593/journal de la grande guerre: 18 mars 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du samedi 18 mars 1916 à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne, nous avons repoussé une attaque ennemie dirigée sur un de nos petits postes au sud-est du bois des Buttes. Notre artillerie opère efficacement dans la région de la Ville-aux-Bois et du plateau de Craonne.

En Argonne, nous battons les voies de communication de l’ennemi en arrière du front.

A l’est de la Meuse, série d’actions offensives très violentes durant la nuit, contre nos positions du village et du fort de Vaux. Les Allemands lancent, sans aucun succès, cinq attaques à gros effectifs. Elles sont toutes brisées, et leur coûtent des sacrifices sensibles. Notre artillerie a détruit un important dépot de munitions à Champneuville.

Canonnade réciproque en Woëvre.

A l’ouest de Pont-à-Mousson, un coup de main exécuté sur un saillant de la ligne adverse au bois de Mortmare, nous a permis de ramener des prisonniers.

On annonce la mort du lieutenant-colonel Driant au bois des Caures.

Le ministre des Finances d’Allemagne a fait un exposé, optimiste comme d’habitude, devant le Reichstag. M. Liebknecht a provoqué un grand tumulte par ses déclarations à la Chambre de Prusse.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars16.html

Bataille aérienne pour Maurice Happe

Ils doivent livrer dans le ciel ennemi de véritables batailles aériennes, en particulier le 18 mars 1916 à Habsheim et le 12 octobre 1916 au-dessus d’Oberndorf. La ténacité et le courage des pilotes (Happe réussit durant cette période à abattre un Fokker avec son vieux Farman) ne peuvent toutefois compenser la médiocrité du matériel. Dans un rapport virulent adressé à la direction de l’aéronautique du GQG, Happe demande que ce type d’appareil ancien ne soit plus utilisé que pour le bombardement de nuit et préconise son remplacement par des Sopwith à moteur Clerget.

http://www.hydroretro.net/etudegh/maurice_happe.pdf

Verdun vue par l’artiste François Flameng

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http://www.dessins1418.fr/wordpress/verdun/#prettyPhoto/11/

Nombreux articles sur la mort de l’Axones Driant à Verdun

ob_7ec8fa_driant01-copieLa triste nouvelle que le Journal était, l’autre jour, le premier à annoncer, reçoit aujourd’hui son entière confirmation.

Le lieutenant-colonel Driant a été tué par une grenade, dans le bois des Caures. Il repose près de Beaumont. Un officier supérieur allemand aurait visité sa tombe. Les journaux allemands l’annoncent.

D’autre part, la Gazette des Ardennes dit que les déclarations des prisonniers français ont permis de connaître les circonstances de sa mort. Les groupes de chasseurs qu’il commandait étaient arrivés par bonds successifs jusqu’à la crête du bois de Ville, lorsque le lieutenant-colonel s’affaissa, en s’écriant : « Oh ! là, là ! mon Dieu ! »

Ce cri a été distinctement entendu par le sergent C… et le médecin B… Ce dernier vit que son chef venait d’être frappé à la tempe par une balle de mitrailleuse et que le sang lui sortait par la bouche. C… constata qu’il avait le hoquet et vomissait le sang à flots. Il était resté étendu à la place même où il était tombé, sur la hauteur.

Peu après, le sergent C… l’appela : « Mon colonel ! », mais il ne reçut aucune réponse ; le lieutenant-colonel Driant était mort.

http://amicaledesnidsapoussiere.over-blog.com/2014/04/capitaine-danrit-tombe-au-champ-d-honneur-1916.html

Ma chère Maria…

1803R18 mars 1916 : Ma chère Maria, comme je te l’avais promis hier, je t’envoie la cathédrale. C’est un joli monument, c’est dommage que les obus l’ont un peu déterrioré. Hier soir j’ai reçu une lettre de mon frère, il se porte bien son secteur est calme. le temps est divinement beau, je crois que l’hiver va être passé.

http://jmbissieres.free.fr/henri/1916.html

Lettre du soldat Charles Guinant: « Je t’écris pour te dire que je ne reviendrai pas de la guerre »

Verdun,
Le 18 mars 1916,
Ma chérie,
Je t’écris pour te dire que je ne reviendrai pas de la guerre.
S’il te plaît, ne pleure pas, sois forte.
Le dernier assaut m’a coûté mon pied gauche et ma blessure s’est infectée.
Les médecins disent qu’il ne me reste que quelques jours à vivre. Quand cette lettre te parviendra, je serai peut-être déjà mort.

Il y a trois jours, nos généraux nous ont ordonné d’attaquer.
Ce fut une boucherie absolument inutile.
Au début, nous étions vingt mille. Après avoir passé les barbelés, nous n’étions plus que quinze mille environ.
C’est à ce moment-là que je fus touché.
Un obus tomba pas très loin de moi et un morceau m’arracha le pied gauche….

Plus tard, j’appris que parmi les vingt mille soldats qui étaient partis à l’assaut, seuls cinq mille avaient pu survivre…

Dans ta dernière lettre, tu m’as dit que tu étais enceinte depuis ma permission d’il y a deux mois.
Quand notre enfant naîtra, tu lui diras que son père est mort en héros pour la France…

Je t’aime, j’espère qu’on se reverra dans un autre monde,
Je te remercie pour tous les merveilleux moments que tu m’as fait passés.
je t’aimerai toujours.
Adieu
Soldat Charles Guinant

http://www.ghisonaccia.fr/Ceremonie-du-11-novembre_a217.html

 

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