613/journal du 7 avril 1916: formé à Bétheny, le pilote Francisco Barreka oblige un aviateur allemand à atterrir

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

7 et 8 avril.-Au milieu de la nuit, à minuit et demi, des sifflements et des explosions commencent à se faire entendre assez près, car des éclats retombent sur les toits de la parce Amélie-Doublié.

Vingt obus sont ainsi envoyés, en trois fois, comme réponse à quelques départs de nos pièces.

Journal du vendredi 7 avril 1916 à travers Le Miroir

En Argonne, un coup de main sur une tranchée ennemie, près de la route de Saint-Hubert, nous a permis de faire subir des pertes sensibles à l’adversaire et de ramener une vingtaine de prisonniers.
A l’ouest de la Meuse, les Allemands après un bombardement d’une extrême violence entre Avocourt et Béthincourt, ont déclanché une série d’attaques à très gros effectifs.
Toutes leurs tentatives contre le village de Béthincourt ont été brisées par nos feux. Au centre, après des échecs répétés et de sanglants sacrifices, ils ont pris pied dans le village d’Hautcourt, que nous tenons sous le feu de nos positions.
De notre côté, nous avons enlevé près du réduit d’Avocourt, une large portion de terrain dite le bois Carré et fait des prisonniers.
A la côte du Poivre, l’ennemi n’a pu sortir de ses tranchées. Au sud-ouest du fort de Douaumont, nos troupes ont progressé sur un front de 500 mètres et une profondeur de plus de 200.
Activité de notre artillerie en Lorraine (est de Lunéville).
Un cinquième raid de zeppelins a eu lien sur l’Angleterre.
Le chancelier allemand a fait son exposé au Reichstag. Il déclare que le maintien du statu quo est impossible en Pologne et en Belgique, et rejette une fois de plus les responsabilités de la guerre sur les alliés.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril16.html

Deux soldats fusillés à Boiron

Auguste Ghys né à Paris le 29 mars 1896, fusillé à Boron le 7 avril 1916 (20ans).

Blanchisseur à Paris, Auguste Ghys s’engage dans le 6e hussards au commencement de la guerre contre l’Allemagne. Condamné pour vol par le conseil de guerre de Marseille le 23 octobre 1914, il est transféré au 11e hussards avec lequel il combat dans le massif vosgien puis sur le front de Champagne. Condamné à mort pour abandon de poste par mutilation volontaire, il est fusillé le 7 avril 1916, en compagnie du soldat Jacques Gauthier.

Jacques Gauthier né à Peyrillac (Haute-Vienne) le 5 août 1877, fusillé à Boron le 7 avril 1916, 38 ans.

Conscrit de la classe 1897, il a effectué son service militaire en 1898-1901 au sein du 63e RI. Rappelé sous les drapeaux à la mobilisation générale, il est affecté au 63e et 327e RI. Blessé en janvier 1916 aux Eparges, il est accusé de mutilation volontaire devant le conseil de guerre de la 51e DI. Condamné à mort pour abandon de poste par mutilation volontaire, il est fusillé le 7 avril 1916, en compagnie du soldat Ghys. Son nom figure sur le monument au mort de sa commune de naissance.

Source : Frédéric Mathieu, 14-18 les fusillés, Editions Sébirot.

http://www.royaumedevette.net/2014/10/boron-17-qui-etaient-les-fusilles.html?utm_source=flux

(aviation)Formé à Bétheny, le pilote Francisco Barreka oblige un aviateur allemand à atterrir

  En 1912, intéressé par l’aviation naissante et avec l’accord de son état-major Francisco Barreka se rendit en France, à l’école de pilotage de Bétheny, où les futurs pilotes italiens pouvaient suivre un stage d’entraînement. Il y effectua son premier vol le 4 mai 1912 et reçut son brevet de pilote d’aéroplane n°1 037 deux mois plus tard. (…)

Le 23 mai 1915, l’Italie entre en guerre aux côtés de l’Entente. Au cours de l’été alors qu’il venait à peine d’être formé sur Nieuport au Bourget, il est affecté à la 70e squadriglia chargé de défendre le comando supremo (haut commandement italien) basé à Udine. Il rencontra ses premiers adversaires mais à cette époque les combats tournaient toujours à l’avantage de l’ennemi, du fait de la supériorité de leur matériel. Le 7 avril 1916, alors qu’il pilotait un chasseur Nieuport 11, Baracca attaqua un Aviatik autrichien et le contraignit à atterrir. Il atterrit alors à son tour près de la victime et, selon la tradition « chevaleresque », le salua et lui serra la main. Il s’agissait alors de la première victoire de l’aviation italienne. Il enchaîna alors les succès : le 16 mai, il abattit un second appareil qui s’écrasa près de Gorizia. Mais l’action de l’aviation italienne ne se limitait pas aux duels aériens, Baracca participait aussi à des opérations de mitraillage à basse altitude des troupes autrichiennes. Il fait alors peindre sur les flancs de son Nieuport XI un cavallino rampante (cheval cabré) en l’honneur du Piemonte Reale où il a fait ses premières armes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Francesco_Baracca

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Armoiries de la famille Baracca

Le cheval cabré peint sur son avion a été repris par la marque prestigieuse Ferrari constructeur automobile.

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Tiré de  « Les plus surprenantes histoires de 14-18 »: Essai historique

Par Alain Leclercq,Gérard de Rubbel

https://books.google.fr/books?id=a_PjBgAAQBAJ&pg=PT82&lpg=PT82&dq=7+avril+1916&source=bl&ots=S6OJTHnneD&sig=sKsdQYBRBqkuZb8wRkQqDFH-YgI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiw2Katj6TLAhVC1BoKHZKyDiM4ZBDoAQghMAE#v=onepage&q=7%20avril%201916&f=false

Un hommage national pour le colonel Emile Driant

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La mort d’Émile Driant a bouleversé la classe politique mais aussi la jeunesse française friande de ses romans. Le 7 avril 1916, ce fut Paul Deschanel (en tant que Président de la Chambre des députés) qui prononça son éloge funèbre dans l’Hémicycle. Son ami et collègue député Maurice Barrès écrivit alors dans « L’Écho de Paris » : « Le lieutenant-colonel Driant, député de Nancy, demeure allongé sur la terre lorraine, baignée de son sang. » (8 avril 1916) puis : « Il respire, il agit, il crée : il est l’exemple vivant. » (9 avril 1916). Une cérémonie a lieu chaque 21 février devant le monument du Bois des Caures. C’en est le centenaire ce dimanche.

Émile Driant fut honoré après la guerre comme héros patriotique de la nation au même titre que Joseph Joffre, Ferdinand Foch, Joseph Gallieni …et Philippe Pétain qui, lui, connut une « fin de vie » catastrophique (le naufrage de la vieillesse, selon De Gaulle)…

Par ailleurs, pour la simple anecdote, l’arrière-petite-fille d’Émile Driant, Laure Driant, s’est mariée le 10 avril 1999 avec Xavier Darcos, ancien ministre et actuel membre de l’Académie française, et a été élue conseillère départementale LR de l’Essonne le 29 mars 2015 sur le canton de Gif-sur-Yvette. Elle est également l’arrière-arrière-petite-fille du général Boulanger.

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/verdun-2-l-heroique-colonel-emile-177898

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