Dans les champs, des enfants conduisent des attelages

A lire sur le site de La Nouvelle République

Avec leurs maîtres d’école, les enfants entretiennent des jardins scolaires pour contribuer à l’effort de guerre.

 Le 7 mai 1916, La Semaine (le supplément agricole de L’Avenir de la Vienne) reproduit un extrait d’une chronique parue dans un quotidien parisien, Le Journal. Selon son auteur, Jean de Bonnefon, il faudrait récompenser par des prix nationaux les petits paysans qui prennent part avec zèle aux travaux agricoles : « Il n’est pas rare de voir dans les champs des enfants de 12 ou 15 ans derrière les charrues, et des fillettes conduisant des attelages. Braves petits ! Ils sont tout simplement dignes de leurs pères. » (1)

La guerre a éloigné les hommes dans la force de l’âge. Leur absence, sans compensation de main-d’œuvre, fait que les enfants secondent les mères, les anciens manient les charrues. Dans le Montmorillonnais dès 1915, des registres de délibérations de conseils municipaux font état du travail des femmes et des enfants. En 1916, la situation a empiré selon le courrier des maîtres d’école à leur inspecteur. Une institutrice près de Gençay indique que ses élèves qui « l’hiver fréquentent l’école avec une régularité exemplaire, désertent aux premiers beaux jours pour ne réapparaître que les jours de mauvais temps ». (2)

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