689/journal de la grande guerre: 23 juin 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

A 20 heures, trois obus tombent à proximité du Pont Huet et à 22 heures, le bombardement a lieu dans le haut du faubourg Cérès.

Journal du 23 juin 1916 à travers Le Miroir

Dans la région au sud de Lassigny, une forte reconnaissance allemande a attaqué un de nos postes avancés après une préparation d’artillerie. Repoussé, par nos feux, l’ennemi s’est dispersé.
Sur les deux rives de la Meuse, le bombardement par obus continue avec une extrême violence.
Sur la rive gauche, l’ennemi a dirigé ses feux sur la cote 304, le Mort-Homme et nos secondes lignes. Une attaque contre nos tranchées, entre la cote 304 et le ruisseau de Béthincourt, a été complètement arrêtée.
Sur la rive droite, des éléments de tranchée que nous avions perdus entre le bois Fumin et le Chenois ont été presque intégralement récupérés.
Le bombardement a pris un caractère de violence inouïe sur le front au nord de l’ouvrage de Thiaumont, le bois de Vaux-Chapitre et le secteur de Laufée.
Lutte d’artillerie intense en Woëvre.
Nos escadrilles ont bombardé les villes de Trèves, de Carlsruhe, de Mulheim (établissements militaires). Plusieurs fokkers ont été abattus par nous.
Les Russes ont repoussé tous les assauts d’Hindenburg dans la partie nord de leur front ; en Bukovine, ils ont occupé la ville de Radoutz.
Les alliés ayant remis une note comminatoire à la Grèce, le roi a renvoyé le cabinet Skouloudis et constitué un cabinet Zaïmis.
Le grand chérif de La Mecque s’est soulevé contre les Turcs.

23 juin 1916:Premier pilote américain mort 

640-ea97df502fabd3a2edfd2020a4ce2300Victor E. Chapman de l’escadrille Lafayette N124 est le premier américain tué au combat, abattu dans son Nieuport 16, au nord de Douaumont, par l’as allemand, le Leutnant Kurt Wintgens, qui pilote un Halberstadt D.II, et dont c’est la huitième victoire.

Le Capitaine Georges Thénault est entouré de quatre pilotes américains de la N124 : De gauche à droite, le Sergent James R. Mc Connell (Tué le 19 mars 1917), le S/Lieutenant Kiffin Y. Rockwell (Tué le 23 juin 1916), Le Sergent Norman Prince (Tué le 12 octobre 1916) et le Sergent Victor E. Chapman. Les 4 pilotes américains ont tous été tués soit au combat, soit à la suite d’accidents.

Verdun: l’attaque allemande

Après les gaz

 A 5 heures, le matin du 23, faisant suite immédiatement a l’’arrosage du secteur par 130.000 obus asphyxiants selon le chiffre donne par tin Général de Brigade allemand, les pièces d’artillerie grosses et petites se remettent à tirer. C’est alors un véritable déluge d’obus sur nos positions, notamment sur le plateau de Souville et la Côte de Froideterre.

La plus violente des Batailles

Il a été écrit dans le bulletin de renseignements n° 126 de la IIe Armée, que l’attaque allemande du 23 juin 1916 a été la plus violente, la plus massive et la plus meurtrière de toutes celles que les Allemands ont exécutées à Verdun.

 Ils l’avaient préparée avec minutie, employant des moyens jugés irrésistibles.

Guillaume II vint en personne présider aux opérations. Il fit venir de l’arrière les drapeaux des régiments engagés, afin qu’ils puissent défiler en tête de ses troupes lors de son entrée triomphale à Verdun.

La suite sur: http://106emebcp.fr/verdunjuin1916/index.php?option=com_content&task=view&id=18&Itemid=33

Lire aussi:

23-06-1916 : 2h du matin, un prisonnier allemand interrogé par le 359e a indiqué qu’une attaque sur Thiaumont allait avoir lieu à l’aube, mais, comme la veille une tentative allemande, vigoureuse mais limitée, avait été mise en échec, on pense qu’il s’agit de la énième action de ce type, et l’on ne s’inquiète pas outre mesure, bien que par cet interrogatoire on ait appris qu’une division fraîche, la 103e, venant de Saint-Mihiel, était arrivée sur place l’avant-veille et que ses effectifs s’ajoutaient à ceux qui se trouvaient actuellement en ligne.

Aussi allait-on trop tard comprendre qu’effectivement une opération d’envergure avait été organisée par l’état-major allemand, et que dès 1heure du matin des effectifs considérables avaient pris place dans les tranchées de départ des ravins situés au nord de Thiaumont et de Fleury.

Chaque Allemand portait avec lui 3 jours de vivres, 100 cartouches, 5 grenades à main et un outillage portatif.

Entre le ravin de la Couleuvre (Bois de Nawé) et les ravins au nord de Fleury les Allemands alignaient les 74e, 78e et 92e régiments d’infanterie, les 10e, 12e et 24e Bavarois ainsi qu’une unité d’alpins.

Un peu avant 3 heures la queue du 114e a enfin réussi à atteindre sa zone, c’est à dire quelques abris sommaires et un labyrinthe de tranchées en désordre, impossibles à repérer dans la nuit noire.

Les liaisons sont établies avec les unités du 297e en réserve au Bois Gravier. Le Cdt Desoffy charge son officier adjoint de rendre compte au PC de Quatre-Cheminées, en empruntant le boyau montant, en très mauvais état.

En attendant l’aube les chasseurs du 114e vont pouvoir, jusqu’à 6 heures se reposer quelque peu des efforts harassants de la nuit.

À cet instant précis la situation est en train de tourner à la catastrophe pour le 121e, sur les crêtes.

http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1730

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/histo-verdun-detaille5.htm

Une lettre de Pétain aux poilus

95851592

source: http://laguerredejean.canalblog.com/archives/2014/05/04/29790308.html

(photo de tête archives http://archives.ecpad.fr/letat-du-front-en-champagne-fin-juin-1916/ le front en Champagne en juin 1916)

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