696/journal du 30 juin 1916: Début de la bataille de la Somme

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Nos pièces n’ont pas cessé de tirer encore, toute la journée et au cours de la nuit.Quoique la ripostait été faible, o signale deux tués place Saint-Remi et un autre à Dieu-Lumière – ainsi que quatre soldats du génie grièvement blessés, place Saint-Nicaise.

Journal du vendredi 30 juin 1916 à travers Le Miroir

Nos troupes ont effectué un coup de main sur une tranchée allemande au nord-ouest de Sapigneul (entre Soissons et Reims), détruisant des abris et ramenant des prisonniers.
En Champagne, vers Tahure et à l’ouest de la butte du Mesnil, un coup de main heureux nous a permis de nettoyer des tranchées ennemies de première ligne et de pénétrer, en plusieurs points jusqu’à la deuxième ligne, où nous avons fait sauter plusieurs abris.
Sur la rive gauche de la Meuse, après un violent bombardement qui s’est étendu de la cote 304 au bois d’Avocourt, les Allemands ont prononcé une forte attaque sur nos positions â l’ouest de la cote 304. Ils ont été repoussés par nos feux d’infanterie et nos tirs de barrage.
Sur la rive droite, ils ont attaqué nos positions au nord-ouest de l’ouvrage de Thiaumont. Ils ont subi un échec complet.
Un grand nombre de reconnaissances anglaises ont pénétré dans les tranchées ennemies sur divers points du front britannique. Toutes ces entreprises ont réussi et ont coûté à l’ennemi des pertes importantes. Nos alliés ont fait des prisonniers et enlevé du matériel. Les tranchées ennemies ont été très endommagées en divers endroits.
Les Russes ont fait à nouveau 10.000 prisonniers.
Les Autrichiens avouent qu’ils ont dû se replier au sud de Kolomea.
Liebknecht a été condamné à 30 mois de servitude pénale.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin16.html

Début de la bataille de la Somme

Le 30 juin 1916 à 3 heures 5 du matin, le 12ème Bataillon Anglais se lançait à l’assaut des lignes ennemies  sous le feu nourri des mitrailleuses, les allemands les attendaient de pieds ferme. Beaucoup serant fauchés par ces rafales tireés parfois de moins de 100 mètres. Cet assaut correspondait au début de la « Bataille de la Somme ».

http://ancienscombattants-fnam94-gr18.over-blog.com/article-3156188.html

Edification du cimetière allemand de Dompierre (Picardie)

14-18-decouvrirLe cimetière militaire allemand de Dompierre a été édifié le 30 juin 1916 sur un terrain à proximité d’une ligne de chemin de fer transportant, du front à l’arrière, les soldats, Français comme Allemands, blessés au cours des combats. Ceux qui ne survivaient pas étaient inhumés ici. D’abord agrandi en 1919, les corps des soldats français ont ensuite été exhumés en 1921 pour être regroupés dans la nécropole nationale, toute proche. De nos jours, les corps de deux mille deux cent vingt-sept combattants allemands reposent ici.

http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/cimetiere-militaire-allemand-de-dompierre.php

La censure pour masquer la réalité des combats

Gill André (dit), Gosset de Guines André (1840-1885). Paris, Bibliothèque nationale de France (BnF). YA1-115-FOL Numéro 299, page 1.
Gill André (dit), Gosset de Guines André (1840-1885). Paris, Bibliothèque nationale de France (BnF). YA1-115-FOL Numéro 299, page 1.

Mais la terrible vérité est difficile à contenir… Si la censure bâillonne tant qu’elle peut les cris de désespoir, certaines lettres arrivent tout de même à bon port, des soldats en permission témoignent de ce qu’ils vivent, les gueules cassées reviennent du front, les campagnes se dépeuplent… On peut alors se demander jusqu’à quel point les civils croyaient au «bourrage de crâne» (expression popularisée en 1914 par Albert Londres alors correspondant de guerre du Matin). L’arrière n’était certainement pas dupe. Une missive d’un civil, contenue dans un rapport de l’armée du 30 juin, affirme : «Les journaux nous ne les croyons plus, mais les nouvelles comme celles que vous (les poilus) nous donnez sont crues à la lettre.» Pour autant, même décrédibilisés, les journaux se vendent comme des petits pains. Le quotidien Le Petit Parisien, le plus fort tirage à la veille de la guerre (1,45 million d’exemplaires en 1914) pulvérise tous les records en 1916 avec 2,18 millions d’unités vendues chaque jour. «Qui lit les journaux en 1916 ? Ce sont les frères, les épouses, les mères, les enfants de ceux qui sont au front, rappelle Sébastien Ambit. La presse répond à un besoin : rassurer une opinion terrorisée qui craint de ne pas voir revenir ses proches.»
En savoir plus sur http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/premiere-guerre-mondiale-la-censure-pour-masquer-la-realite-des-combats-160983#0ldAaZG8TVz1Bi4m.99

 

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