683/journal de la grande guerre: 17 juin 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du samedi 17 juin 1916 à travers le Miroir

Sur la rive gauche de la Meuse, les Allemands ont lancé plusieurs contre-attaques sur les tranchées des pentes sud du Mort-Homme, conquises par nous. Toutes ces tentatives ont échoué sous nos feux. Nous avons fait, au total, 200 prisonniers dont 6 officiers.
Sur la rive droite, l’ennemi a dirigé une puissante action offensive contre nos positions au nord de l’ouvrage de Thiaumont, depuis la cote 304 jusqu’aux abords de la cote 310. Nos feux de mitrailleuses et d’artillerie ont brisé successivement toutes les attaques qui ont coûté des pertes élevées aux assaillants.
Plus à l’est, les Allemands, après un violent bombardement ont tenté une attaque sur nos tranchées à la lisière sud du bois de la Caillette. Nos tirs ont empêché l’ennemi de sortir de ses propres tranchées.
La canonnade s’accentue sur le front de Macédoine.
Les Russes ont pris 100 officiers et 14.000 soldats. Leurs nouveaux succès ont été particulièrement marqués dans la région au nord et au sud de Loutsk.
Les Italiens ont infligé deux sanglants échecs aux autrichiens au Coni Zugna (vallée de l’Adige) et au plateau d’Asiago.
M. Wilson a été proclamé candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis et M. Marshall, candidat à la vice-présidence, par la convention de Saint-Louis.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

La mort fait en effet désormais partie du quotidien des soldats

La mort fait en effet désormais partie du quotidien des soldats, qui la décrivent sans détour, y compris dans les lettres destinées à leurs épouses ou à leurs parents. Le nombre des morts les frappe avant tout. Léopold de Bellaing, officier de cavalerie originaire de Guingamp, affecté à la 87e DT, une division territoriale bretonne et normande, décrit le « triste spectacle » que constituent « des masses de cadavres allemands entassés les uns sur les autres, des malheureux fantassins de chez nous, des armes, des casques, de vieilles boites de conserve, des bouteilles vides » gisant au fond d’un canal asséché des environs d’Ypres2. Les effets des armes modernes sur les corps sont décrits sans plus de détour : racontant à son épouse le bombardement qu’il a subi le 17 juin 1916 sur le front des Flandres, René-Noël Abjean lui dit qu’ « un de Brest […] a été tué par un obus qui lui a enlevé la tête. C’est horrible de voir tous ces cadavres déchiquetés, les uns sans tête, d’autres sans jambes, d’autres dont tout le corps était criblé d’éclats d’obus. La compagnie comprend 6 tués et 14 blessés. Tu penses quelle fut mon impression quand j’allais voir l’endroit où ces cadavres et ceux des autres compagnons furent déposés ».

http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/toussaint_de_guerre_en_bretagne.html

Ecrivain mort à la guerre

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OLIVIER DIRAISON-SEYLOR – 1873 – Tué le 17 juin 1916 au bois de Navet (Verdun)

http://data.bnf.fr/10711387/olivier_diraison-seylor/

LA CARTE ALLEMANDE DU JOUR

17 JUIN 1916 (2)
PHOTO FOURNIE PAR JEAN-HUGUES CRÉTIN, DE REIMS

 

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