614/journal de la grande guerre: 8 avril 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Voir l’édition d’hier

Journal du Samedi 8 avril 1916 à travers Le Miroir

En Belgique, notre artillerie lourde a exécuté des tirs de destruction sur les organisations allemandes de Middelkerke et de Langemarck.
A l’ouest de la Meuse, l’ennemi, à la faveur d’un violent bombardement sur nos positions entre Béthincourt et la cote 265, à pénétré dans notre tranchée de première ligne le long de la route Béthincourt-Chattancourt. Une contre-attaque immédiate l’a rejeté de la plus grande partie de ce qu’il avait pu occuper. Une lutte à la grenade a ensuite accentué son refoulement.
Les Allemands ont lancé une attaque puissante sur un front de 2 kilomètres contre nos positions au sud et au débouché est du village d’Hautcourt. Ils ont été arrêtés par nos tirs de barrage et par le feu de nos mitrailleuses et ont dû rentrer dans leurs tranchées en laissant de nombreux cadavres sur le terrain.
Bombardement du Mort-Homme et du village de Cumières.
Lutte d’artillerie à l’est de la Meuse. Nous continuons à progresser dans les boyaux ennemis au sud-ouest du fort de Douaumont.
Le rapport sur le torpillage du Sussex, qui a été transmis à Wahington, établit que ce paquebot a bien été torpillé.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril16.html

 Des ouvriers annamites à l’usine d’armement de Tarbes

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Reportage photographique concernant les ouvriers annamites à Tarbes, en 1916. Arrivée des ouvriers à l’usine d’armement de Tarbes le 8 avril 1916.

Référence : SPA 15 X 654 . 8 avril 1916. Photographe : Jacques Agié/© ECPAD

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/65-hautes-pyrenees.pdf

Aviation: un avion allemand capturé révèle le tir à travers l’hélice

Ce système est installé sur un monoplace d’avant-guerre sous la désignation Fokker M.5K/MG (MG pour Maschinengewehr; mitrailleuse), puis sur un Fokker E I. Quand il apparaît à l’été 1915, le Fokker E I manque de puissance avec son moteur Oberursel de 80 ch, mais le 1er août, Immelmann remporte sa première victoire avec le nouveau système. Rapidement des modèles améliorés, E.II, mais surtout E.III à partir de décembre, entrent en ligne, équipés d’un Oberursel rotatif de 100 ch et de deux mitrailleuses Parabellum ou Maxim.
L’ère du « fléau des Fokker » débute, servie par de remarquables pilotes tels Oswald Boelcke et Max Immelmann. Chaque avion de reconnaissance doit être dorénavant escorté par plusieurs chasseurs. La tactique d’emploi du chasseur est identique en Allemagne et en France. Les Fokker patrouillent à deux recherchant les ennemis isolés, ou escortent les avions de reconnaissance Aviatik. Coté français, les Voisin utilisés pour les missions de bombardement sont trop lents et trop vulnérables face à ces redoutables chasseurs. Il en va de même pour les avions d’escortes. Les pertes françaises augmentent alors dans de telles proportions que le bombardement de jour est arrêté. A partir de juillet 1915, les missions sont accomplies de nuit au détriment de la précision. L’intensité des attaques baisse. Même si les allemands n’engagent les Fokker qu’à l’intérieur de leurs lignes pour garder le secret du tir synchronisé, la chasse détient un avantage majeur qui met les Français et les Anglais en position d’infériorité.
Un appareil allemand est à son tour capturé le 8 avril 1916, révélant le secret au alliés et leur permettant de le copier.

http://www.asoublies1418.fr/default.asp?308332D3741663E6263335333D166E6236233D077462309335233DE6

LA CARTE (ALLEMANDE) DU JOUR

CARTE PRÊTEE PAR JEAN-HUGUES CRÉTIN, DE REIMS

 

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