709/journal du 13 juillet 1916: soupçonné d’espionnage Louis Busson fusillé à Sedan

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Soupçonné d’espionnage, fusillé en 1916 à Sedan

soupconne-despionnage-fusille-en-1916-sedanA lire sur le site de Ouest-France par Gildas JAFFRÉ.

Pas une rue lorientaise à son nom. Pas une ligne dans les archives municipales ! Lorientais d’origine, Louis Busson est dans sa ville natale un parfait inconnu. A Sedan, il a une plaque à son nom et les habitants le respectent comme un héros de guerre. « C’était mon grand-père maternel », explique Jean-Louis Michelet, qui vient de temps à autre, depuis Paris, dans la maison familiale de Larmor-Plage, et réveille la mémoire de son ancêtre. Il a été fusillé par les Allemands qui occupaient Sedan, le 13 juillet 1916.

Réformé pour myopie

Louis Busson aurait, comme le rapporte Le Nouvelliste du Morbihan en 1921, « tenté de faire parvenir en France libre un message confié à l’aile précaire d’un pigeon voyageur tombé dans la cour de son usine ». Un pigeon intercepté par les Allemands. Louis Busson est arrêté le 3 juillet et jeté en prison. On sait juste qu’il est passé devant un expéditif conseil de guerre. Et exécuté. Une nouvelle tragique qui choque les habitants de Sedan : le cimetière où il sera inhumé fut même interdit à la population pendant huit jours, tant l’émotion était forte.

Son petit-fils mène une enquête obstinée depuis cinq ans, pour savoir pourquoi Louis Busson a connu un tel destin. Et dans quel contexte. Ses recherches font autorité auprès des historiens par leur méticulosité. Il a écumé les bibliothèques, les archives, donné une conférence très documentée. Avec des questions, encore sans réponse formelle. Jean-Louis Michelet rappelle que Louis Busson « voulait être officier comme ses deux frères aînés, Joseph, tué en 1918 à la tête de son bataillon, le 3e bataillon d’Afrique, et Lucien, capitaine au 5e régiment d’infanterie, tué au lendemain de la bataille de la Marne, par un obus. Mais réformé du fait de sa myopie, Louis est devenu ingénieur de l’école Centrale et participa comme il le put à la guerre, au prix de sa vie. Je pense qu’il a été fortement déçu. »

Faute d’avoir fait Saint-Cyr, Louis Busson se retrouve à la direction de l’usine de gaz de Sedan. Ses parents habitaient 19, rue Poissonnière, à Lorient. Son père, Joseph, est ajusteur à l’arsenal et Joséphine, sa mère, marchande de sabots.

La suite sur  http://www.ouest-france.fr/soupconne-despionnage-fusille-en-1916-sedan-537048

Journée du jeudi 13 juillet à travers Le Miroir

Journée calme sur le front de la Somme.
Nous opérons plusieurs coups de main heureux en Champagne.
Sur la rive gauche de la Meuse, lutte d’artillerie dans le secteur du Mort-Homme.
Sur la rive droite, les Allemands ont prononcé un puissant effort dans la direction du fort de Souville. Six régiments ont débouché du village de Fleury et du bois de Vaux-Chapitre. Malgré la violence des assauts lancés en masse sur un front étroit, l’ennemi n’a réussi, au prix de pertes énormes, qu’à gagner un peu de terrain à l’intersection des chemins de Fleury et de Vaux. Le bombardement se poursuit dans la région de Souville, du Chenois et de la Laufée.
Une tentative de l’ennemi à l’est de Badonvillers a été complètement repoussée.
Les Anglais ont occupé, après de vifs combats et diverses alternatives, la totalité du bois de Mametz. Ils ont également avancé dans le bois des Trônes; les Allemands y ont laissé un grand nombre de cadavres. Deux violentes attaques qu’ils ont tentées contre Contalmaison ont totalement échoué.
Sur le front oriental, les combats se poursuivent le long de Stokhod. Les Russes ont remporté un nouveau succès près de Kimpolung.

Parution de la baïonnette

54
b_1916_54_poulbot
Soyez tranquille… après la guerre, vous les reverrez, les-z-huissiers.

 

Publicités