712/journal de la grande guerre: 16 juillet 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du dimanche 16 juillet 1916 à travers Le Miroir

Sur la rive gauche de la Meuse, une attaque allemande à la grenade sur une de nos tranchées au nord-est du réduit d’Avocourt, a été repoussée.
Sur la rive droite, lutte d’artillerie intense dans le secteur de Fleury. Nous dispersons à coups de fusil plusieurs reconnaissances ennemies dans le bois de Vaux-Chapitre.
En forêt d’Apremont, plusieurs tentatives allemandes ont echoué sous nos tirs de barrage. Une attaque de l’ennemi a été complètement repoussée sur le front belge.
La situation est excellente dans les secteurs anglais. Sur un point, nos alliés ont même rejeté l’ennemi sur sa troisième ligne de défense. Ils ont fait plus de 2000 prisonniers au cours des dernières vingt-quatre heures. Un colonel de la garde est tombé entre leurs mains. Le nombre des prisonniers faits depuis le début de la bataille dépasse maintenant 10000.
Un de nos avions a lancé des obus de gros calibre sur Mulheim (rive droite du Rhin) ; à titre de représailles contre le bombardement de Lunéville.
L’Allemagne a violé sur deux points ses traités économiques avec l’Italie à laquelle elle n’a pas déclaré la guerre. Le cabinet de Rome délibère.

Journal de guerre de Paul Pennet

portrait01Dimanche 16 Juillet – Départ avec le vaguemestre à 8 heures pour Dugny. J’y rencontre l’adjudant Dyot qui se balade, à la tête d’une section de munitions. J’ai la chance d’assister à la messe dans l’église de Dugny remplie de soldats; cela me passe un peu le temps, car je dois attendre mon train jusque 15h19. J’achète de quoi manger, à des prix exorbitants (une bouteille de vin: 3,50; une petite boîte de conserve: 2,50). Je déjeune à la gare de Dugny. Arrivée à Bar-le-Duc à 20 heures; dîner potable à la popote des officiers pour 2fr.; coucher, nuit épatante au dortoir, 9 rue Voltaire.

Lundi 17 Juillet – Ma course au 25e continue: embarquement à Bar-leDuc à 7h42, arrivée à Blesme (environ 10 km à l’est de Vitry) à 9 heures; je dois attendre ici jusqu’à 16h pour avoir un train vers Saint-Dizier. Ce n’est pas drôle, surtout que le patelin n’est pas grand: c’est avec peine et beaucoup de discussions que je trouve à manger près de la gare. Je m’embarque enfin à 16h pour Saint-Dizier; là, on peut me renseigner exactement sur l’endroit où se trouve le 25e: à Chancenay, 5 km d’ici. J’ai la chance de trouver à la gare un fourgon du 25e qui peut me prendre, moi et mes bagages. J’arrive à Chancenay vers 18 heures; je me présente au commandant Baumann et au colonel; m.O.Hip. est, paraît-il, parti en permission.
Les sous-officiers du 25e sont tout autres que ceux du 46e: ils sont tous habillés en fantaisie de plus ou moins bon goût, avec cravaches etc…; néammoins, ils sont beacoup moins bien élevés que ceux du 46e, je dirais même plus grossiers; ce sera un peu dur pour moi de vivre avec ces gens-là, malgré tout braves types.
Je dors dans un bon lit d’une façon admirable chez une vieille bonne femme, Mme Talbot.

La suite sur http://winoc.perso.sfr.fr/paul-penet/chap06.html

Sortie du Petit Journal

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Le général Baratier
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