618/journal de la grande guerre: 12 avril 1916

Carnets du jour du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mercredi 12 avril 1916 à travers Le Miroir

Au nord de l’Aisne, notre artillerie a pris sous son feu une forte colonne allemande qui se déplaçait sur le chemin des Dunes. L’ennemi a subi des pertes sérieuses.
Activité de notre artillerie en Argonne.
A l’ouest de la Meuse, bombardement assez intense sur le front le Mort-Homme-Cumières. Pas d’action d’infanterie.
A l’est après une violente préparation d’artillerie, complétée par un envoi intensif d’obus lacrymogènes, les Allemands ont lancé une forte attaque sur nos tranchées entre Douaumont et Vaux. L’ennemi qui avait pris pied dans quelques éléments avancés de nos lignes en a été rejeté peu après par une contre-attaque de nos troupes, au cours de laquelle une centaine d’Allemands valides, dont un officier, ont été capturés.
Lutte d’artillerie en Woëvre ( Moulainville, Ronvaux et Châtillon).
Au nord-est de Saint-Mihiel, nos pièces à longue portée ont canonné avec succès un train arrêté au nord de la gare d’Heudicourt.
Une de nos escadrilles de bombardement a lancé en deux fois, 48 obus sur les gares de Nantillois et de Brieulles.
M. Asquith a prononçé un vibrant discours en réponse à celui du chancelier allemand.
Activité intense d’artillerie sur tout le front italien.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril16.html

Journal d’une enfant  pendant la Grande guerre: Rose

12 avril 1916

Mlle Clément nous a fait recopier l’appel du 10 avril du général Pétain:
« Le 9 avril est une journée glorieuse pour nos armes. Les assauts furieux des soldats du Kronprinz ont été partout brisés. Fantassins, artilleurs, sapeurs, aviateurs…ont rivalisé d’héroïsme. Honneur à tous! Les allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu’hier. Courage… on les aura!»

C’est dommage que Mlle Clément parte bientôt pour une autre école. Elle sait nous donner de l’espoir.

http://ekladata.com/U0Vm1_pkXJ7mAGL8tqvDcEZRWXI/tapuscrit-rose-1916.pdf

(…)

Un document personnel daté le 12 avril mentionne : »A mon poste pendant la bataille (où ces lignes ont été écrites). A u milieu des batteries qui sans cesse tirent par dessus nos têtes, un trou dans la terre, une couche de rondins et un peu de terre par des- sus, quelques claies pour retenir les éboulements aux entrées, tel est l’endroit où logent, mangent, pansent des médecins. Pour cette installation si minime soit elle, il a fallu faire des pieds et des mains, se disputer m ê m e pour la faire d’abord, la garder ensuite ». Il est mentionné dans le « Journal des marches » que l’abri divisionnaire du secteur est long d’une trentaine de mètres, protégé par des tôles « métro » et une couche de rondins, partagé en une salle de pansement et un abri pour les brancardiers et les blessés, pourvu de couchettes.A l’entrée,la protection contre les gaz est assurée par des toiles sur chassis, imbibées d’eau de chaux ou par un système de filtre à air Lapicque, la matière filtrante étant constituée de terreau, et l’air puisé par ventilateur.

Le document continue ainsi : « à 19 heures canonnade intermittente un obus toutes les trois secondes surtout des départs peu d’arrivées, à 20 heures tentative de coup de main au cours duquel deux obus de 210  effondrent le P.C-du 59ème à Prosnes tuantou blessant 25 officiers de l’état major dont le Colonel blessé, l’Aumônier Renaut, le Médecin.On travaille une partie de la nuit à les ramener.

Extrait de un « Journal des marches et opérations »tenu par le Médecin Aide-Major de 1ère classe Paul Goursolas commandant le Groupe des brancardiers de la 34ème Division d’Infanterie à partir du 20 septembre 1915 et sur des documents légués par lui.

http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2001x035x003/HSMx2001x035x003x0271.pdf

LA PHOTO ALLEMANDE DU JOUR

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PHOTO FOURNIE PAR JEAN-HUGUES CRÉTIN, DE REIMS
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