652/journal de la grande guerre: 16 mai 1916

Carnets du rémois Paul Hess  (extraits)

Bombardement, toujours vers la rue du Champ de Mars, à 18/1/2

Journal du mardi 16 mai 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, près Vermandovillers, un coup de main nous a permis de nettoyer d’ennemis une tranchée allemande de première ligne.
En Champagne, violent bombardement par les Allemands de la région dite du Mesnil-Maisons-de-Champagne. L’ennemi a tenté plusieurs attaques simultanées à faible effectif sur divers points du front. Toutes ces attaques, arrêtées par des tirs de barrage ou repoussées par nos contre-attaques, sont restées infructueuses. Une incursion dans un ouvrage allemand, à l’ouest du mont Têtu, nous a permis de ramener une quinzaine de prisonniers.
Dans la région de Verdun, bombardement de nos premières et de nos deuxièmes lignes à l’ouest de la Meuse.
Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons réussi un coup de main, que notre artillerie avait préparée. Nos patrouilles ont nettoyé les tranchées ennemies sur un front de 200 mètres et ramené des prisonniers.
Nous canonnons des détachements ennemis au sud-ouest de Thiaucourt.
Violente lutte d’artillerie dans le secteur de Dixmude sur le front belge. Une incursion ennemie est refoulée.
Un zeppelin a été abattu en mer du Nord.
Les Allemands reprennent le bombardement de notre front de Salonique.
Les Russes remportent un succès en Mésopotamie.

Un accord franco britannique (Accord Sykes-Picotpour partager les provinces arabes

Négociés par Sykes et Georges-Picot, les accords qui portent leurs noms font l’objet d’un échange de lettre entre l’ambassadeur de France à Londres Paul Cambon et le ministre britannique des Affaires étrangères sir Edward Grey. Après plusieurs propositions, un accord franco-britannique est trouvé : l’accord du 16 mai 1916 divise la Syrie et la Mésopotamie en cinq zones : une zone bleue (Syrie littorale et Cilicie) sur laquelle la France peut mettre en place un régime d’administration directe ou un protectorat ; une zone rouge (basse Mésopotamie) où la Grande-Bretagne a les mêmes possibilités ; une zone brune (Palestine) réservée à la France et à la Grande-Bretagne ; une zone A (Syrie intérieure) où la France aura une zone d’influence sur le royaume arabe de Hussein ; une zone B (Mésopotamie moyenne) où la Grande-Bretagne aura une zone d’influence sur le royaume arabe.

Ces accords, qui révèlent toute la complexité des relations franco-britanniques, ne font cependant l’unanimité ni parmi les Français ni parmi les Britanniques. Les Français relèvent en particulier les avantages considérables qu’en retire la Grande-Bretagne sur la Palestine, lui permettant notamment de sécuriser la route des Indes. Pour les Britanniques, les accords placent la France dans une position d’intruse : une Syrie française isolant en effet l’Egypte de la Mésopotamie, au lieu de créer un territoire commun sous influence britannique.

http://www.lesclesdumoyenorient.com/Accords-Sykes-Picot.html

 

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