693/journal du 27 juin 1916: création du Centre d’études d’artillerie à Châlons

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journée du mardi 27 juin 1916 à travers le Miroir

En Argonne, à la Fille-Morte, nous avons repoussé une tentative de l’ennemi.
En Champagne, notre artillerie a bouleversé les organisations ennemies au nord de Ville-sur-Tourbe.
Sur la rive gauche de la Meuse, duel d’artillerie particulièrement violent dans la région du Mort-Homme.
Sur la rive droite, une attaque prononcée sur nos positions à l’ouest de l’ouvrage de Thiaumont a complètement échoué sous nos tirs de barrage et nos feux d’infanterie. Au cours d’une opération locale entre le bois Fumin et le Chenois, nous avons enlevé quelques éléments de tranchées ennemies.
Dans les Vosges, les tirs de nos batteries sur les positions allemandes à l’est de la Chapelotte, ont provoqué l’explosion de deux dépôts de munitions.
Le croiseur auxiliaire italien Ville de Messine et le torpilleur français Fourche ont été coulés par un sous-marin autrichien dans le canal d’Otrante.
Les Italiens ont remporté une grande victoire sur le plateau des Sept-Communes. Ils ont repris Asiago.
Les Russes ont repoussé toutes les attaques de Hindenburg dans la partie nord de leur front. Ils ont avancé à l’ouest de Bouchatch et poussé les Autrichiens vers la frontière de Transylvanie.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

27 juin 1916: un chef pilote allemand se tue en Fokker

Le chef pilote de chez Fokker, Martin Kreutzer, effectue un vol d’essai sur un Fokker Dr.I. Pendant une évolution, une manœuvre trop brutale du palonnier déforme les commandes, et l’avion s’écrase. Il décède à l’hôpital le lendemain.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-195.html

Création du Centre d’études d’artillerie à Châlons

Le premier effort de 1916 porte sur la maîtrise de la gestion des informations. Pour y parvenir, on commence par mettre en place une structure de commandement adaptée. En 1915, on crée un commandement de l’artillerie lourde au niveau du corps d’armée puis, en 1916, de véritables états-majors d’artillerie capables de commander les groupements de feux de taille variables. On remarque ainsi que lorsque les évolutions sont tellement rapides les règlements sont plus des états de l’art que des guides pour l’avenir. On crée également une structure spécifique d’instruction, pour unifier les méthodes, et d’expérimentation, pour les faire évoluer plus rationnellement. Le 27 juin 1916, après plusieurs tâtonnements, le Centre d’études d’artillerie est créé à Châlons. Il est chargé de centraliser la documentation, définir la manœuvre, perfectionner l’instruction technique et faire profiter les commandants de grandes unités de toutes les innovations touchant l’emploi de l’artillerie. Le Centre examine également les procédés imaginés dans les différentes unités pour retenir et généraliser ceux qui font leur preuve. Le CEA perfectionne la planification et l’usage des « Plans d’emploi de l’artillerie » qui permettent de gérer les étapes de la séquence de tir. L’aérologie et la météorologie font d’énormes progrès. Le GAN dispose de sa propre section météo commandée par le lieutenant de vaisseau Rouch avec un vaste réseau de transmissions y compris sur des navires.
En savoir plus sur http://lavoiedelepee.blogspot.com/2016/02/transformation-1916-le-processus.html#cYwlg7FjqCtEx0LQ.99

 

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