621/journal de la grande guerre: 15 avril 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Journée mouvementée. Bombardement sur les casernes Neufchâtel et le Port Sec, pendant une partie de la matinée et de l’après-midi, avec ripostes de nos pièces.

Journal du samedi 15 avril 1916 à travers Le Miroir

Entre Oise et Aisne, activité de notre artillerie sur les organisations ennemies de Moulin-sous-Touvent et de Nampcel.
A l’ouest de la Meuse, l’ennemi bombarde sans discontinuer nos positions du Mort-Homme et de Cumières.
A l’est de la Meuse et en Woëvre, activité moyenne d’artillerie; aucune action d’infanterie n’a été déclanchée.
Une de nos pièces à longue portée a tiré sur la gare de Novéant-sur-Moselle et sur le pont de Corny, au nord de Pont-à-Mousson. Un incendie s’est déclaré dans les bâtiments de la gare.
Un arrangement commercial a été signé entre l’Allemagne et la Roumanie. Ainsi se trouve close la phase de tension qui régnait depuis plusieurs mois entre les deux pays. On affirme, du côté roumain, que cet accord ne signifie nullement un changement de politique générale; le cabinet de Bucarest l’aurait conclu, d’une part, pour assurer la vente des produits agricoles du pays et, de l’autre, pour lui permettre de se procurer les articles fabriqués indispensables.
Le général Sarrail a été décoré à Salonique, des mains du général Mahon, de l’ordre anglais de Saint-Michel et Saint-George.
Les Russes ont repoussé une attaque allemande près d’Ikskul et une autre près du Narotch.
L’ennemi a contre-attaqué vainement les Italiens sur diverses parties du front et spécialement près du lac de Garde.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril16.html

Verdun du 15 au 18 avril

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http://www.faurillon.com/verdun.html

Parution de la revue Le Rire

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La capture de prisonniers allemands : À Fromeréville IV

« 15 avril : …on a fait quatre prisonniers ; deux déserteurs, un du 204e au Trapèze, et un Vizefeldwebel [2] du 11eJ.B (Jager Bataillon) vers Cumières ; deux porteurs de soupe perdus, provenant du 71e pris près du Bois des Caurettes ».

« 18 avril :…un prisonnier du 201e Rgt, à l’est de la tranchée Garçon ».

« 20 avril : 17 heures, la progression dans la tranchée Guibonat est d’une trentaine de mètres.

* 17 heures 20, on annonce 30 prisonniers ».

« 18 heures 35, le Chef d’Escadron adjoint au Colonel du régiment qui attaque par la droite, étant en observation au bout du Boyau 2, dit avoir vu à 17 h 30 des troupes françaises se profilant sur la crête à droite du Boyau des Zouaves.

* 19 heures 30, la communication téléphonique, rétablie avec la Brigade Dillemann, confirme les renseignements précédents et annonce une dizaine de prisonniers ».

* 21 heures 50, coup de téléphone du Colonel Baille transmis par le Colonel Dillemann confirmant l’arrivée du 306e(régiment d’infanterie) à hauteur des anciens postes d’écoute où il s’établit, tout en recherchant la liaison vers la droite avec le 154e (régiment d’infanterie) – Il y aurait 20 prisonniers ».

« 10 mai : après une bonne préparation d’artillerie de tous calibres, la vague d’attaque du 162e Régiment [3] sort des tranchées à midi et se rend maitresse des éléments de tranchée qu’elle avait pour objectif, se porte jusqu’à la tranchée de soutien bouleversée par nos obus et en achève la destruction.

Nous faisons 61 prisonniers dont un officier et ramenons deux mitrailleuses. »

http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article2059

Une loi pour créer des dispensaires d’hygiène sociale afin de lutter contre la tuberculose

Une loi du 15 avril 1916 a institué des dispensaires d’hygiène sociale afin de lutter contre la tuberculose. Ces établissements devaient employer des moniteurs d’hygiène ou des infirmières d’hygiène chargés de mener des enquêtes et de dispenser l’éducation sanitaire soit sur place, soit au domicile du malade. Un décret de 1922 a ensuite, à l’instigation de Léonie Chaptal, donné un statut réglementaire à la professions d’infirmière en créant 3 brevets de capacité : infirmière hospitalière, infirmière visiteuse de l’enfance et infirmière visiteuse de la tuberculose. Le dispositif reposait sur la déclaration obligatoire par les médecins des cas de tuberculose. Or de nombreux médecins se sont abstenus de déclarer les cas, par crainte de voir les infirmières exercer leurs missions de prévention et d’éducation sanitaire auprès des patients, spécialement à leur domicile. Une nouvelle fois, la crainte d’une concurrence organisée par les pouvoirs publics a entravé le déploiement d’une action de santé publique. Le diplôme d’infirmière visiteuse a d’ailleurs été supprimé, malgré le soutien des médecins promoteurs à l’hôpital de la puériculture et de la phtisiologie, par un décret de 1938 sous la pression des praticiens libéraux.

http://www.risque-sanitaire.fr/2016/01/comprendre-que-l-emergence-de-la-sante-publique-a-ete-percue-par-les-medecins-de-ville-comme-une-menace.html

LA CARTE POSTALE DU JOUR

15 avril 1916 bis

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