642/journal de la grande guerre: 6 mai 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal de la grande guerre du 6 mai à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, un coup de main tenté par l’ennemi sur nos tranchées de la région de Cheppy a totalement échoué.
A l’ouest de la meuse, après un violent bombardement, les Allemands ont lancé une forte attaque sur nos positions au nord de la cote 304. L’ennemi, repoussé sur l’ensemble du front, a pris pied dans quelques points de notre tranchée avancée.
Activité intermittente d’artillerie en Woëvre et à l’est de la Meuse.
La Chambre des Communes a voté le service obligatoire par 328 voix contre 36.
Un zeppelin qui survolait Salonique a été abattu par les canons des flottes alliées. Il est tombé en flammes à l’embouchure du Vardar.
Un autre zeppelin a été abattu par une croisière anglaise sur la côte du Sleswig.
Grande activité d’artillerie sur le front belge. Nous avons endommagé les organisations défensives de l’ennemi.
La réponse allemande a été remise à l’Amérique. Le cabinet de Berlin propose de modifier les règles de sa guerre sous-marine, si l’Amérique obtient de l’Angleterre, l’abandon du blocus.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai16.html

L’Etat intervient dans l’économie

Par la loi du 6 mai 1916, le Parlement confère ainsi au gouvernement le droit de prohiber par décret l’entrée des marchandises étrangères et d’augmenter les droits de douane pour les importations autorisées. Le ministère du Commerce intensifie les mesures de contrôle. Sous la direction d’Étienne Clémentel, il est devenu le centre d’élaboration des projets économiques du gouvernement pour l’après-guerre et la guerre économique, son souci principal. Il s’agit de s’emparer des marchés de l’ennemi, empêcher tout commerce avec les puissances centrales et libérer la France de sa dépendance envers les fournisseurs étrangers.

https://rha.revues.org/4232

« Mon père a été blessé aux yeux à Verdun »

Léone Ramette, 93 ans, a les yeux qui pétillent et le sourire d’une enfant quand elle évoque ses jeunes années. Une période heureuse, comme elle aime le rappeler. Son père, un Saint-Quentinois au « moral d’acier », lui a transmis le goût de la vie, lui disant : « Il ne faut pas regarder ce que tu n’as pas mais ce que tu as. »

C’est cette force qu’elle retient de son géniteur, Jules Léger. Un homme qui perd la vue à 31 ans, sur le champ de bataille de Verdun, le 6 mai 1916, lorsqu’un obus atterrit sur trois caisses de grenades à quelques mètres de lui. Blessé aux yeux et aux jambes, il est d’abord soigné à Vadelaincourt (Meuse). « Il entendait des coups de maillets qui remettaient ses os en place, c’est ce qu’il racontait », relate Léone. Il ne se réveillera qu’au Val-de-Grâce, à Paris.

Son père était de la classe 1905. Et avait effectué son service militaire, comme tout jeune homme saint-quentinois, à la caserne de Saint-Hilaire de la cité des Pastels, aujourd’hui remplacée par le stade Plein-air. Il sera rappelé sous les drapeaux et mobilisé le 4 août 1914. Agent de liaison, soldat du 287e RI, il est arrivé le 13 avril 1916 sur le front de Verdun. Il avait auparavant essuyé les batailles de Belgique et de La Marne.

Officier de la Légion d’honneur

Le 6 mai 1916 marquera la fin de la guerre pour lui. Et une longue période de convalescence. Les blessés sont alors rapatriés par la Suisse à Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher). « Ma mère avait une amie qui a reçu un papier lui disant que son frère [y] était. » Ce frère s’appelle Jules Léger. « C’est comme ça que ma mère a connu mon père en 1918. » Le couple se marie en 1921.

http://m.aisnenouvelle.fr/region/saint-quentin-mon-pere-a-ete-blesse-aux-yeux-a-ia16b108n332137

Une église disparue d’Argonne : L’Eglise de Binarville

eglisebinarv1 L’église a été, dès les premiers temps de la Grande Guerre, dégradée par les combats, mais elle est restée globalement debout jusque la nuit du 5 au 6 mai 1916, pendant laquelle elle est abattue. Dans l’immédiat après-guerre, un baraquement sert de lieu de culte, dont la cloche est bénie le 2 octobre 1921 par Mgr Tissier, évêque de Châlons ; elle se nommait Marie-Noëlle-Jeanne-Léonie et avait été offerte en souvenir du lieutenant Brault, tombé en délivrant le village.
Une nouvelle église est réédifiée à l’emplacement de l’ancienne sous la direction des architectes Dufresne et Maurice, de Sainte-Ménehould, auxquels on doit aussi la nouvelle mairie, ainsi que les mairies de Massiges et Minaucourt et les églises de Massiges, Ville-sur-Tourbe et Servon-Melzicourt. Le projet est approuvé en 1926. La bénédiction de la première pierre a lieu le dimanche 26 juin 1927 sous la présidence du chanoine Vagny, archiprêtre de Sainte-Ménehould. La bénédiction de la nouvelle église est célébrée, en même temps que le baptême de ses cloches, le 9 mai 1929. C’est cet édifice que nous voyons aujourd’hui à Binarville. Si son élévation et son style n’ont plus rien à voir avec l’église précédente, ses dimensions au sol paraissent à peu près identiques ; on peut supposer qu’il y a eu réemploi des fondations de l’église du 19ème siècle.

http://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=447

LA PHOTO DU JOUR

6 mai 1916
PHOTO JEAN HUGUES CRETIN, DE REIMS
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