625/journal du 19 avril 1916: Joffre choisit Nivelle comme successeur de Pétain

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Depuis quelque temps, des travaux sont encore exécutés aux limites de la ville, en vue de sa défense.

Des abris pour mitrailleuses ont été construits en différents endroits et certaines rues des faubourgs sont garnies de fils de fer, comme d’autres qui l’avaient été déjà . les hommes d’une Compagnie du 2 ème génie ont été employés, vers le haut de l’Avenue de Laon, à droite et à gauche, à pratiquer des ouvertures dans les propriétés afin de les faire communiquer entre elles , et percer des créneaux les murs des clôtures.

(…)L’artillerie lourde s’est augmentée de nouvelles pièces qui se sont déjà fait entendre.

Il est résulté de ceci, un grand émoi parmi la population restante, provoqué surtout par les prévisions pessimistes de gens qui ne supportent la situation qu’en se répandant en lamentations.

Des bruits d’évacuation ayant pris facilement corps, après le violent bombardement du 2 avril, ont au surplus fini par inquiéter des habitants, qui jusqu’alors, avaient montré une grande résistance au cours de tous les tristes évènements qui se sont déroulés à Reims, depuis plus de dix-huit mois. Il y a recrudescence de déménagements.

On se prépare évidemment, au cas où il y aurait à parer un choc formidable . Cessera t-il? Personne n’en peut rien dire, mais on en parle beaucoup, peut-être trop.

Depuis le début du bombardement, il en a été ainsi: il a fallu un moral solide aux Rémois et Rémoises décidés à rester, pour réagir contre les racontars , les discours démoralisants. Ils ont toujours eu, heureusement, l’exemple de fermeté résolue donné par le maire avec son administration municipale, ainsi que par le cardinal archevêque et son entourage. C’est à ceux qu’ils doivent faire confiance et non à d’autres (…)

(…)En septembre 1915, nous avons pu constater que la peur est contagieuse et mauvaise conseillère. A ce moment, on vivait sous l’appréhension du « grand coup » qui fit causer énormément et provoqué de nombreux départs. Le commandant de réserve P… du 3 ème, bien connu du voisinage de la rue Lesage, ne prédisait-il pas alors, sans doute pour avertir obligeamment ceux ou celles qui l’écoutaient, « qu’en octobre, il ne resterait pas à Reims pierre sur pierre ». Il eût mieux fait de se taire… et cela est passé.

Journal du mercredi 19 avril à travers Le Miroir

A Vauquois, nous avons fait sauter un poste ennemi avec ses occupants.
Sur la rive droite de la Meuse, aprés un bombardement intense, les Allemands ont lancé une puissante attaque à l’effectif de deux divisions sur un front de 4 kilomètres. Ils n’ont pu prendre pied que dans un petit saillant au sud du bois du Chauffour. Ils en ont été rejetés en partie. Le mauvais temps a ensuite gêné les opérations.
A l’est de Saint-Mihiel, nos batteries ont canonné des rassemblements ennemis près de Woinville.
La Chambre a décidé que l’heure légale sera avancée d’une heure.
Un hydravion français et trois hydravions italiens ont bombardé des points importants près de Trieste.
Après une attaque foudroyante, les troupes russes du Caucase ont pris Trébizonde. Un débarquement des troupes de la flotte, opéré avec une témérité inouie, a permis aux troupes de terre d’enlever la ville.
Le prince Alexandre de Serbie est arrivé à Corfou.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril16.html

 

Le 19 avril 1916, Joffre choisit Nivelle comme successeur de Pétain

A lire sur le site du Figaro

XVM3203bba6-d1a0-11e5-94d7-a0c4d4d5eef2-1

Polytechnicien et artilleur, Nivelle n’est que colonel au début de la guerre et proche de la retraite. Mais en août et septembre 1914, il s’illustre lors des batailles de Dornach et de l’Ourcq et va être promu général en trois mois. C’est le début d’une ascension fulgurante. Nommé en 1915 à la tête d’une division, il commande ensuite le 3e corps, qui contribue à stopper l’offensive allemande à Verdun. Le 19 avril 1916, c’est donc lui que Joffre choisit comme successeur de Pétain. Soutenu par sa science du feu et l’efficacité au combat du général Mangin, il reconquiert Douaumont en octobre. Dès lors, Nivelle fait figure de porte-bonheur pour les autorités françaises et britanniques, qui adhèrent à sa vision d’une victoire rapide fondée sur l’attaque.

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/2016/02/19/26001-20160219ARTFIG00215-nivelle-le-roi-de-l-offensive.php

 

Publicités