596/Journal de la grande guerre: 21 mars 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

La même chose qu’hier !

Journal du lundi 20 mars à travers Le Miroir

Au nord de Reims, notre artillerie a exécuté des tirs de destruction sur les tranchées ennemies de la Neuville et de la ferme du Godat. Activité de nos batteries dans la règion de la Ville-aux-Bois.

A l’est de la Meuse, après un violent bombardement, l’ennemi a dirigé hier, en fin d’après-midi, une attaque assez vive contre notre front Vaux-Damloup. Refoulés par nos tirs de barrage, les Allemands ont complètement échoué.

Au nord-est de Saint-Mihiel, notre artillerie lourde a canonné les dépôts de ravitaillement ennemis de Varvinay. Cinq de nos avions ont bombardé la gare de Metz-Sablons, les dépôts de Château-Salins et l’aérodrome de Dieuze. Vingt-trois autres de nos avions ont opéré sur le champ d’aviation d’Habsheim, et sur la gare des marchandises de Mulhouse. Nous avons perdu quatre appareils au cours du combat aérien qui a suivi, trois d’entre eux ayant dû atterrir dans les lignes ennemies.

Le torpilleur Renaudin a été coulé dans l’Adriatique par un sous-marin.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars16.html

Le prince de Serbie à Paris

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Paris, le 21 mars 1916, le prince de Serbie à Paris, aux environs de l’Elysée les agents repoussent la foule : [photographie de presse] / [Agence Rol]

Le 258e: le régiment perdu du bois de Malancourt

devant Buzy (Meuse)

En mars 1916, le caporal Vialaret, du 7e génie, se trouve sur la ligne de front, au nord-ouest de Verdun. Le matin du 20, dans le bois de Malancourt, il rencontre les soldats de la 24e Cie du 258e régiment, stationnés au « Centre Martin ». Il les dépeint ainsi:

« La figure jaunâtre, amaigris, frustes, les yeux brillants, sales, aux vêtements usés, dégoûtants. Logés dans des terriers humides, aux couches pourries où pullulait la vermine, sans pouvoir se laver et en alerte continuelle, ils n’allaient chercher leurs aliments à l’arrière qu’au prix, quelquefois, de la vie. »

Ce sont eux qui, ce jour-là, aux côtés de leurs camarades et d’autres unités, subissent l’offensive de la 21e division bavaroise. A 7 h 20, un ballon français de la 36e Cie d’aérostiers informe le quartier général du XIIIe Corps d’armée d’ »une violente canonnade d’artillerie lourde ». Début de trois jours d’enfer.

Des centaines de prisonniers qui posent questions

De sa position privilégiée, le ballon ne perd rien du drame qui se joue. 15 h 10: « Bombardement d’une violence inouïe sur les tranchées du bois de Malancourt ». Au ras du sol, alors qu’il ne subit pas un tel pilonnage d’où il se trouve, le caporal Vialaret en livre un témoignage qui laisse imaginer l’état d’esprit des hommes du 258e à cet instant:

« Le sol était secoué d’un tremblement convulsif. Lorsqu’un gros obus à fusée retardée tombait dans nos alentours immédiats, le sol oscillait sous nos pieds de bas en haut. Au bout de plusieurs heures, nous étions hébétés, la tête nous faisait mal, les oreilles aussi. Nos membres étaient courbaturés à l’extrême. »

http://vincent.danet.perso.sfr.fr/?p=561

Mort du Capitaine D’Herail  De Brisis : une imprudence

58451742La nouvelle de la mort du Lt DE BRISIS figure au JMO du 147è
Le 20 mars vers 16h30, la Brigade nous apprend que le Lt D’HERAIL DE BRISIS, commandant la 4è Cie, cantonné à Lacroix, avec sa Cie, vient d’être tué au cours d’un bombardement assez sérieux de ce village. 2 hommes de cette Cie ont été également blessés. […]

Le JMO de la 7è Brigade indique :
Calme jusque vers 15 heures. A ce moment l’ennemi tire sur nos cantonnements et en particulier sur Lacroix et Dompcevrin. Sur Lacroix 10 obus de 210 à 15 heures et bombardement soutenu par 105 et 77 de 16h à 17 h.

Enfin un dernier témoignage, celui que rapporte Ernest REPESSÉ :
[…] A 20h30, nous apprenons par un agent de liaison qui vient de Lacroix que le lieutenant DE BRÉSIS (sic) a été tué par un éclat d’obus au ventre. C’est une imprudence de sa part car à Lacroix, nul ne doit sortir en plein jour et il avait fait une prise d’arme pour sa compagnie pour la remise des Croix de guerre de l’attaque du Moulin de Roblincourt [Relincourt]. La compagnie était rassemblée dehors, la remise des décorations était finie et il faisait un discours quand les obus commencèrent à tomber dans le village. Il dit :

Ce n’est pas la peine de fermer le banc, rentrez vite dans vos cantonnements !

A peine terminé, les Allemands envoyaient une marmite à quelques mètres de lui, le blessant au ventre ainsi que deux autres soldats. Il succomba quelques minutes après.

21 mars 1916
La mort du lieutenant est officielle et il sera enterré à Benoiteveaux (Benoite-Vaux) à 9h45 aujourd’hui.[…]

http://147ri.canalblog.com/archives/2010/11/07/19528460.html

LA PHOTO ALLEMANDE DU JOUR

21 mars 1916
PHOTO FORNIE PAR JEAN-HUGUES CRÉTIN, DE REIMS
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