681/journal du 15 juin 1916: l’odyssée des soldats russes de Moscou à Marseille

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du jeudi 15 juin 1916 à travers Le Miroir

Entre l’Oise et l’Aisne une forte patrouille ennemie a été repoussée à coups de fusil au sud-est de Moulin-sous-Touvent.
A l’est de Soissons, nous avons enlevé un petit poste allemand dans la région de Venizel.
Lutte intermittente d’artillerie dans les secteurs de la rive gauche de la Meuse.
Sur la rive droite, l’ennemi a violemment bombardé nos positions au nord de l’ouvrage de Thiaumont, dans le bois Vaux-Chapitre et au sud du fort de Vaux. Aucune attaque d’infanterie ne s’est produite.
Dans les Vosges, un coup de main de nos skieurs sur la croupe au sud de Geuvern (nord de Thann), nous a permis de ramener des prisonniers.
Les Russes ont progressé à l’ouest de Loutsk et de Doubno, à l’ouest de la Strypa, et dans les régions du Dniester et du Pruth. Ils ont enlevé Sniatyn, entre Kolomea et Czernowitz et luttent pour la tête de pont de cette dernière ville. Ils ont encore capturé 6000 hommes et 6 canons, portant leurs captures totales à 1720 officiers, 120.000 hommes et 130 canons.
Toute une série d’attaques autrichiennes se sont brisées sur le front italien.
Les Anglais ont occupé Kerman, en Perse.
M. Boselli, chargé par le roi d’Italie de constituer le cabinet, poursuit ses pourparlers.

 

L’odyssée des soldats russes de Moscou à Marseille

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Le n° 127 de « je sais tout » du 15 juin 1916 revient sur « l’odyssée des soldats russes de Moscou à Marseille en 80 jours ».

Avec des photos inédites

On retrouve la fascination des français pour ce Corps Expéditionnaire Russe venu selon un périple unique dans l’histoire militaire.

Pour une meilleure lisibilité, en voici le texte retranscrit par l’ Association du souvenir du corps expéditionnaire russe en France (ASCERF).

Celle-ci publie « la gazette de l’ours michka, la mascotte du Corps Expéditionnaire Russe ».

Voici donc un extrait du n°6 de janvier 2012, page 5.

On découvre un portrait particulièrement élogieux du général Lokhvitsky

On voit aussi selon les articles des variantes dans les récits de l’époque. Cela explique pourquoi, de nos jours, il existe des points de divergence selon les auteurs.

http://simon-rikatcheff.over-blog.com/2014/12/je-sais-tout-n-127-du-15-juin-1916.html

 les 51e et 72e D.I à Verdun

 p23

Du 15 juin au petit jour jusqu’au 17 juin au soir, le total des pertes est, pour la compagnie, de 67 hommes et de 800 à peu près pour le régiment. Le 311e est littéralement fauché.
Les deux régiments ont enlevé aux Boches plus de mille mètres de tranchée, on fait 200 prisonniers et se sont emparés de plusieurs mitrailleuses.
Ils étaient composés de Provençaux et de Parisiens. « 

 » Le bataillon comptait au départ 18 officiers et 950 hommes. A l’appel fait le 22 juin, à 17 heures, au camp de la 50e Division allemande, il ne restait que 5 officiers valides et 4 blessés (j’étais de ces derniers), 170 hommes valides et 33 blessés. « 

 » Sur un effectif de 1150 hommes le 23 juin au matin, le 121e B.C.P. a eu le soir, 561 tués, 260 blessés, 250 prisonniers pris, soit blessés, soit enfumés au fond de leurs abris. On peut donc dire que le 121e B.C.P. s’est entièrement sacrifié pour le salut de Verdun « 

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/temoi-morts.htm

 

 

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