671/journal du 4 juin 1916: offensive du général Broussilov pour soulager Verdun

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du dimanche 4 juin 1916 à travers Le Miroir

En Champagne, à l’ouest du mont Têtu, des éléments ennemis qui, à la suite d’un intense bombardement, avaient pénétré dans quelques petits postes avancés, en ont été délogés par nos contre-attaques à la grenade.
En Argonne, une attaque allemande sur un saillant de notre ligne à l’ouest de la Fille-Morte, a été repoussée après un combat assez vif. Une deuxième attaque a subi également un échec complet.
Sur la rive gauche de la Meuse, nos positions à la cote 304 et nos deuxièmes lignes ont été soumises à un violent bombardement.
Sur la rive droite, la lutte se poursuit dans le secteur du fort de Vaux avec le même acharnement. Toutes les tentatives de l’ennemi sur nos tranchées à l’ouest et à l’est du fort, ont été repoussées. Contre le fort lui-même, les Allemands ont multiplié les assauts furieux malgré les ravages causés dans leurs rangs par nos tirs d’artillerie et de mitrailleuses qui, chaque fois, les ont repoussés. Néanmoins, au cours de la nuit, des fractions ennemies ont pu pénétrer dans le fossé nord de l’ouvrage, dans l’intérieur duquel nous nous maintenons énergiquement.
Les Italiens ont rétabli leur ligne de bataille dans la partie orientale du Trentin.
Les nouvelles reçues sur la bataille de la mer du Nord attestent que la défaite allemande a été réelle. Les pertes de l’ennemi sont beaucoup plus importantes qu’on ne l’avait, dit d’abord.
Le général Sarrail a proclamé l’état de siège dans la zone de Salonique.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

L’offensive du général Broussilov

606x340_274802Le 4 juin 1916, sur le front est de la Première Guerre mondiale, les forces russes conduites par le général Broussilov, commandant en chef du front sud-ouest, lancent une grande offensive contre les armées allemandes et austro-hongroises en Pologne et en Autriche-Hongrie. Cette offensive, initialement prévue le 15 juin, est avancée pour soulager l’Italie de la pression austro-hongroise, le haut commandement italien ayant demandé l’intervention des Russes.

L’attaque russe était prévue pour coïncider avec l’assaut britannique dans la Somme, sur le front occidental. Les attaques russe et britannique avaient pour objectif de soulager une partie de la pression exercée sur les Français à Verdun.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Offensive_Broussilov

http://fr.euronews.com/2014/07/21/4-juin-1916-l-offensive-de-broussilov/

http://www.verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/ressources/alexei-broussilov,-le-general-russe-qui-porta

Un pigeon lâché du fort de Vaux

(LIRE AUSSI DE PRÉCÉDENTS JOURNAUX DE GUERRE)

Le 4 juin 1916, le Colonel Raynal assiégé au fort de Vaux sous un déluge de plus de 8 000 obus par jour envoie son dernier pigeon chargé d’un ultime message. Quoique gazé à l’ypérite, il réussit à regagner son pigeonnier. Il sera cité à l’ordre de la Nation.

Ce fut lors de la résistance du fort de Vaux que la colombophilie militaire allait gagner, s’il en était encore besoin, une place d’honneur dans l’histoire.

L’épisode du fort de Vaux se situait en plein cœur de la bataille de Verdun, de février à décembre 1916. D’abord désarmé par les Français avant l’avancée ennemie, ce point stratégique n’eut pas le temps d’être réarmé avant l’assaut, le 1er juin 1916 au soir. Cette attaque cerna le fort qui n’eut plus d’autre moyen pour communiquer avec l’extérieur que les quatre pigeons du colombier de Verdun confiés au commandant Raynal.

Le 2 juin, un premier oiseau fut lâché : « L’ennemi est autour de nous. Je rends hommage au brave capitaine Taboureau, très grièvement blessé. Nous tenons toujours. »
Les 3 et 4 juin, deux autres pigeons furent libérés pour décrire la situation dans le fort : l’avancée ennemie, la résistance des soldats français, une demande, à titre posthume, de la Légion d’honneur pour le capitaine Taboureau. Le 4 juin, le commandant lança vers Verdun son dernier pigeon. Des gaz asphyxiants allemands envahissaient l’atmosphère du fort. Le pigeon ne parvenant pas à s’élever au-dessus des fumées, il revint se poser devant le poste de commandement. Le commandant Raynal s’écria alors : « Mais il faut qu’il parte ! ». Il le renvoya et eut la joie de le voir piquer dans la bonne direction : Verdun. Dépourvu de tout moyen de communication, livré à ses seules ressources extrêmement précaires, complètement privé d’eau, le fort succomba le 7 juin à l’offensive allemande. L’héroïsme du commandant Raynal força le respect de ses adversaires dont il obtint l’insigne honneur de conserver son épée, suprême hommage rendu à sa bravoure.

Le pigeon voyageur porteur du message était, comme la petite troupe du fort de Vaux, fortement intoxiqué par les gaz. Il revint cependant à son colombier et fut plusieurs jours entre la vie et la mort. Il survécut grâce aux soins attentifs dont il fut l’objet. Cette femelle avait auparavant accompli cinq voyages dans des conditions difficiles. Le colonel Raynal écrivit par la suite : « Seul un approvisionnement suffisant de pigeons aurait pu m’assurer, jusqu’au dernier instant, une communication certaine. »
Cinq mois après la chute du fort, une contre-offensive française permit de le reprendre.

http://cousin.pascal1.free.fr/pigeons-14-18.html

UNE VIDÉO : https://www.youtube.com/watch?v=vFmb9nuHseA

 

 

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