701/journal du 5 juillet 1916: le canard enchaîné devient hebdomadaire

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mercredi 5 juillet 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, malgré le mauvais temps, nous avons étendu au cours de la journée nos positions vers le sud et vers l’est. Nous avons pris les bois entre Assevillers et Barleux, ainsi que le village de Belloy-en-Santerre. Estrées est également tombé presque totalement en notre pouvoir. Nous y avons fait 500 prisonniers.
Canonnade sur la rive gauche de la Meuse, dans la région d’Avocourt et de la cote 304.
Sur la rive droite, les Allemands ont dirigé toute une série d’attaques sur l’ouvrage de Thiaumont qu’ils ont fini par réoccuper. Nos troupes demeurent aux abords immédiats de l’ouvrage. Nous avons réalisé des progrés aux lisières sud-est du bois Fumin.
Nous avons repoussé une attaque près d’Aspach, en Haute-Alsace.
Les Anglais ont cédé un peu de terrain au nord de la Somme, près de la Boisselle, mais ils en ont gagné à peu de distance de là.
Les Russes ont capturé 50 officiers allemands, 2700 hommes et 11 canons près de Baranovitchi.

 

5 juillet 1916: Le Canard enchaîné renaît de ses cendres et devient hebdomadaire

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« Il y a eu dans la guerre de 14-18 deux miracles, celui de la Marne dû, comme on sait, à sainte Geneviève, et celui du Canard enchaîné », prétendait le dessinateur Henri Monier qui collabora longtemps au célèbre hebdomadaire. Il n’exagère pas tant que ça. Tandis que la presse se soumet sans barguigner à la censure et s’adonne volontiers au « bourrage de crâne », l’anticonformisme du journal satirique fait en effet figure d’exception presque miraculeuse.

Bricolé en septembre 1915 par un jeune journaliste du Matin, Maurice Maréchal, son confrère suisse Victor Snell et le dessinateur Henri-Paul Gassier, ce Canard ne jette cependant pas un « pavé dans la mare » du patriotiquement correct. La feuille de quatre pages en petit format passe quasiment inaperçue. Destiné à décoller trois fois par mois, le palmipède ne s’envole pas loin : tandis qu’il vient de lancer un appel aux abonnements, le journal s’arrête au bout de cinq numéros. Sa liberté de ton cependant a surpris : « Chacun sait en effet que la presse française, sans exception, ne communique à ses lecteurs, depuis le début de la guerre, que des nouvelles implacablement vraies, affirme l’article de présentation. Eh bien le public en a assez. Le public veut des nouvelles fausses… pour changer. Il en aura. » Le Canard enchaîné doit moins son ironie à une supposée filiation aux « feuilles de tranchées » qu’aux revues humoristiques d’avant-guerre, comme Le Rireou L’Assiette au beurre, qui rivalisaient de causticité. « Enchaîné » (comme L’Homme enchaîné que Clemenceau a fait naguère reparaître dès que son Homme libre fût suspendu), le Canard, terme désignant un journal qui ne vérifie pas ses nouvelles, revendique ainsi une impertinence que les autres journaux ont remisée et une défiance farouche à l’égard de la censure.

http://www.clemi.org/fr/je-suis-charlie/la-satire-dans-les-medias-en-vingt-dates/5-juillet-1916/

http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/le-canard-enchaine-pendant-la-premiere-guerre-mondiale

Lire aussi http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-canard-enchaine-hebdomadaire/

Avec le 329 ème régiment d’infanterie

Le temps est toujours mauvais, il est impossible à l’aviation de survoler Estrées et de reconnaître la situation. Une amélioration est prévue pour la nuit suivante.

Le JMO du régiment décrit la position des différentes unités : les 3 compagnies du 5° bataillon et la CM2, ainsi qu’une compagnie du génie, occupent la partie ouest d’Estrées, ainsi que l’extrémité ouest de la tranchée Schleswig. Le 6° bataillon est au bois Foster. Le 228° est un peu plus à l’est, au bois Bulow; le capitaine adjudant-major Dandine, du 329°, a constaté un vide entre les 2 régiments. Le général commandant la 53° DI donne l’ordre à la 106° brigade de combler ce vide (2 compagnies du 224° sont envoyées s’établir entre le 329° et le 228°) et à la 105° (1 bataillon du 319° RI) de venir soutenir le bataillon Hubert dans Estrées. « Il est indispensable que le bataillon qui occupe Estrées (bataillon Hubert) y reste coûte que coûte, et n’ai pas à s’occuper ni de son flanc droit, ni de ses arrières » ajoute-t-il.

Les Allemands tiennent le moulin d’Estrées et les tranchées qui le défendent devant le 329°.

A 3h55, le colonel Masson (106° brigade) envoie un agent de liaison auprès du lieutenant-colonel Albert. Il est porteur d’un message en ces termes :« Attaquez le moulin ».

A 8h00, le nouveau commandant du 329° RI donne l’ordre au commandant Hochard d’attaquer la tranchée Schleswig située à l’est et au nord d’Estrées. Le commandant du 6° bataillon répond que cette tranchée est fortement occupée; le lieutenant-colonel demande de faire battre cette tranchée et le moulin, et invite Hochard à faire avancer son bataillon afin d’exploiter immédiatement le résultat de ce bombardement.

La suite sur http://329ri.canalblog.com/archives/2011/10/29/22505094.html

Incendie du palais Saint Vaast

La situation des archives n’a toujours pas évolué lorsqu’arrive le bombardement du palais Saint-Vaast, le 5 juillet 1915. De 2 heures et demi à 10 heures et demi du soir, les obus incendiaires tombent sans discontinuer sur l’édifice, déclenchant un incendie qui fait rage pendant deux jours et détruit la majeure partie des fonds d’archives encore en place. 

Avec l’aide de soldats du 59e et de deux officiers du 2e régiment du génie, cantonnés à Saint-Vaast, le personnel des archives sauve – pour la troisième fois – les archives anciennes d’Arras, transférées dans l’abbaye après avoir échappé aux brasiers de l’hôtel de ville.

http://www.archivespasdecalais.fr/Qui-sommes-nous/Historique/Les-archives-dans-la-Grande-Guerre/L-incendie-du-palais-Saint-Vaast/L-incendie-du-5-juillet-1915

Ces footeux morts au front

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Sur le site offside

Avec cette semaine de commémorations et en cette année anniversaire du centenaire du début de la Première Guerre Mondiale (1914-1918), nous aussi, chez Offside !, nous avons voulu rendre notre petit hommage, notre petite pensée à ces jeunes gens disparus, pour que leur souvenir se perpétue.

Depuis la déclaration de la Première Guerre Mondiale de la Grande-Bretagne à l’Allemagne le 4 août 1914, jusqu’aux dernières campagnes d’Afghanistan et d’Irak, le Royaume n’a cessé de déployer ses troupes sur de nombreux théâtres d’opérations et les soldats britanniques d’endurer de longues années de services. Parmi eux, beaucoup de joueurs de football ont donc servi sous les drapeaux et certains y ont laissé leurs vies.

La saison 1914-1915 en Division One (l’ancêtre de la Premier League) s’est arrêtée en juillet 1915 et fut la dernière avant un retour aux terrains des équipes professionnelles lors de la saison 1919-1920. Il y aura quand même une finale de FA Cup qui se tiendra en 1915 entre Chelsea et Sheffield United à Old Trafford (Manchester), remportée par Sheffield. A cause du nombre si important d’uniformes dans les gradins elle restera dans les mémoires comme la « Khaki Final ».

Le pays comptait près de 5000 joueurs professionnels en 1914 et 2000 d’entre eux revêtiront l’uniforme de l’armée britannique. Alors que certains se sont enrôlés volontairement, des équipes entières ont sauté le pas dès les premières heures de la conscription. La première d’entre elles : Clapton Orient, aujourd’hui plus connue sous le nom de Leyton Orient, dans l’East End de Londres. Près de 40 joueurs et membres du staff ont rejoint les rangs suivant l’exemple de leur capitaine Fred Parker. Ils furent intégrés aux 17e et 23e bataillons du régiment du Middlesex, surnommés « Bataillon des footballeurs » à cause du nombre de joueurs dans leurs lignes.

http://www.offside.fr/2014/11/13/culture-football-premiere-guerre-mondiale/

 

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