609/journal du 3 avril 1916: déportation des habitants de Tourcoing dans les Ardennes

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du lundi 3 avril 1916 à travers Le Miroir

A l’ouest de la Meuse, bombardement violent de nos positions du bois d’Avocourt.
A l’est de la Meuse, l’ennenmi a attaqué nos positions entre le plateau de Douaumont et le village de Vaux. Il a pénétré dans le bois des Caillettes, puis a été repoussé par une contre-attaque dans la partie nord de ce bois. Par quatre reprises, il avait renouvelé cet assaut avec de forts effectifs.
Activité d’artillerie en Woëvre.
Au bois le Prêtre, nos canons spéciaux ont abattu un aviatik.
Un second raid de zeppelins a eu lieu sur l’Angleterre.
Activité de l’artillerie sur le front belge.
Canonnade sur le front anglais entre Souchez et la redoute Hohenzollern, comme aussi près d’Ypres. Nos alliés repoussent trois attaques à la grenade près de Saint-Eloi.
Sur le front russe, les Allemands sont repoussés à la tête de pont d’Uxkul. Canonnade près de Dwinsk.
Sur le front italien, les Autrichiens sont repoussés près de Mori et de Rovereto. Une de leurs colonnes est dispersée sur l’Isonzo.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril16.html

Dans le journal de La Huronne/les hauts fourneaux: déjà le désintérêt sur les combats de Verdun

Bien qu’après quarante jours la lutte autour de Verdun ne soit pas apaisée, la foule semble s’en désintéresser. On ne se précipite plus sur le communiqué de trois heures, comme aux tout premiers jours de l’attaque. J’ai déjà remarqué cette indifférence apparente. Les débuts de l’offensive de septembre dernier, annoncés comme une victoire, l’intervention italienne, présentée comme un événement providentiel, n’ont point secoué la torpeur générale. Je me rappelle chaque fois ce mot d’un parlementaire : « La France est sous la morphine ».

https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/Les_Hauts_Fourneaux/Avril_1916

Déportation des habitants de Tourcoing dans les Ardennes

466446503_B974901066Z.1_20150304120755_000_GMS40CQEP.1-0A lire sur le site de La Voix du Nord

C’est en avril 1916 que les Allemands décident d’envoyer dans les Ardennes des jeunes de plus de 15 ans, filles et garçons, sans travail, pour les faire travailler dans les champs dans des conditions très difficiles.

C’est Berthe Desmettre qui raconte dans sa composition française. « La veille au soir, nous avons reçu ordre de la Kommandantur ennemie l’ordre de préparer les bagages de toutes les jeunes filles et tous les jeunes gens à partir de 15 ans. » C’est le cas de son frère et de sa tante. A 5 heures du matin, les Allemands font le tour des maisons pour rassembler ceux qui vont partir. « Nous étions debout depuis trois heures (…). L’officier allemand regarde notre feuille de recensement, contrôle, voit s’il ne manque personne (…). Il demande à ma mère pourquoi mon frère a des lunettes. Il est très myope, répondit-elle. C’est bien il ne partira pas. Ma tante elle doit partir immédiatement. » La jeune fille réussit à s’échapper de la « fabrique » où elle était retenue avant de partir dans les Ardennes. Le directeur de l’école des garçons rue du Flocon raconte que les jeunes sont enlevés la nuit, « entassés dans les sous-sols de fabriques. Les jeunes filles à partir de 14 ans sont exposées à tous les outrages ».

http://www.lavoixdunord.fr/region/avril-1916-la-deportation-des-tourquennois-dans-les-ia26b0n2687213

Adoption du masque à gaz TNH

TNHmanuelLe masque TNH est adopté le 3 avril 1916 et 510 000 seront produits. Il est livré aux armées dès le 20 avril 1916, presque deux mois après le M2.

Pour permettre une mise en place plus facile, on modifia le système d’attache en le simplifiant. Ce nouveau masque est expérimenté aux armées à partir de la fin du mois de juin 1916. Il ne donna pas pleinement satisfaction, aussi on ajouta une sangle médiane antéro-postèrieure et on baptisa l’appareil LTN ; 100 000 exemplaires de ces derniers seront produits.

http://www.guerredesgaz.fr/Protection/Lesmasques/France/M2/LTNTNH/LTNTNH.htm

Manger et boire durant la grande guerre

De quoi se plaignent les soldats ?

  1. De la nourriture froide jusqu’en 1916
    Le plus dur, c’est le manque de nourriture chaude. (3 avril 1916)
  2. De la monotonie du régime alimentaire
    Voilà un mois que je n’ai pas mangé de pommes de terre, toujours du riz et du macaroni, tous les jours même répétition. (14 mars 1917)
    Pour nous ça ne va pas en s’améliorant ; les pommes de terre ont presque disparu de l’ordinaire ; mais les nouilles macaronis rappliquent davantage ; et les haricots ont encore diminué. (17 mars 1917)
  3. De la taille de leur ration, à laquelle les hommes sont très attentifs
    Avec cette bande de salauds ne peux (sic) plus nous nourrir. A déjeuner j’avais juste une cuillerée d’haricots dans le fond de ma gamelle et un bout de saucisson qui n’avait rien d’épatant. Le soir – la soupe – qui sentait les pelures de patates, et un bout de pâté, avec cela ils défendent d’acheter le vin. Donc tu vois pas de vin mal nourri pas de permissions. (2 mai 1916)
  4. Et d’autres points comme le manque de légumes verts et de produits frais, le rejet des pâtes et du riz, ou encore la soif.

http://happy-apicius.dijon.fr/manger-et-boire-entre-1914-et-1918-cr-2-lalimentation-a-travers-le-controle-postal-par-francois-lagrange/

Verdun: bombardement du magasin X

magasin-X-bombarde-en-1916_carrouselnews-home-subsite Le 3 avril 1916, les allemands bombardent le bâtiment abritant les vivres militaires. Le magasin X – c’est ainsi qu’on l’appelle- est situé place d’Isly, au coeur de Verdun, à proximité de l’hôpital Saint Nicolas. Outre des vivres, le magasin abrite plusieurs centaines de soldats de l’Infanterie Territoriale qui cantonnent au rez de chaussée. Le bombardement provoque un incendie d’autant plus violent qu’il est alimenté par les vivres situés à l’étage, et notamment de la farine. De nombreux territoriaux périront malgré les efforts des soldats du feu, intervenant sous les bombardements. Le bâtiment sera complètement détruit.

http://www.bibliotheques-discotheque-verdun.fr/Actualites/Evenements/Don-de-la-Collection-Ingber

A quatre heures du matin, le 3 avril, le 1er et le 2e bataillon sont en place, face au fort de Douaumont, retranchés derrière le talus du chemin de fer qui longe la pente sud du plateau de la Caillette. En arrière, le ravin du Bazil est noyé dans les gaz asphyxiants, et transformé en mer de feu par les obus qui tombent sans discontinuer.

Verdun: brillante contre-attaque du 74 ème RI

A 6 heures 30 les soldats du 74e se lancent à l’assaut. Le 2e bataillon progresse vers le sommet du plateau, alors que le 1er bataillon s’engage dans le ravin de la Caillette, pour remonter vers Douaumont. Les Allemands quant à eux, ont pris position sur la crête et à la naissance du ravin. Ils ouvrent un feu meurtrier sur les soldats français, déjà pilonnés par les obus. Sur le plateau, la lutte est furieuse et nos troupes progressent très lentement. Les pertes augmentent à chaque minute. Enfin, l’objectif est atteint, et il faut s’y maintenir. Les hommes s’enterrent sur place, et toute la nuit, travaillent à improviser des barricades dans les boyaux ennemis. Le 1er bataillon a perdu beucoup d’hommes, tués et blessés. Au nombre des blessés, Marcel Devin, grièvement atteint d’un éclat d’obus dans la poitrine.

Avec mille difficultés, il est emmené vers un poste de secours, puis par la suite il sera évacué vers l’arrière jusque dans un hôpital de Rouen. Pour lui la guerre est finie. De constitution déjà fragile, il ne parvient pas à se remettre de sa blessure, et finit par succomber le 7 août 1917. Il avait 33 ans. Maigre consolation, un secours « immédiat » de 150 francs sera versé à sa veuve le 4 décembre 1917. Cette action du 3 avril vaudra au 74e R.I. d’être cité à l’ordre du jour de la 2e Armée par le général Nivelle : « Le 3 avril 1916, le 74e R.I., commandé par le lieutenant-colonel Brenotarrive sous le feu de l’ennemi, dans un secteur nouveau, où l’ennemi avait fait brèche la veille, a immédiatement rétabli la situation par une brillante contre-attaque ; a poursuivi vaillamment sa tâche pendant six jours consécutifs, arrachant morceau par morceau plusieurs tranchées à l’adversaire, malgré de violentes réactions de sa part, et lui infligeant des pertes considérables ».

http://brenotcx.blogspot.fr

Dissolution du 258 ème RI

Le 258ème fut dissous le 3 avril 1916 suite aux attaques du 20 mars 1916, sur le bois de Malancourt, où il disparut presque entièrement.

https://fr.wikipedia.org/wiki/258e_régiment_d%27infanterie

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