668/journal du 1 juin 1916: jusqu’au 7 juin la bataille du fort de Vaux

Carnets du rémois Paul Hess ( extraits)

Ascension: 1 juin 1916

Sifflements et arrivées vers les Arènes du Sud et le canal.

Afin d’avoir un aperçu des travaux de défense exécutés dans le haut de l’avenue de Laon, je profite de cette belle journée de liberté pour aller, en me promenant jusqu’à la ferme Prévot-Démolin et je reviens place Amélie-Doublié par la rue Danton, jusqu’au Pont Huet et la rue Lesage.

L’avenue est garnie en effet, et même bien garnie de barbelés.

Journal du jeudi 1 juin 1916 à travers le Miroir

Sur la rive gauche de la Meuse, succession de violents combats.
L’ennemi, à la suite d’un bombardement de deux jours, a lancé des attaques concentriques et répétées, à gros effectifs, sur nos tranchées à l’est du Mort-Homme et de part et d’autre du village de Cumières. Il a été repoussé avec de grosses pertes. Toutefois, au sud du bois des Caurettes, nous avons dû évacuer notre tranchée de première ligne, nivelée par le bombardement.
Au sud de Cumières, nous avons d’abord été refoulés dans la direction de la station de Chattancourt, mais une vive contre-attaque de nos troupes nous a permis de ramener l’ennemi jusqu’aux abords du village. Les fractions allemandes qui à la faveur du brouillard, s’étaient glissées le long de la Meuse jusqu’à la tranchée de la station de Chattancourt, ont été anéanties par nos feux.
Ultérieurement, deux coups de main sur les pentes du Mort-Homme nous ont permis de faire 245 prisonniers.
Sur la rive droite de la Meuse, violente canonnade entre le fleuve et le fort de Vaux.
En Alsace, l’ennemi nous a attaqués près de Seppois. Ses attaques ont été rejetées.
Les  Italiens tiennent bon dans la vallée de l’Adige : ils ont cédé du terrain dans la région d’Asiago.
Les Bulgares ont occupé la gare de Demir-Hissar (Macédoine grecque). Entre cette ville et le lac Doiran, nous avons occupé Poroj.  

Verdun: Le commandant Raynal et l’envoi du dernier pigeon

Raynal(…)Raynal, encore convalescent, se porte volontaire pour servir à Verdun et prend le commandement du fort de Vaux le 24 mai 1916. Fin mai, les fantassins français combattent sur une ligne de défense en avant du fort.

Le 1er juin 1916, les troupes allemandes lancent une attaque massive sur l’ouvrage. Rapidement, les unités qui défendent l’extérieur du site sont décimées et obligées de se replier à l’intérieur du fort. L’agonie du fort de Vaux débute.

http://www.verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/ressources/le-commandant-raynal-et-lenvoi-du-dernier-pig

Le fort de Vaux résiste

http://www.verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/ressources/le-commandant-raynal-et-lenvoi-du-dernier-pig

Les funérailles du général Gallieni

1 juin 1916Le 1er juin 1916, le cortège funèbre du général Gallieni passe le seuil du pavillon central de la façade nord de l’Hôtel des Invalides. Le cercueil est recouvert d’un grand drapeau tricolore.

À l’avant, dix drapeaux forment un éventail sur deux rangs. Derrière le char funéraire, des soldats portent les décorations de Gallieni sur des coussins. Un peu plus loin suit le cortège officiel. De chaque côté de l’allée, des soldats, coiffés du casque Adrian, forment une haie d’honneur, au garde à vous et baïonnette au fusil. À droite au premier plan, un officier général français porte le brassard noir de deuil.
Revenons un peu en arrière, pour regarder l’une des rares photographies montrant l’intérieur de l’église Saint-Louis des Invalides le jour de la cérémonie. Le cercueil, exposé sous un catafalque, est encadré par deux rangées de grands candélabres et des couronnes de fleurs.

http://actualites.musee-armee.fr/vie-du-musee/les-invalides-dans-la-grande-guerre-episode-13-les-funerailles-du-general-gallieni/

Verdun: le 28 ème RI perd le 3 ème bataillon

http://vlecalvez.free.fr/JMOjuin1916.html

Jusqu’au 7 juin la bataille du fort de Vaux

Capture d’écran 2016-04-19 à 17.04.04En résistant pendant 7 jours aux assauts de la 50e division allemande, le Fort de Vaux est devenu un autre symbole du courage et de l’héroïsme des soldats français au cours de la bataille de Verdun.

Situé à 298 mètres d’altitude, le Fort de Vaux servait d’observatoire et surveillait le plateau de Vaux et la plaine de la Woëvre. Construit entre 1881 et 1884, dans le cadre du Système Séré de Rivières, son toit est renforcé en 1888 par une carapace de béton de 2,5 m d’épaisseur. Entre 1904 et 1906, il est modernisé et une tourelle armée de canons de 75 mm est installée. Plus petit que le fort de Douaumont, son effectif était de 298 hommes. Dès février 1916, la tourelle de 75 mm explose accidentellement, suite aux bombardements allemands qui provoquent la mise à feu d’une charge de prés d’une tonne d’explosif. Le fort étant désarmé de ses canons, l’étau se resserre autour de lui.

http://www.mylorraine.fr/article/le-fort-de-vaux/2208

 

Publicités