler à basse altitude ce qui le met à portée des batteries anti-aériennes. Touché, l’appareil rebrousse chemin sans pouvoir atteindre son objectif. A nouveau, Gaston NITZER note dans son journal:

« 2h Un zeppelin profitant d’une nuit sombre tente de survoler Salonique. Accueilli à coups de canon, il est contraint de s’enfuir sans avoir pu atteindre la ville. En se sauvant il lance quelques bombes qui tombent en pleins champs, n’ont causé aucun dégât. »

Plusieurs autres tentatives échouerons en raison des mauvaises conditions climatiques.

http://84eri.canalblog.com/archives/2007/11/23/6989822.html

 

 

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