611/journal de la grande guerre: 5 avril 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Dans Le Courrier de la Champagne d’aujourd’hui mercredi, nous lisons ce compte-rendu mi-figue, mi-raisin des dernières séances de bombardement:

le bombardement (557 ème jour de siège)

Avant hier, une centaine d’obus sont tombés aux extrémités de la ville.

Hier, journée calme, coupée par quelques rares coups de canon. Un obus est tombé à l’extrémité de la ville.

Alors que le communiqué officiel et les journaux ont signalé, dès le lendemain, les huit bombes tombées sur Dunkerque, il n’est pas encore question du millier de bombes tombées dimanche sur Reims.

Reims est une ville bien oubliée. Il n’y a que le ministre des Fiances et ses agents qui songent encore à elle.

A l’avant, on nous envoie des marmites. A l’arrière, on nous envoie des feuilles de contributions. Agréable position.

Journal du mercredi 5 avril à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne et en Argonne, nous exécutons des tirs efficaces sur les batteries ennemies.
A l’ouest de la Meuse, une attaque ennemie, dirigée sur le village d’Hautcourt, a totalement échoué.
A l’est de la Meuse, le bombardememt a repris au cours de la journée avec une grande violence entre Douaumont et Vaux. Les Allemands ont lancé une très forte attaque sur nos premières lignes. Leurs vagues d’assaut successives ont été fauchées par notre artillerie et notre infanterie, et ils ont dû refluer sous le bois du Chauffour, où nos batteries leur ont encore fait subir des pertes considérables.
En Woëvre, duel d’artillerie au pied des Côtes-de-Meuse.
Dans les Vosges, une attaque allemande a été rejetée devant nos tranchées de Seppois.
Un de nos dirigeables a bombardé la gare d’Audun-le-Roman.
Trois hydravions autrichiens ont été détruits par les Italiens après un raid sur Ancône.
L’activité d’artillerie reprend en avant de Salonique.
Les Russes ont accompli de nouveaux progrès en Arménie et les Turcs sont pris de panique en Asie Mineure.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril16.html

Prise d’un sous-marin allemand

Le sous-marin allemand UB-26 est le seul récupéré par fait de guerre au profit de la marine française. Capturé devant le Havre le 5 avril 1916, lors de sa première mission de guerre au commerce, il connaîtra, sous le nom de Roland Morillot, une courte carrière, interrompue suite à une tempête occasionnant des avaries irrémédiables dues à une voie d’eau…

Le torpilleur de haute mer français Trombe, qui a, avec les patrouilleurs et les filets, réussi à capturer le sous-marin allemand UB-26 au Havre le 5 avril 1916.
Le torpilleur de haute mer français Trombe, qui a, avec les patrouilleurs et les filets, réussi à capturer le
sous-marin allemand UB-26 au Havre le 5 avril 1916.

http://sousmarinmonge.perso.sfr.fr/BatimentsRM/UB26/presentation.htm

 

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