707/journal de la grande guerre: 11 juillet 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

A 17 h 45, sifflements et arrivées dans le centre.

Vers 22 heures, le bombardement recommence et les dégâts sont importants rue Ponsardin, du Barboter, Gambetta; etc, la maison du 9! rue Chanzy est brûlée.

Deux personnes sont tuées rue Saint-Symphorien; un homme l’est aussi rue des Moulins. Un obus a tué plusieurs soldats au cantonnement « Les Longaux »; d’autres y ont été grièvement blessés et deux soldats encore, ont été mortellement atteints à Sainte-Anne.

Journal du mardi 11 juillet 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, nous avons réalisé des progrès dans la région comprise entre Biaches et Barleux et aux abords de ce dernier village. Aux lisières de Biaches, nous avons enlevé un fortin, capturant 113 officiers et soldats. Au sud-est de Biaches, nous avons, par une brillante attaque pris la cote 97 qui domine la rivière, ainsi que la ferme de la Maisonnette, située au sommet. Un petit bois, au nord de la Maisonnette, est également tombé entre nos mains.
En Champagne, deux coups de main ont été réussis par nous au sud-est et à l’ouest de Tahure. A l’ouest de la butte du Mesnil, nous avons saisi et organisé sur 500 mètres environ une tranchée allemande.
Au Four-de-Paris, nous avons nettoyé à la grenade une tranchée ennemie.
Sur le front nord de Verdun, l’artillerie ennemie, énergiquement contrebattue par la nôtre, a bombardé avec une extrême violence les régions de Froide-Terre, de Fumin et du bois Fleury.
Nous avons abattu quatre avions allemands sur la Somme.
Les Allemands, après six violentes et coûteuses attaques, ont réussi à pénétrer dans le bois des Trônes (nord de la Somme), mais les Anglais ont pris pied dans le bois de Mametz, à l’ouest; ils ont également progressé à l’est d’Ovillers et de la Boisselle. Ils ont abattu un avion allemand.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet16.html

Verdun: nouvelle attaque   du fort de Souville

102195175Le mardi 11 juillet 1916, le  général Allemand von Falkenhayn lance une ultime offensive pour s’emparer de Verdun.

Face à l’attaque Britannique menée dans la Somme et qui met à mal les troupes allemandes, pour lui le temps est compté. Fort d’une position favorable, il doit maintenant la concrétiser en victoire effective. Mais face à la résistance du fort de Souville, il devra faire machine arrière.

Dès lors, privé de soldats par la bataille de la Somme, il doit se cantonner à une stratégie de défense.

Journées du 11 et du 12 juillet 1916. Témoignage du lieutenant Dupuy, du commandant Piffre de Vaubon et du capitaine Decap:

(lieutenant Dupuy » Souville, le 11 juillet, 6 heures du matin. Le capitaine Soucarre, intoxiqué, m’a passé le commandement de la compagnie en me donnant l’ordre de me porter aux Carrières. Après avoir franchi de nombreux barrages et des nappes de gaz asphyxiants, nous avons péniblement atteint Souville. Ici, tout est bouleversé. Le commandant du fort est intoxiqué ; la garnison est hors de combat. Sauf ordre contraire, je reste au fort et j’en assure la défense. »

(commandant Piffre de Vaubon » Souville, le 11 juillet. Toute la fraction utilisable de la 3e compagnie: 35 hommes environ et 3 mitrailleuses servies par quelques territoriaux encore valides, s’installa à l’issue des souterrains, sur la face nord-ouest de l’ouvrage. Le lieutenant Dupuy dirigeait cette poignée d’hommes. Sur la superstructure même, furent placés des groupes de sentinelles. A l’entrée sud du fort, on mit quelques territoriaux avec le sous-lieutenant d’Orgemont, de la 3e compagnie. A l’intérieur, le lieutenant Barreau, revenu à lui, bien que souffrant de son intoxication, était chargé, assisté par quelques hommes valides de son peloton, de maintenir l’ordre et d’assurer les communications entre le fort et le P.C. Tourelle.
Le capitaine Decap se tenait, personnellement, avec le lieutenant Dupuy et ses poilus. »

http://aujourdhui.over-blog.fr/2015/07/11-juillet-1916-ultime-offensive-allemande-a-verdun.html

http://www.lesfrancaisaverdun-1916.fr/fortifications-souville.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Souville

http://verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/lieux-et-visites/la-poudriere-de-fleury

Prise de la poudrière de Fleury

Le 11 juillet 1916, la poudrière est prise d’assaut par plusieurs compagnies du Bayerische Infanterie-Leib-Regiment (Garde Bavaroise) de von Epp, équipées de Flammenwerfer (lance-flammes) et tombe entre les mains allemandes. Lors de cet assaut, Coquelin de Lisle tombe sous les balles allemandes.

Lors de sa chute, les postes de secours installés dans la grande salle appartiennent aux 1er et 3ème bataillon du 167ème Régiment d’Infanterie. Les aides-majors Ducret et Douzain, des musiciens-brancardiers et de nombreux blessés sont capturés. Les blessés français sont transportés au fort de Douaumont. Le médecin-major de réserve Mayer y organise alors un poste de secours allemand.

La poudrière sera reprise par les troupes françaises le 20 juillet. Cet ouvrage terrassé encore visible aujourd’hui marque l’extrême avancée de l’armée allemande en direction de Verdun.

Le récit complet sur http://verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/lieux-et-visites/la-poudriere-de-fleury

L’identité des «4 B» jamais révèlée

Le 11 juillet 1916 Le Figaro  relate cette information.«Une ordonnance, tutélaire mais cruelle, inflige, en ce moment, à nos amis les chiens, le port de la muselière. Et il faut croire que, cette année, l’autorité ne badine point, car il n’y a, pour ainsi dire, pas d’exception à la règle, et du griffon bruxellois, de la jolie dame au dogue du gros boucher, tous les chiens de Paris ont leur muselière.

De ces muselières, il en est de toutes les sortes, en cuir, en fil de fer, en caoutchouc. Il en est d’hermétiques qui ressemblent à des masques de tranchées et de dérisoirement légères qu’on prendrait pour des faveurs de sacs à bonbons.
Mais toutes indisposent furieusement leurs involontaires possesseurs, le fox rageur comme l’épagneul consterné. Et de leurs deux pattes de devant, quand ils pensent qu’on ne les voit pas, ces victimes des règlements travaillent tant qu’ils peuvent à se débarrasser de cet accessoire de toilette indésiré.

Muselés! La Préfecture? ou la censure? Car on ne peut se retenir de penser que c’est peut-être bien pour les empêcher de révéler au public, dans un jappement inconsidéré, les quatre noms de généraux qui commencent par un B» écrit Le Figaro le 11 juillet 1916.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/11/26002-20140711ARTFIG00070-11-juillet-1916-l-identite-des-4-b-jamais-revelee.php

Xavier Perry donne des conseils pour soigner la vigne

Chère Marie,
« J’ai vu sur le journal que la grêle et l’orage avaient fait de grands ravages à Montauban et aux environs. Quand vous m’écrirez, vous me direz si à Montalzat c’est pareil »
Xavier Perry, 11 juillet 1916.

Chère Marie,
« Ta mère me dit que les raisins prennent mal et je vois sur ta carte que vous avez sulfaté. Si les raisins prennent mal, je crois que le souffre leur ferait plus de bien encore que la sulfate. D’après ce que l’on nous a dit, là où nous allons la compagnie sera dispersée en 4 ou 5 endroits et il parait que notre section restera à Lunéville, mais encore il n’y a rien de sûr. »
Xavier Perry, 22 juillet 1916.

http://didierbach.free.fr/pages1418/1418P_19162.html

 

 

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