600/journal du 25 mars 1916:des vagues gazeuses sur La Pompelle

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du samedi 25 mars 1916 à travers Le Miroir

En Argonne, à la suite de l’explosion d’une de nos mines à Vauquois, l’ennemi a attaqué et a réussi à prendre pied un moment dans notre trauchée de première ligne. Mais une contre-attaque l’en a chassé aussitôt; au cours de cette contre-attaque, nous avons fait une trentaine de prisonniers. Activité de notre artillerie sur les voies de communications ennemies en Argonne orientale et sur le bois de Malancourt-Avocourt.

Au nord de Verdun, pas d’évènement. Bombardement intermittent de nos deuxièmes lignes à l’ouest et à l’est de la Meuse, avec riposte énergique de nos batteries. Au nord-est de Saint-Mihiel, nos pièces à longue portée tirent sur la gare de Vigneulles, démolissent un hangar, provoquent l’explosion d’un train qui se trouvait en gare.

Le débat budgétaire a commencé au Reichstag;la plupart des orateurs critiquent les nouveaux impôts. La presse allemande avoue que le quatrième emprunt a été un demi-échec. Certains journaux d’outre-Rhin préconisent la substitution de la guerre aérienne à la guerre sous-marine.

Les Turcs se disposent à résister à Trébizonde. De nouvelles émeutes ont en lieu à Constantinople.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars16.html

« Par quel miracle suis-je sorti de cet enfer »

…] Par quel miracle suis-je sorti de cet enfer, je me demande encore bien des fois s’il est vrai que je suis encore vivant. […] Nous étions tous montés là-haut après avoir fait le sacrifice de notre vie, car nous ne pensions pas qu’il fût possible de se tirer d’une pareille fournaise. Oui, ma chère mère, nous avons beaucoup souffert et personne ne pourra jamais savoir par quelles transes et quelles souffrances horribles nous avons passé […] ».

Seul fils d’une famille de sept enfants, Gaston Biron a 29 ans en 1914 et pendant plus de deux années de guerre, il ne cesse d’écrire à sa mère Joséphine. Six mois avant sa disparition, dans cette correspondance bouleversante, Gaston Biron évoque l’immense tragédie de la bataille de Verdun dont les prémices remontent à quelques semaines.

Destruction de l’église de Vauquois

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25 mars 1916 : explosion d’une mine française de 12 tonnes qui pulvérise l’église de Vauquois

Des vagues gazeuses sur La Pompelle

Opération dans le secteur de la Pompelle, 25 mars 1916 (Champagne) :

 

29 janvier : arrivée de la Cie et du matériel à Germaine, Sillery et Taissy. L’opération projetée dans le secteur du fort de la Pompelle, secteur ouest, à l’ouvrage du Haricot, sur un front de près de 3 km. 31 janvier : visite du secteur avec l’aide d’un officier guide qui manifestement, ne connaît rien au secteur. Impossible de se procurer une carte exacte. 1er février : le matériel est transporté de gare de Germaine vers une cave-abris à Sillery. Les nouveaux abris de poste d’émission ont été définis : ils sont plus profond, enterrés d’un mètre et nécessiteront une rallonge à tuyau souple. Le piquetage est entièrement terminé, 150 postes d’émission sont prévus, à douze bouteilles, soit 1800 bouteilles ou 72 tonnes de chlore. La densité est de plus de 25t/km. La Cie prévoit d’utiliser 200 bouteilles de type moyen de 50 kg chargées de Collongite (phosgène), en espérant que celles-ci soient arrivées avant l’opération. A cet effet, on souhaite attendre l’arrivée du masque TN qui assure, contrairement au T actuellement en dotation, une protection contre le phosgène. Les travaux commencent le 7 février et le 11, les bouteilles commencent à être transportées. Le 13 février, tout est prêt pour l’opération, mais les bouteilles de phosgène ne sont pas arrivées. Situation d’attente, vents défavorables. 

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25 mars au matin, prévision avec tendance à devenir favorable. A 18h00, le vent devient favorable, l’alerte est donnée à 18h30 et le départ du cantonnement à 19h30. A 20h30, tous les éléments sont à leurs postes. Le général commandant le 38e C.A. lance à 21h35 l’ordre conventionnel qui fixe le début de l’opération à 23h00. l’opération à lieu de 23h00 à 0h05 selon le programme convenu, avec succès. Deux vagues : 23h00-23h30 et 23h45-0h05. L’ennemi, entièrement surpris, réagit mollement et seulement à partir de 23h12 ; sa fusillade devient assez vive et ne dure qu’une dizaine de minutes. L’artillerie ne réagit pas . 39 hommes de la Cie sont évacués suite à des retours de gaz. Le JMO du 38e C.A. relève 75 intoxications. Nous n’avons pas connaissance des pertes de l’ennemi. La densité de la vague est importante, à l’égal de celle des vagues allemandes de 1915.

http://www.guerredesgaz.fr/Agression/Lesvagues/Francaises/compagniesZ/22-32/Cie%2022-32.htm

(Aviation) Albatros abattu le 25 Mars 1916 dans les marais du lac Amatovo

5142130011
photo extraite sur le site reproduit de L’Illustration

Le forum http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/aviation-1914-1918/avion-abattu-amatovo-sujet_1258_1.htm

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