711/journal de la grande guerre: 15 juillet 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Le sucre est devenu plus rare. Sa répartition, au service du ravitaillement de la vielle se fait sur de nouvelles bases beaucoup plus restreintes, en raison de ce qu’il n’y a plus de régularité dans les arrivages qui devaient être hebdomadaires. Toutes les demandes des commerçants ne sont pas satisfaites; pour certains, il y a gêne et d’autres ne peuvent plus rien obtenir.

Actuellement les fournitures sont livrées en sac de 45,500 kg , au prix de 115F et 120F les 100 kilos. Ce sucre semoule très fin provient des Antilles; il est excellent.

Journal du samedi 15 juillet 1916 à travers Le Miroir

Notre front est calme dans l’ensemble.
Les Anglais, après une préparation qui a duré deux journées sur la Somme, ont attaqué la seconde ligne allemande. Ils s’en sont emparés sur une longueur de 6400 mètres.
Bazentin-le-Petit et Longueval sont tombés entre leurs mains, ainsi que la totalité du bois des Trônes. Ils ont fait de nombreux prisonniers durant cette opération et délivré un de leurs détachements qui, enveloppé par les Allemands, tenait depuis quarante-huit heures avec un héroïsme extrême. Les Allemands ont essayé de réagir. Leurs deux premières contre-attaques ont échoué ; la troisième a pris pied dans Bazentin-le-Petit, mais, par un nouvel effort, les troupes britanniques ont réussi à reconquérir tout le village.
Les Russes ont battu les Turcs à l’ouest d’Erzeroum et fait un certain nombre de prisonniers.
Quelques actions d’infanterie ont été signalées en Macédoine.
Le palais du roi de Grèce à Tatoï a brûlé avec toute la forêt de ce nom. Les dégâts sont évalués à 40 millions: il y a de très nombreuses victimes. On ignore les causes exactes du sinistre que les journaux gounaristes affectent d’attribuer à la malveillance.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet16.html

« Les parisiennes adoptent la poudre bronzante »

Le 15 juillet 1916 Le Figaro  relate cette information.

«Le dernier caprice c’est la poudre de riz ocrée, presque safranée, qui donne aux Parisiennes un teint d’Orientale. Celles qui voudraient en user peuvent la demander à Lalanne, 100 Faubourg-Saint-Honoré, dont les produits Fraisy comprennent non seulement cette poudre, mais encore toutes les poudres et crèmes dans les nuances convenant aux blondes et aux brunes» écrit Le Figaro du 15 juillet 1916.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/15/26002-20140715ARTFIG00177-15-juillet-1916-l-ancetre-de-la-poudre-bronzante.php

Quand les Américains sont venus au secours des blessés de Verdun

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© Collections BDIC | L’évacuation d’un blessé par des ambulances américaines, le 15 juillet 1916, à Récourt-le-Creux dans la Meuse

Durant 10 mois, en 1916, la bataille de Verdun opposa les poilus aux soldats du Kaiser. Des Américains participèrent à cet affrontement au volant de leurs ambulances en assurant l’évacuation des blessés.

« Une vingtaine d’obus tombèrent autour de nous. C’était le bombardement le plus important auquel j’avais jamais assisté. J’étais content que mon esprit soit occupé pour ne pas trop y penser. Deux hommes qui se trouvaient à un peu moins de 100 mètres furent décapités et plusieurs chevaux trouvèrent la mort. Je pouvais sentir que nous allions vivre une période mouvementée ». L’auteur de ces mots n’est pas un soldat français mais un Américain, William Yorke Stevenson, venu secourir les poilus sur le front de Verdun en 1916*.

Bien qu’à cette époque, les États-Unis ne soient pas encore entrés en guerre aux côtés des Alliés, une poignée d’Américains apportent déjà leur aide à la France. Dès septembre 1914, l’hôpital américain de Neuilly se mobilise pour soigner les blessés du front. Au même moment, quelques centaines de jeunes volontaires, la plupart issus de la Ivy League, les grandes universités privées du nord-est des États-Unis, embarquent pour l’Europe. « Certains voulaient probablement ‘sauver la civilisation des barbares’, d’autres avaient de vieux liens de famille avec la France et l’Angleterre, mais la majorité d’entre eux cherchaient surtout un peu d’excitation et d’aventure », explique Ross Collins, professeur à l’Université du Dakota et spécialiste de la Première Guerre mondiale.

Sur France 24 http://www.france24.com/fr/20160218-centenaire-premiere-guerre-mondiale-ambulance-american-field-service-verdun

Parution du Rire

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Des Sud africains au bois Melville (Somme)

Le Bois Delville occupe une place particulière dans l’histoire militaire sud-africaine et représente le symbole national du courage et du sacrifice. En juillet 1916, la 1ère Brigade d’Infanterie sud-africaine y a accompli, , l’un des plus faits d’armes les plus dramatiques de la Première Guerre mondiale.
Le 15 juillet 1916, la Brigade, comprenant 121 officiers et 3 032 hommes du rang, reçut la mission de prendre et de tenir le bois “à tout prix”. Durant cinq nuits et six jours, les Sud-Africains luttèrent contre diverses unités du 4ème Corps d’Armée allemand. Surpassés en nombre et attaqués sur trois côtés, pratiquement décimés, ils parvinrent après d’âpres combats, allant jusqu’au corps à corps, à conserver une partie du bois. À la relève, le 20 juillet, seulement 142 hommes répondirent à l’appel et sortirent tout de suite de ce qui restait du bois. Ces combats ayant été si violents, les troupes anglo-saxonnes le rebaptisèrent « Delvil wood » – le « bois du diable ».

http://ca.ravages.events.over-blog.com/2015/07/ceremonie-commemorative-a-longueval-le-5-juillet-2015.html

 

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