607/journal du 1 avril 1916: Gabrielle Petit, infirmière espionne fusillée

Carnets du jour (extraits)

Rien à ce jour

Journal du samedi 1 avril 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, l’ennemi a tenté une série de coups de main sur les petits postes de la région de Dompierre. Il a échoué.
En Champagne nous avons bouleversé les tranchées allemandes au sud de Sainte-Marie à-Py. Un avion a été abattu par nos canons spéciaux.
En Argonne, nous bombardons des troupes en marche dans la direction de Varennes.
A l’ouest de la Meuse, l’ennemi a lancé une série d’attaques contre le village de Malancourt. Après une lutte acharnée et qui a coûté des pertes sensibles aux assaillants, nos troupes (un bataillon) ont évacué les ruines de la localité. Les Allemands n’ont pu déboucher de Malancourt.
Ils ont déclanché de fortes attaques, mais sans résultat, sur le Mort-Homme, par le nord-est et par l’ouest.
En Woëvre, ils ont été repoussés à l’est d’Haudromont.
En forêt d’Apremont, nous canonnons les campements ennemis de Varvinay.
Violent bombardement sur le front belge (Pervyse et Dixmude).
Deux avions étrangers ont jeté des engins sur la ville suisse de Porrentruy.
Les Russes ont repoussé des contre-attaques allemandes dans la région de Riga et de Dwinsk.
M. Asquith est arrivé à Rome et le prince hétitier de Serbie, à Londres.

 

Verdun par Georges Olivier: le 1 avril

« (…) Lors de la « Bataille de Verdun », je servais dans l’Infanterie comme commandant de compagnie. Mes souvenirs portent sur peu de jours, ayant été blessé le 3 avril, alors que j’étais arrivé dans le secteur 48 heures auparavant.

A la date du 1 er avril, le 74 ème R.I. défilait dans la journée à Souilly devant le maréchal Pétain. Ayant eu l’honneur d’être son agent de liaison en septembre 1914 au cours des combats de Loivre et de Brimont, près de Reims, j’étais tout particulièrement heureux de retrouver dans son regard, à la fois ferme et souriant, cette autorité affectueuse et cette inébranlable confiance dans les destinée de la France qui étaient siennes.

En fin d’après-midi, nous arrivons à Regret et faisions halte près de l’église dans laquelle étaient étendus de nombreux blessés. Depuis lors, j’y suis retourné souvent – et encore tout dernièrement – lors de déplacements vers Metz ou la Sarre-. A chaque fois, je revis cette atmosphère tellement exaltante de 1916.

La canonnade sur les Hauts de Meuse n’était qu’un roulement que ponctuaient les explosions d’obus de gros calibre tombait sur Verdun ou sur les points que l’ennemi considérait intéressant à bombarder.

Dans le bois de Regret, à quelques distances du Fort de ce nom, nous prîmes le repas du soir avec des artilleurs qui avaient comme mascotte un charmant petit renard , déterré quelques quinze jours auparavant dans les environs. La nuit fraîche et étoilée nous fut reposante comme elle peut l’être pour tous les soldats jeunes et enthousiastes.

La suite sur http://www.ecos.fr/Donnees/Structures/38754/Upload/517770.pdf

Gabrielle Petit, infirmière espionne fusillée

gabrielle-petitFille d’ouvriers, Gabrielle Alina Eugenia Maria Petit nait le 20 février 1893 à Tournai (Belgique). Elle a une sœur, nommée Hélène.  Après la mort prématurée de sa mère, Gabrielle fait ses études au couvent des Sœurs de l’Enfant-Jésus, à Brugelette. Lorsque les troupes allemandes envahissent la Belgique, en 1914, elle s’engage comme infirmière auprès de la Croix-Rouge et son fiancé, Maurice Gobert, rejoint son régiment. Le jeune homme est rapidement blessé et fait prisonnier, mais il parvient à s’évader. Gabrielle l’aide alors à passer la frontière avec les Pays-Bas pour qu’il puisse rejoindre l’armée belge, retranchée derrière l’Yser.

La suite sur https://histoireparlesfemmes.wordpress.com/2014/05/05/gabrielle-petit-infirmiere-espionne/

http://www.brusselsremembers.com/memorials/gabrielle-petit-at-place-st-jean

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