700/journal de la grande guerre: 4 juillet 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mardi 4 juillet 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, nos troupes se sont emparées du bois du Chapitre, du village de Feuilleres, de la puisante organisation allemande d’Assevillers, de la seconde position allemande jusqu’aux abords d’Estrées. Nous avons ensuite dépassé cette seconde position, prenant Buscourt et Flaucourt, gagnant plus de 5 kilomètres en profondeur.
Nous avons dispersé par nos feux d’arlillerie des détachements de renforts ennemis. Le chiffre de nos prisonniers valides dépasse 8000. Nous avons capturé un certain nombre de batteries: 7 ont été comptées jusqu’à présent, dont 3 d’artillerie lourde.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons perdu puis repris l’ouvrage de Damloup.
Les Anglais sont entrés dans la Boisselle, capturant 400 Allemands, et, après un brillant combat, forcent le reste de la garnison à capituler. Ils ont progressé sur divers autres points du champ de bataille.
Les Russes ont pris 2000 Autrichiens à l’ouest de Kolomea. Ils ont brisé l’offensive ennemie en Volhynie.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet16.html

 Verdun: le suprême assaut

Le 4 juillet, c’était vers la cote 321, au nord de Froide-Terre, que nous étions attaqués. Nous repoussions six assauts. Mais Thiaumont retombait aux mains de l’ennemi…

C’était, en ce coin du front, une lutte incessante, effroyablement meurtrière.

Le Kronprinz résolut, le 11, de tenter un dernier assaut. Ne disposant plus de forces considérables, il rétrécit le front d’attaque, borna ses ambitions à la conquête de Souville, qui permettrait, au cas où l’offensive de la Somme serait enrayée, de reprendre les opérations contre Verdun dans de bonnes conditions. Fleury, le bois de Vaux-Chapitre et le Chênois sont de nouveau attaqués.

De Thiaumont à la batterie de Damloup, la lutte est acharnée. Fleury est débordé par le sud, la batterie de Damloup enlevée le lendemain 12 juillet; des éléments prussiens atteignent les fossés de Souville, où ils sont d’ailleurs massacrés.

Le même jour, l’ennemi parvient à la croisée des routes de Verdun à Vaux et à Fleury, aux ruines de la Chapelle Sainte-Fine. Mais le général Mangin, commandant du secteur, fait réoccuper immédiatement la position par le 2e zouaves, afin de dégager les abords de Souville.

http://jburavand.free.fr/site19141918V/infanterie/RI40/cinq_fichiers/Page%20Web%20personnelle.htm

Cent dollars pour acheter des oranges aux blessés de Verdun

Le 4 juillet 1916 Le Figaro  relate cette information.

 «Nos amis des Etats-Unis ne se contentent pas d’être merveilleusement généreux: ils enseignent à leurs enfants l’art de l’être, et si gentiment! Avant de quitter l’Amérique où, dans une brillante tournée, elle a popularisé nos vieux airs et nos anciennes chansons françaises, Mlle Andrée Bariette, dont le dévouement aux œuvres de guerre s’est manifesté sous tant de formes, a reçu une touchante mission: le tout jeune fils de M. Arkell, le grand industriel de New-York, a vidé sa tirelire dans les mains de la charmante artiste, en lui disant: “Pour les blessés français”.

Et Mlle Bariette nous a remis cinq belles pièces d’or de vingt dollars, dont elle a bien voulu nous laisser la libre disposition.

Tous nos remerciements au petit ami de la France et à sa gracieuse mandataire.Nous partagerons ces 500 francs par moitié entre l’oeuvre du Secours au soldat blessé ou malade, qui s’est donné pour mission de concourir au ravitaillement des hôpitaux du front, et le groupe des formations sanitaires de la région de Verdun, qui continuent à demander des oranges pour leurs blessés, et qui en recevront (nous l’avons promis) aussi longtemps qu’on se battra à Verdun» écrit Le Figaro du 4 juillet 1916.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/04/26002-20140704ARTFIG00113-4-juillet-1916-cent-dollars-pour-acheter-des-oranges-aux-blesses-de-verdun.php

 

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