620/14 avril 1916: Paul Coutellier, gendarme de Liesse Notre-Dame (Aisne) , fusillé

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du vendredi 14 avril 1916 à travers Le Miroir

Activité de notre attillerie dans le secteur de Langemark (Belgique).
Entre Somme et Oise, nos tirs de destruction bouleversent les tranchées près de Parvillers (Roye).
En Argonne, nous faisons jouer quatre camouflets à la Fille-Morte, à la Haute-Chevauchée et à Vauquois; nous occupons les lèvres de deux entonnoirs en avant de nos trancbées.
A l’ouest de la Meuse, après un bombardement de la cote 304, l’ennemi essaye de déboucher de ses tranchées : il en est empêché par nos tirs de barrage.
A l’est de la Meuse et en Woëvre, activité moyenne d’artillerie; pas d’action d’infanterie.
Les Italiens ont enlevé une série de positions près de Riva sur le lac de Garde en infligeant des pertes sensibles aux Autrichiens.
Les Russes se sont emparés de nouveaux secteurs à l’ouest d’Erzeroum. Sur le front de la Dvina, ils ont repoussé plusieurs attaques ennemies.
Les Anglais ont rejeté sur leur front plusieurs petites offensives allemandes.
Un sous-marin allemand a été coulé par un torpilleur russe dans la mer Noire.
Les journaux allemands prétendent que la Russie fermerait sa frontière du côté roumain.

 

Tout l’éphéméride sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril16.html

Paul Coutellier, gendarme de Liesse (aisne) , fusillé à l’Ermitage, dans le bois de Liesse le 14 Avril 1916

Histoire_Mariage_de_mes_grand-parentsPaul Coutellier, un gendarme de Liesse, qui fut fusillé à l’Ermitage, dans le bois de Liesse, terroir de Marchais, le 14 Avril 1916.
La brigade de gendarmerie de Liesse était restée à son poste jusqu’au moment de l’arrivée des Allemands. N’ayant pas reçu d’ordre de départ, les gendarmes ne quittèrent le pays qu’au moment où les premières patrouilles ennemies furent signalées dans les environs. Trois des gendarmes arrivèrent à rejoindre les lignes françaises mais Paul Coutellier vit sa route, à un certain moment, coupée par les Allemands et il fut contraint de revenir sur ses pas. Rentré à Liesse en civil dans le courant de septembre 1914, il tenta de s’enfuir par la Belgique et la Hollande mais il échoua dans sa tentative et revint à Liesse où il se cacha. Durant de longs mois, il demeura confiné dans une petite chambre, ne sortant un peu que le soir, échappant aux recherches et aux perquisitions des Allemands. Sa jeune femme, admirable de dévouement, aidée par quelques personnes de confiance lui fournissait la nourriture nécessaire.
Les Allemands avaient, à plusieurs reprises, encore, sommé les anciens soldats restés dans les régions occupées de se rendre à la Kommandantur. Un dernier avis du 11 novembre 1915 promettait l’amnistie à tous les soldats qui se rendraient ainsi qu’à ceux qui les auraient cachés. Confiant dans cette promesse, et suivant les conseils qui lui étaient donnés, Paul Coutellier se rendit donc à la Kommandantur de Liesse. Il y fit sa déclaration disant qu’il était un ancien gendarme de Liesse et qu’il se rendait. Il fut laissé en liberté. Durant plusieurs mois il vécut avec les habitants de Liesse, réquisitionné comme les autres hommes pour les travaux à faire dans la commune.
Un Dimanche de Mars 1916, Paul Coutelier fut arrêté, à l’improviste, par les gendarmes allemands et conduit dans la maison de M. Lépicier qui servait de prison. Le lendemain il fut interrogé, examiné (…)

La suite sur: http://www.ville-de-liesse.com/histoire-paul-coutellier-617-a.asp

 

Publicités