658/journal du 22 mai 1916: à Roucy exécution des 4 soldats du 96ème d’infanterie

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du lundi 22 mai 1916 à travers Le Miroir

Les attaques allemandes ont continué sur nos positions du Mort-Homme.
Aux abords de la route d’Esnes-Haucourt, nous avons enlevé deux tranchées allemandes. L’ouvrage occupé le 18 par l’ennemi au sud de la cote 287 a été bouleversé par notre artillerie.
A l’est de la cote 304, nous avons brisé une attaque ennemie.
A l’ouest du Mort-Homme, où les Allemands ont occupé une de nos tranchées avancées, ils ont subit ensuite un échec complet. Un assaut tenté par une brigade a été arrêté par nos feux et nos contre-attaques ; nos batteries ont pris sous leurs feux des colonnes qui suivaient les premières vagues et les ont forcées à refluer en arrière.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons enlevé les carrières de Haudromont, pris 80 hommes et 4 mitrailleuses.
Les avions allemands, en deux fois, ont jeté 120 bombes sur Dunkerque et sa banlieue, faisant 7 morts et 35 blessés. Deux des avions ont été abattus. 53 de nos avions ont été jeter 250 obus sur les cantonnements allemands de Wywege et de Ghistelles. Belfort a reçu 15 bombes.
Les Italiens, sur le front du Trentin, résistent toujours solidement aux attaques autrichiennes.
Un aviateur belge, près de Steenstraete, a abattu un taube.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai16.html

A Roucy exécution des 4 soldats du 96ème d’infanterie

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/qui-cherche-quoi/roucy-1916-22-sujet_5734_1.htm

Lire aussi: http://les-blessures-de-l-ame.over-blog.com/pages/EMILE_LHERMENIER_fusille_pour_lexemple_le_22_mai_1916_a_Roucy_Aisne-1071717.html

Verdun: des aviateurs utilisent des fusées

Le 22 mai 1916, jour de l’attaque contre le fort de Douaumont, Charles Nungesser et sept autres pilotes ( Beauchampde Gennes, de BoutignyChaputRéservatGuiguet, Barrault) décollent avec leurs avions armés de fusées mises au point par le lieutenant Yves Le Prieur.ls abattent alors 6 « drachen » d’observation situés sur la rive droite de la Meuse

http://www.asoublies1418.fr/default.asp?308332D3741663E62643330331D361E6266332D370472603395332D36E

Le général Mangin lance l’attaque contre le fort de Douaumont

22 mai 1916
Le général Mangin lance l’attaque contre le fort de Douaumont. Les Français parviennent à atteindre les superstructures du fort. Mais ils finissent par être repoussés. La tentative de reprise du Fort de Douaumont est un échec.
Témoignage de Jacques Lepetit, médecin au 129ème RI:

« L’ordre fut donné d’attaquer à 11h50, le 22. Notre bombardement de son côté avait été si violent depuis quatre jours (nous avions du 380), que les Boches n’avaient pu tenir dessous ; un quart d’heure après à peine, mon bataillon et l’autre de chez nous, ou plutôt leurs débris, avaient presque encerclé le fort ; à 12h45, un coureur apportait à mon commandant, un compte-rendu écrit sur la partie nord du fort, tandis que quelques prisonniers arrivaient tous seuls par petits groupes affolés ou… ravis. Quelques renforts pris sur la division furent demandés et arrivèrent le jour ; ce qui put arriver à la première ligne fut toujours autant. Malheureusement les régiments de droite et de gauche ne purent avancer beaucoup, nous laissant complètement en flèche autour du fort et comme notre ancienne première ligne nous y mettait déjà, nous avions plutôt une sale position. » « Dans la journée, quelques éléments ont pénétré dans une petite partie de l’intérieur du fort. Seuls, nous avons atteint notre objectif et l’avons conservé jusqu’à la relève (nuit du 23-24) ; mais renforcés depuis le 22 au soir par des régiments du Sud-Ouest, et relevés le 23 dans la nuit ; nous avons bien pensé que nos sacrifices seraient inutiles, à voir la débandade de ces gens de classe 16 ou de vieux demi-méridionaux (34ème et 49ème d’infanterie), mettant la panique partout et fuyant de tous côtés avant d’être arrivés en première ligne. »« Nous seuls avons atteint le fort et cela en pure perte, par la faute d’un bandit qui nous a fait relever en plein combat dans les circonstances les plus dures, par des Méridionaux choisis parmi des jeunes n’ayant jamais vu le feu ou des vieux ayant passé jusqu’à présent toute la guerre dans des secteurs de tout repos, sans aucune attaque, pour les envoyer subir les contre-attaques d’un secteur infernal. Grâce à tout cela, notre division est anéantie. L’attaque du fort, désapprouvée par le seul général Pétain, était une folie. »

Source : Jacques Lepetit, Journal de guerre.

http://www.france2.fr/emissions/apocalypse-verdun/chronologie-temoignages_457706

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