664/Journal du 28 mai 916: Verdun: un déluge de feu et d’acier

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du dimanche 28 mai 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, un tir de concentration de nos batteries a détruit plusieurs abris de l’ennemi.
En Champagne, grande activité des deux artilleries dans les secteurs de Ville-sur-Tourbe, Tahure et Navarin. Une attaque allemande sur nos positions à l’ouest de la route de Navarin a échoué.
Sur la rive gauche de la Meuse, canonnade dans le bois d’Avocourt et dans le secteur de la cote 304.
Nos troupes ont attaqué le village de Cumières et les positions à l’ouest. Nous avons pénétré dans la partie est du village et enlevé plusieurs tranchées, en capturant 100 hommes et 2 mitrailleuses.
Au sud-ouest du Mort-Homme, nous avons progressé et fait 50 prisonniers.
Une nouvelle attaque allemande a été repoussée aux abords du fort de Douaumont. Nous avons progressé au nord-ouest de la ferme Thiaumont.
Les Italiens ont contenu énergiquement l’ennemi par leurs contre-attaques dans la vallée de l’Adige, dans le val Sugana et sur le Carso.
Les Anglais se sont emparés de la capitale du Darfour en infligeant un gros échec au sultan Ali Dinar.
Le général Gallieni, ancien ministre de la Guerre, est décédé.
L’aviateur Gilbert s’est de nouveau évadé.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai16.html

Verdun le 28 mai

Le dimanche 28 mai, dans la nuit, après quatre jours de tunnel, nous remontions en ligne.

Le bataillon devait se tenir en réserve au « ravin des Abris », lequel se trouvait à l’entrée du ravin des Fontaines, plus justement appelé par les poilus « ravin de la Mort. » Le ravin des Fontaines aboutissait, on se le rappelle, à l’entrée du défilé de Vaux. Ainsi placés, nous pouvions, selon les besoins, nous porter, soit au secours du fort à l’est, soit au nord à la rescousse de la garnison des tranchées défendant l’accès du défilé tranchée de la voie ferrée (que j’avais occupée précédemment) et tranchée de la digue de l’étang de Vaux.

En attendant, chaque nuit, nous devions fournir des corvées de travailleurs ou de transport de munitions.

Ces corvées, au milieu de ce terrain bouleversé d’entonnoirs et perpétuellement battu par les obus des deux artilleries, s’accomplissaient dans des conditions effroyable

http://chtimiste.com/batailles1418/1916verdun3.htm

Lire aussi: http://www.ac-toulouse.fr/cid82088/dossier-bataille-verdun-fevrier-decembre-1916.html

Verdun: un déluge  de feu et d’acier : Jean-Ernest TUCOO-CHALA

8 mai 1916 : à Verdun, pris dans une attaque : « il y a de quoi perdre la tête dans ce chaos […] nous prenons en main les trois canons restants : ordre de tirer sans discontinuer hausse 2375 mètres à droite du fort de Douaumont. […] c’est une véritable fournaise […]. Nous tirons sans cesse […] les blessés qui passent près de nous nous engueulent, nous leur tirons dessus à ce qu’il paraît ; alors j’aime mieux [régler le tir] 50 mètres plus long. Je ne suis plus comme les copains qu’un paquet de boue gluante. On ne vit plus, on est en sursis, des morts vivants et l’énergie ne peut rien contre la fatigue et la soif. »

http://cache.media.education.gouv.fr/file/Verdun/74/5/Entre_les_lignes_4_374745.pdf

 

(Aviation) décès du pilote Bernard de Curel

Capture d’écran 2016-04-19 à 09.48.02Le 28 mai 1916, le Messager de la Creuse écrit dans ses colonnes ; « Noth endeuillé par le décès d’un enfant du pays. Nous apprenons avec un profond regret la mort au champ d’honneur du sous-lieutenant aviateur Bernard de Curel tué à Autrécourt, près de Verdun le 20 mai 1916, à l’âge de 22 ans. A sa tante, à son oncle, Madame la vicomtesse et Monsieur le vicomte Paul de CUREL, et à toute sa famille, nous adressons nos sincères et respectueuses condoléances »

Lire sa bio sur: http://www.premiere-guerre-mondiale-1914-1918.com/image/uploader/kfm/poilus-aviateurs/Bernard-de-CUREL-bio.pdf

 

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