687/journal du 21 juin 1916: des bombes sur Trêves, Karlsruhe et Müllheim

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Depuis le 6 courant, les journaux nous ont annoncé un mouvement offensif des Russes en Galicie.

Journal du mercredi 21 juin 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, un coup de main de l’ennemi dans la région de Lihons a complètement échoué.
Sur la rive gauche de la Meuse, l’ennemi a bombardé activement les pentes sud du Mort-Homme et la région de Chattancourt. Notre artillerie a partout répondu par des tirs de barrage et des contre-préparations efficaces.
Sur la rive droite, une attaque allemande prononcée contre nos positions au nord de la cote 321 a été repoussée par nos feux.
Les Russes ont attaqué les Autrichiens dans la région de Pinsk ; la situation de l’ennemi apparaît très difficile. L’armée austro-hongroise de Pflanzer est complètement isolée depuis la prise de Czernowitz. Elle serait même coupée en plusieurs tronçons.
Les Russes ont repoussé une offensive turque sur le front du Caucase.
Les Italiens avancent lentement mais sûrement sur le plateau d’Asiago. Ils se sont emparés d’une cote dominante, en capturant des prisonniers.
Vingt-sept combats aériens ont eu lien en une seule journée sur le front britannique. Un sous-marin anglais a abattu un hydravion allemand.
Des troubles ont éclaté à Aix-la-Chapelle. Le bourgmestre de Leipzig engage ses concitoyens à subir en silence les privations. La Saxe proteste contre le régime des douanes intérieures qui contribue à l’affamer.
Des bruits de crise ministérielle circulent à Athènes où M. Skouloudis déclare cependant de ne pas vouloir quitter le pouvoir.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

Des bombes sur Trêves, Karlsruhe et Müllheim

Mercredi 21 juin 1916 : En représailles des bombardements aériens de Bar-le-Duc et de Lunéville, des avions français jettent des bombes sur Trêves, Carlsruhe et Müllheim. À CarIsruhe il y a 267 victimes, dont 110 morts. Aux protestations indignées de l’Allemagne les neutres répondent qu’elle a commencé ces raids quand elle a envoyé, en août 1914, des taubes sur Paris.

http://www.blamont.info/textes877.html

Verdun: le suprême assaut

Le Commandement allemand comptait bien, cette fois, culbuter l’obstacle. Il n’avait pu atteindre la place le 15 juin, date fixée par le Kaiser; mais par un suprême effort, il avait le ferme espoir que l’échéance n’aurait été que faiblement retardée. Des corps d’élite étaient appelés. Une artillerie formidable était réunie : 380 et 420 en faisaient partie… On était tellement sûr du succès qu’ordre avait été donné d’amener de l’arrière les drapeaux des régiments, afin qu’ils pussent être déployés en tête des troupes pour l’entrée triomphale dans la ville.

Enfin, l’Empereur était là. La préparation d’artillerie commença le 21 juin 1916

La zone Froide-Terre , Fleury , Souville , Tavannes subit un bombardement d’une intensité inconnue jusque là.

Le 22, dans l’après-midi, une opération de détail permit aux boches de progresser entre le bois de Vaux-Chapitre et celui du Chênois, et ainsi de se rapprocher de l’objectif convoité le fort de Souville.

Enfin, ce même jour, à 21h30, tout le futur front d’attaque, de Froide-Terre aux abords de Tavannes, était couvert d’une nappe d’obus asphyxiants, qu’on évalua à plus de 100000 projectiles.

Estimant avoir neutralisé nos batteries, interdit à tout renfort ou ravitaillement l’accès de nos lignes, l’ennemi lançait son infanterie à l’assaut, le lendemain vendredi 23 juin, à 6 heures du matin : premier exemple du procédé employé à une échelle plus grande dans la célèbre manœuvre dite de Riga et les attaques du 21 février et du 27 mai 1918.

La suite sur http://chtimiste.com/batailles1418/1916verdun4.htm

Le journal La Croix évoque le sort des habitants

Le 21 juin 1916, dans une page intérieure, le quotidien catholique reproduisait sans commentaire l’affiche que la Kommandantur avait apposée, le 12 mai, sur les murs de Lille-Roubaix-Tourcoing et que le Journal des Réfugiés du Nord lui avait communiquée. Tous les habitants, à l’exception des vieillards, des enfants de moins de 14 ans et de leurs mères, devaient se préparer pour être transportés dans une heure et demi ; chaque personne avait droit à 30 kg de bagages. Elles devaient se réunir devant leurs maisons et un officier déciderait quelles personnes seraient conduites dans un camp de réunion. Quelques jours plus tard, La Croix précisait que, durant trois jours, du vendredi au lundi, la population vécut dans l’angoisse ; les Boches avaient braqué des mitrailleuses dans les rues par crainte d’une révolte puis, le lundi, les officiers allemands désignèrent ceux qui devaient les suivre. Six mille victimes, en général des jeunes gens et jeunes filles de 16 à 20 ans, bien encadrées et musique en tête, furent emmenées dans les Ardennes pour qu’ils travaillent dans les champs ; certains furent accueillis à coups de pierre par les paysans ardennais qui ne voulaient pas travailler pour les Allemands. L’enlèvement avait eu lieu au cours de la Semaine sainte. Mgr Charost protesta en vain ainsi que le gouvernement français.

Le sort des prisonniers de guerre français était aussi très dur. La majeure partie était désormais employée à des travaux agricoles ou dans des manufactures, y compris des usines de guerre. Au début, il y eut des volontaires puis des refus. Vers juillet 1915, les Allemands prévinrent que les rebelles subiraient des privations de nourriture et des violences. Au camp de Zwickau, sur quatre mille prisonniers, la moitié sont forcés au travail par la violence. Dans une mine, on les oblige à travailler onze heures par jour et la nourriture est insuffisante. A la fin d’octobre, La Croix publiait le témoignage de trois médecins anglais qui avaient été internés au camp de Gardelegan où onze mille prisonniers étaient dans le plus grand dénuement. Le typhus s’était répandu provoquant une mortalité de 15 %. Sur les dix prêtres français du camp qui s’étaient dévoués, cinq étaient décédés

La suite sur: http://www.martinesevegrand.fr/1916-le-prix-des-succes-4/

Passage d’un bataillon de tirailleurs sénégalais à Boves (Somme) le 21 juin 1916

 06-506091

Le journal France Antilles évoque Verdun

Ce 21 juin 1916, les lecteurs martiniquais de La Paix purent lire ce témoignage édifiant sur l’horreur des combats à Verdun : « … le Dr D…, venu voir L… ces jours-ci, et C… en ce moment en permission, disent que, d’après l’impression des blessés qu’ils ont entendus, Dixmude, l’Yser, la Champagne n’étaient que jeux d’enfants comparés à Verdun ; qu’aucune imagination humaine ne peut se faire une idée des batailles qui s’y livrent » .
L’auteur de la lettre poursuivait : « C’est vraiment terrible! Des hommes arrivent à un tel paroxisme de nervosité que, pour les empêcher de devenir fous, on est obligé de les rouler dans les couvertures, les ficeler et les faire porter loin à l’arrière, où ils n’entendent plus le bruit du canon ; généralement, ils reviennent à l’état normal après quelques jours de calme (…) » .
Publié par l’historienne Sabine Andrivon-Milton, dans son ouvrage Lettres de poilus martiniquais (SAM Éditions), ce document, au vu de sa datation, remonte à la phase la plus dantesque de la bataille de Verdun, qui avait démarré le 21 février 1916 quand l’armée allemande, dix huit mois après le début de la Première Guerre mondiale, déclenche brutalement cette nouvelle offensive pour « « saigner à blanc » l’armée française, briser les nerfs de l’adversaire, lui infliger des pertes telles qu’elle ne pourrait pas se relever » . Pour parvenir à ses fins, l’état-major allemand choisit le lieu de l’affrontement (une zone avec pour point stratégique Verdun, une commune de la Meuse, située en Lorraine) et dispose d’une arme de destruction massive : son artillerie.

Ecrivain mort à la guerre

 HENRI GOUNELLE – 1894 – 21 juin 1915 à la tranchée de Calonne
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