672/journal de la grande guerre: 5 juin 1916

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du lundi 5 juin 1916 à travers Le Miroir

En Argonne, une tentative de l’ennemi sur un de nos petits postes aux Courtes-Chausses a été repoussée.
Sur la rive gauche de la Meuse, l’activité de l’artillerie est devenue intense dans la région de la cote 304. Des préparatifs d’attaque, signalés dans les tranchées allemandes, ont été enrayés par nos tirs de barrage.
Sur la rive droite, l’ennemi a tenté à plusieurs reprises de tourner le fort de Vaux par le sud-est. Une puissante attaque, déclanchée dans le ravin, entre Damloup et le fort avait réussi à prendre pied dans nos tranchées. Une contre-attaque immédiate en a complètement délogé l’ennemi. Une seconde attaque allemande a échoué sous nos feux d’artillerie.
Une autre attaque, menée sur les pentes du bois Fumin, au-dessus de l’étang de Vaux a été arrêtée par nos mitrailleuses.
Les tirs de notre artillerie lourde ont fortement endommagé trois batteries allemandes dans le bois de Caurières. Nous avons dispersé des rassemblements dans le bois de la Caillette.
Des taubes ont bombardé Toul : 6 personnes ont été tuées ; 10 blessées. L’un des avions a été abattu dans nos lignes à Sauzey ; deux autres sont descendus brusquement dans les lignes allemandes.
Les Russes ont infligé un échec aux Turcs en Arménie.
Les Italiens ont fait subir de grosses pertes aux Autrichiens dans le Trentin.

Source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

Le Siège du fort de Vaux

Rive droite
C’est une nouvelle journée de lutte qui se déroule dans les coursives, les couloirs et les casemates. Mais tous les points stratégiques sont conservés au pris de souffrances inouïes.
Le bombardement allemand est très violent sur le fort et ses alentours. De nombreux obus français tirés trop court, viennent s’y ajouter. 

A 4 reprises, le commandant Raynal tente l’envoi d’un message optique au fort de Souville.
A 1 h :  » L’ennemi travaille, partie ouest du fort, à constituer un fourneau pour faire sauter voûte. Taper vite avec artillerie. « 
A 8 h :  » N’entendons pas notre artillerie. Sommes attaqués par gaz et liquides enflammés. Sommes à toute extrémité. « 
A 21 h 45 puis à 23 h :  » Il faut que je sois dégagé ce soir et que du ravitaillement en eau me parvienne immédiatement. Je vais toucher au bout de mes forces. Les troupes, hommes et gradés, en toutes circonstances, ont fait leur devoir jusqu’au bout. « 

A minuit, l’aspirant Buffet et le sergent Fretté partent de Tavannes et parviennent à regagner le fort de Vaux. Ils sont accueillis très chaleureusement par le commandant Raynal auquel ils transmettent leur message d’espoir.
Ce message, bien que positif, n’est pas du tout satisfaisant. Seulement 4 compagnies (238e et 321e R.I.) sont prévues pour l’attaque, accompagnées de quelques pelotons du génie munis d’échelles spéciales, pour gravir la superstructure, comme au Moyen Age. Sans mettre en doute la valeur des combattants ni leur héroïsme, il est illusoire de croire que l’ennemi laissera avancer ces hommes équipés d’échelles. En ce qui concerne la préparation d’artillerie, aucun détail, alors qu’elle aurait du durer plusieurs jours pour être efficace, comme l’on fait les Allemands !
Le commandant Raynal est ses officiers doivent se résigner à l’action prévue par le G.Q.G., ils ferons de leur mieux…

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/histo-verdun-detaille5.htm

Entre Cuinchy et Fauquissart, les Anglais pénètrent dans les tranchées ennemies

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De Londres, le communiqué de l’armée britannique du 5 juin, publié dans Le Temps dit qu’il n’y a eu aucun changement important dans la situation.

A Zillebeke, la nuit s’est passée tranquillement, mais aujourd’hui il y a eu un bombardement assez vif des deux artilleries. Dans ce secteur, l’ennemi a prononcé une petite attaque qui a été aisément repoussée.

Sur d’autres points de la ligne, de petites expéditions ont été exécutées de part et d’autre. L’ennemi, après un violent bombardement, a exécuté un raid près de La Boisselle. Nous avons subi des pertes minimes, et l’ennemi s’est retiré en abandonnant des morts sur le terrain.

Au nord-est d’Arras, après avoir fait éclater une mine, l’ennemi a tenté un raid qui a échoué. Nous avons repoussé l’ennemi et avons occupé les entonnoirs.

Nous avons pénétré dans les tranchées allemandes en cinq points différents entre Cuinchy et Fauquissart.

Deux de nos expéditions ont été particulièrement heureuses. Nous avons infligé des pertes à l’ennemi en lui tuant 40 hommes. On signale une vive activité de mines dans le secteur d’Hulluch et Givenchy. Nous avons fait éclater cinq mines et l’ennemi, une pendant les dernières vingt-quatre heures.

Le 6 juin, cet après-midi, l’est d’Ypres, a eu lieu un violent combat. Un peu après midi l’ennemi a commencé à bombarder violemment nos positions vers Hooge et également au nord et au sud, ainsi que les environs du chemin de fer d’Ypres à Comines et le canal d’Ypres à Comines.

Entre 15 heures et 16 h. 30, l’ennemi a fait éclater une série de mines sur divers points sur un front de 2 000 yards au nord de Hooge.

Les explosions de mines et le bombardement ont été suivis d’infructueuses attaques d’infanterie entre Hooge et le canal d’Ypres à Comines.

A Hooge, immédiatement au nord, l’ennemi a pénétré dans les tranchées de premières lignes après avoir fait exploser des mines. Le combat continue, notre lign générale est toujours intacte, d’autres attaques ont échoué, plus au nord.

Sur le reste du front journée relativement calme. Au nord de Roclincourt, nous avons fait exploser une mine de défense qui a causé des dégâts dans les galeries ennemies.

Hier soir, de petits groupes anglais ont pénétré dans les tranchées allemandes sur trois points, savoir près de la Boisselle, Authuille, Hamel, et partout nous avons infligé des pertes aux Allemands, dont nous avons bombardé les guitounes et endommagé les tranchées.

la suite sur http://www.il-y-a-100-ans.fr/ce-qu-il-se-passait-il-y-a-100-ans/lundi-5-et-6-juin-1916-entre-cuinchy-et-fauquissart-les-anglais-penetrent-dans-les-tranchees#.V1PZGrSqhDI

Grande révolte arabe : quand la France voulait protéger les lieux saints de l’islam

main_revolte_arabeLe 5 juin 1916, le chérif Hussein proclamait l’indépendance du Hedjaz et lançait la Grande révolte arabe contre les Ottomans. Il était alors soutenu par les Britanniques, mais aussi par les Français qui lui apportèrent une aide militaire.

Au début de l’été 1916, la presse française consacre une grande partie de ses articles aux combats dans le secteur de Verdun, mais elle suit aussi attentivement des événements qui se déroulent à des milliers de kilomètres de là, en Arabie. « Le Hedjaz est en pleine insurrection. La Mecque est prise, et Médine, la ville sainte, est assiégée », peut-on lire dans les colonnes du journal Le Temps, le 24 juin.

« Le grand chérif Hussein continue activement sa conquête du Hedjaz qu’il a résolu de soustraire à la domination turque. Le dernier fort de la Mecque est tombé entre ses mains », s’enthousiasme également, mi-juillet, dans un article, le quotidien La Presse.

Quelques semaines plus tôt, le 5 juin 1916, l’émir Hussein Ibn Ali est en effet entré en rébellion contre l’Empire ottoman, donnant ainsi naissance à la Grande révolte arabe. À ses côtés, le chérif de la Mecque peut compter sur les Britanniques qui promettent d’aider à la création d’un grand royaume arabe en échange de ce soulèvement contre les Ottomans, alliés des Allemands.

La suite sur http://www.france24.com/fr/20160604-grande-revolte-arabe-mission-militaire-francaise-lieux-saints-islam-lawrence-arabie-hussein

 Le 217ème RI dans la Grande Guerre, du Bonhomme au MontKemmel

« a .Réserve du D.A.L. : Travail habituel des unités. Exercice de fusiliers mitrailleurs et théorie pratique sur la mitrailleuse Maxim.

b .avant-Postes : Nuit calme, aucun bruit <> train, mais vers 23h entendu camions vers Domèvre. Quelques obus de 105 sur l’Enclos et le Gros Buisson. Continuation de <> remise en état des ouvrages et boyaux.

Journée calme, vers 13h quelques obus de gros calibre sur Bois Lecomte et sur GG5 à I3 est sur le boyau du Comande<>. Bruits de grenades(?) vers le bois des Prêtres.

c .Patrouille allemande : A 22h50, par une nuit très noire et après une violente pluie, une patrouille est venue cisailler le réseau du poste d’écoute de la tête de l’Enclos. Le poste et les hommes des tranchées voisines <> les allemands ripostent par des grenades à fusil qui nous <> 3 hommes et se replient. Dix minutes après, une vingtaine <> 105 pénétrants et fusants tombent sur l’ouvrage de la sape de l’Enclos, nous blessant 3 hommes. Reste de la nuit calme. Pertes : 6 blessés. »

http://217emeri.canalblog.com/archives/2016/06/05/33886149.html

Combats en Argonne avec le 72 ème RI

Relève du régiment avant la nuit, activité de minenwerfer ennemis beaucoup plus grande que de coutume. Le point « Y » est complètement boulversé (voir carte du 4 juin 1916) et presque nivelé, quatres hommes sont ensevelis sous les décombres, nous avons vigoureusement rispoté.

Pertes du jour:  4 tués et 4 blessés. Tués, caporal Joseph Jean 10ème Cie, soldats BoucherIsidore 11ème Cie, Bodel Eugène 10ème Cie, Barbillon Jean 10ème Cie. Blessés, soldats Caudron Lucien 11ème Cie, Mahelin Léon et Montpert Marcel 10ème Cie.

http://laurent59.canalblog.com/archives/2006/06/05/2021523.html

 

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Contact: alain.moyat@orange.fr

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