702/journal de la grande guerre :6 juillet 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Les déménagements continuent nombreux à Reims, l’autorité militaire facilitant maintenant l’enlèvement des mobiliers et leur transport sur la voie ferrée, en mettant à la disposition de ceux qui en font la demande, des camions automobiles et de soldats professionnels.

De leur côté, les diverses entreprises de camionnage dont c’était la spécialité jusqu’à présent, ne chôment pas, car il m’arrive tous les matins de croiser des voitures chargées se dirigeant rue Vernouillet, où se font également, dans la tranquillité toute relative dont nous jouissons actuellement, des mises en wagons,-spectacle journalier, qui, à lui seul, donne une impression navrante d’abandon forcé et misérable de notre malheureuse ville.

Journal du jeudi 6 juillet à travers Le Miroir

Au nord de la Somme, nos troupes ont progressé à l’est du village de Curlu. Elles ont enlevé la seconde position allemande sur un front de 2 kilomètres de depuis la route de Cléry à Maricourt jusqu’à la rivière. Plus à l’est encore, nous avons attaqué et pris par un vif combat le village de Hem et la ferme de Monacu. 3 officiers et 300 hommes sont restés entre nos mains.
Au sud de la Somme, nous avons repoussé les contre-attaques dirigées par l’ennemi sur Belloy-en-Santerre, et rejeté les Allemands de la partie du village d’Estrées qu’ils occupaient encore. 200 prisonniers ont été fait dans un moulin au nord de cette localité. Entre Belloy et Estrées, nous nous sommes rendus maîtres de tous les boyaux. Sur 10 kilomètres, nous avons toute la seconde position allemande.
Attaques allemandes repoussées sur la rive gauche de la Meuse. Canonnade sur la rive droite.
En Lorraine, un coup de main ennemi échoue dans la région de Saint-Martin, à l’est de Lunéville.
Les Anglais ont lutté vigoureusement entre l’Ancre et la Somme, en réalisant quelques progrès. Le chiffre de leurs prisonniers est porté à 6000.
Succés russes près de Tchartoryisk et de Kolki.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet16.html

Sauvetage des oeuvres d’art à Arras

2_incendie_carte-postale-emballage_largeLes archives du Pas-de-Calais ne sont pas les seules à payer un lourd tribut lors du terrible incendie de juillet 1915 : le musée des Beaux-arts d’Arras, hébergé lui aussi dans le palais Saint-Vaast, a également vu s’envoler en fumée certains trésors qu’il conservait.

La galerie d’histoire naturelle, atteinte par le premier bombardement du 5 juillet vers 16 h, se trouve complètement pulvérisée avec toutes les collections qu’elle renferme. Puis c’est au tour des galeries autour du cloître et de la cour du puits d’être fortement endommagées en fin d’après-midi. La galerie de peinture moderne est la dernière partie du bâtiment à être bombardée pendant la soirée et la nuit du 5 au 6 juillet.

Face à ce désastre inédit, des mesures de protection des œuvres sont mises en place. Sous les directives de Victor Leroy, membre de la commission du musée, des militaires secondés par des volontaires civils et religieux procèdent à des évacuations dans plusieurs galeries du musée. Au final, ce sont plus de huit cents œuvres qui sont sauvées : trois cents tableaux, deux cents sculptures et trois cents céramiques.

Afin de mettre définitivement à l’abri les œuvres estimées les plus précieuses, on organise un transfert plus durable vers Paris puis Toulouse.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/A-l-ecoute-des-temoins/19162/Le-3-avril-1916-sauvetage-des-aeuvres-d-art

Parution de la baïonnette

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