632/journal du 26 avril 1916/ Aviation : 4 victoires pour l’aviateur Jean Navarre

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mercredi 26 avril 1916 à travers le Miroir

Au nord de l’Aisne (la Ville-aux-Bois), nous avons enlevé un petit bois au sud du bois des Buttes.
En Argonne, notre artillerie lourde a détruit un petit poste et bouleversé des tranchées.
Trois attaques successives des Allemands sur le Mort-Homme et une quatrième dans le secteur d’Avocourt, ont échoué.
Bombardement violent du secteur de Moulainville, en Woëvre.
Une de nos pièces à longue portée bombarde la gare d’Heudicourt.
En Lorraine, une forte attaque allemande sur notre saillant de la Chapelotte a complètement échoué. Des fractions ennemies qui avaient pris pied dans la partie nord-est du saillant ont été en partie anéanties. Nous avons fait vingt-cinq prisonniers dont un officier.
Un taube a été détruit près de Vauquois, un autre sur la côte du Poivre, un troisième dans les bois des Forges; un fokker, près d’Hatton-Châtel. Nos avions ont bombardé la gare de Conflans.
Des zeppelins ont survolé les côtes d’Angleterre; le résultat de ce raid est nul.
Une escadre allemande a tenté d’attaquer le littoral britannique près de Lowestoft. Elle a été chassée.

Une émeute à éclatée à Dublin, aussitôt maîtrisée.
Un croiseur auxilliaire allemand qui essayait de débarquer des armes en Irlande a été coulé.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril16.html

Carnet de note appartenant à RAGARU 
au 104ème Infanterie 2ème Compagnie

Nous sommes partis pour les tranchées le 26 avril 1916 par une chaleur étouffante, tous on en pouvait plus. Arrivés dans un ravin, qui s’appelait la cote 202. Là on y a resté pour manger la soupe car on ne pouvait pas aller plus loin pendant le jour on était vu. La nuit venue, on a reparti plus loin, à la cote 138. Là, on y a passé la nuit dans un chic2 abri, toute la compagnie y était, et on était pas trop foulé3, on était bien à son aise. L’électricité était installée mais ce n’était pas tout à fait fini, il n’y avait pas encore d’ampoule de placée. C’était creusé à la perforeuse, on y craignait pas les marmites. Là on y a resté encore toute la journée et le soir à huit heures on partait cette fois pour la première ligne. Encore sept kilomètres de faits et toujours la charge sur le dos. Arrivés le 27-4-16 au soir dans un abri assez bien fait mais pas en sécurité des marmites et il n’y avait pas de place pour tout le monde. Enfin la première demi-section a veillé de 10 heures du soir jusqu’à 2 heures le lendemain matin qui était le 28 4-16. Nous l’avons remplacée. On avait donc dormi quatre heures alors on a veillé jusqu’à 6 heures et eux ont repris jusqu’à midi et à midi, c’est notre tour et toujours comme ça. Il fait un temps superbe et les boches en profitent pour nous envoyer quelques marmites. La 4ème section est en petit poste. Avant, nous avons été poser des fils de fer entre les lignes allemandes et les nôtres. Nous avons été bien tranquilles, les boches ne nous ont pas fichu un coup de fusil mais ils bombardaient à l’arrière ce qui a fait que nous n’avons pas encore eu de lettres aujourd’hui.

http://clg-anjou-72.ac-nantes.fr/1418/Experience_guerre/Ragaru1916_2.html

Aviation : 4victoires pour Jean Navarre le 26 avril

Volontaire pour Verdun, le 24 février 1916 il rejoint l’escadrille N 67 à Vadelaincourt.

Peu après son arrivée l’escadrille passe sous le commandement du capitaine de Saint Sauveur qui comprend la mentalité de son pilote et lui laisse sa liberté d’action. Il l’autorise à coucher en ville à Bar-le-Duc « à condition de continuer ses exploits sur le front »

Jugeant son escadrille trop éloignée de la citadelle de Douaumont il obtient de  s’en rapprocher et s’installe avec ses mécaniciens prés de Verdun. Ce terrain camouflé où il agit en solitaire est situé aux abords est de la ville en bordure du Faubourg Pavé. Mais il est repéré par les allemands ce qui l’oblige de rejoindre son escadrille à Vadelaincourt.

Le 22 avril la N 67 est basée à Froidos.

Navarre réussit le premier « doublé » de la guerre le 26 février 1916. Peu après, c’est le premier « quadruplé » le 26 avril 1916 à Verdun également.

http://www.navarre-jean.com/savieguerre.htm

Le carnet du commandant nu Jean Veber

Un commandant tout nu au milieu de ses hommes dans un abri et donnant des instructions par téléphone comme si de rien n’était, voilà un dessin surprenant. Il est de Jean Veber et est étonnant pour la nudité d’un officier, apparition rarissime dans une représentation d’époque de la guerre 14-18.
Un commandant tout nu au milieu de ses hommes dans un abri et donnant des instructions par téléphone comme si de rien n’était, voilà un dessin surprenant. Il est de Jean Veber et est étonnant pour la nudité d’un officier, apparition rarissime dans une représentation d’époque de la guerre 14-18.

En 1916, il est à Vauquois. En quelques mots, on recueille toutes ses préoccupations : «  Mercredi 26 avril 1916. Accalmie en ce moment, ouf ! Tout se tait. Ne t’inquiète pas, ce déluge de fer n’est pas si meurtrier qu’on peut l’imaginer, on reste terré et voilà tout. Je pense beaucoup à la vente que tu dois faire aux Gobelins. Belle ira jusqu’à la fin sans difficultés mais l’Ogre peut être mal compris. Il y a longtemps que je n’ai eu des nouvelles de Claude …(son fils) ».

https://1418memoires.com/2015/05/30/le-commandant-tout-nu/

LA CARTE POSTALE DU JOUR

26 avril 1916 26 avril 1916 (2)

 

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