Le Touquet: l’empreinte de Jean Descamps, reporter à 15 ans dans un pays en guerre

Sur le site de La Voix du Nord PROPOS RECUEILLIS PAR OLIVIER MERLIN

En 1914, le jeune Jean Descamps se réfugie avec sa famille au Touquet, à l’écart des lignes de front. L’adolescent, passionné de photographie, va rendre compte de l’actualité de la station plongée dans le quotidien de la guerre. Un travail d’une exceptionnelle qualité réédité par la Société académique du Touquet.

– Alain Holuigue, vous êtes secrétaire de la Société académique du Touquet. En quoi le témoignage de Jean Descamps, « Le Touquet pendant la guerre 14-18 » est exceptionnel ?

« Parce que les journaux locaux ont cessé d’être diffusés dès la déclaration de guerre. Les historiens locaux sont assez dépourvus d’infos touquettoises durant cette période. C’est aussi exceptionnel parce qu’il n’a que 15 ans quand il arrive au Touquet. »

– Comment travaille Jean Descamps dans cette ville sous emprise militaire ?

Ce jeune natif de Fromelles est très curieux et se met en tête de noter tout ce qu’il voit, au jour le jour. C’est un travail journalistique car factuel et objectif. À ces notes, il ajoute quantité de photos. Il publiera pas moins de 180 photos dans son livre. Journaliste à 15 ans, dans un pays en guerre et propriétaire d’un appareil photo, c’est définitivement exceptionnel. »

– Il prend des photos alors que la censure militaire les interdit formellement…

« Oui, il brave le danger. Il raconte qu’il se cache. Une fois, il se fera arrêter au camp d’Etaples où des dizaines de milliers de soldats transitaient. Il est amené manu militari dans le bureau du commandant et c’est son jeune âge qui le sauve d’une sanction sévère. »

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