717/journal du 21 juillet 1916: Jules Dubois abattu au-dessus de Péronne (Somme)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

 

Vendredi 21 juillet 1916 à travers Le Miroir

De part et d’autre de la Somme, notre infanterie a attaqué les positions allemandes et réalisé des avantages marqués.
Au nord de la Meuse, nous avons enlevé des tranchées ennemies et porté notre ligne à l’est d’Hardecourt, le long du chemin de fer à voie étroite qui va de Combles à Cléry.
Au sud de la Somme, nous avons pris la première ligne allemande depuis Estrées jusqu’à la hauteur de Vermandovillers. Nous avons capturé 2900 prisonniers, dont 30 officiers, 3 canons, 30 mitrailleuses et du matériel.
En Champagne, nous avons pénétré dans une tranchée d’Auberive, ramenant des prisonniers.
En Argonne, nous avons repoussé les Allemands près de Bolante.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons progressé à l’ouest de l’ouvrage de Thiaumont; au sud de Fleury, nous avons saisi un ouvrage puissamment tenu par l’ennemi. Au total, 300 prisonniers sont tombés entre nos mains.
Nos avions ont bombardé les gares de Thionville, Brieulles, les bivouacs d’Azannes et la gare de Roisel; les établissements militaires de Lorrach (nord-est de Bâle) ont reçu huit obus.
Les Anglais ont progressé à Longueval et dans le bois Delville ainsi qu’au nord de Bazentin.
Les Russes ont pris l’offensive à Riga et repoussé des attaques sur le Stokhod.

Source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet16.html

(Aviation) Jules Dubois abattu au-dessus de Péronne (Somme)

Jules Dubois abattu au-dessus de Péronne (Somme)

046-Dubois-maj-X-1902

Le 25 juillet 1916, il était cité à l’ordre de l’armée, en même temps que trois de ses officiers : « Le capitaine pilote Dubois (Marcel), commandant l’escadrille MF 16, escadrille d’armée, par ses qualités de chef et d’organisateur, malgré des pertes cruelles, a su faire rendre à son unité les services les plus considérables et les plus divers : réglages, reconnaissances, bombardements de jour et de nuit, liaisons d’infanterie, photographies. A toujours donné le plus bel exemple, effectuant le premier les missions les plus périlleuses. »

Quand on pense à ce que représente de courage et d’énergie soutenue pendant des mois, une telle série de citations, on ne peut que s’incliner avec admiration. Malheureusement, bien peu, parmi ceux qui ont enorgueilli ainsi les fastes de notre aviation, restaient présents et visibles parmi nous au jour du triomphe. Leur âme seule a plané sur le retour pavoisé de nos régiments vainqueurs…

Marcel Dubois n’a pas connu sa dernière citation. Le 21 juillet 1916, à six heures du soir, il partit en reconnaissance au-dessus de Péronne avec un lieutenant observateur et accompagné d’un autre avion. Il n’est pas revenu. L’appareil qui l’a accompagné l’a perdu de vue au-dessus de Péronne. D’un ballon captif français, on l’a vu attaqué par un Fokker infiniment supérieur en vitesse, venu du fond de l’horizon. Pendant plus de dix minutes, il soutint la lutte. Puis le biplan français s’affaissa. Le lendemain, nos officiers pouvaient saisir un radio allemand contenant le communiqué suivant : « L’Empereur a rendu hommage aux exploits du Premier lieutenant Baron von Althaus, qui a remporté près Roye une victoire sur un biplan français, en lui conférant l’ordre pour le Mérite. » Plus tard, on sut que les obsèques du capitaine Dubois et de son observateur avaient eu lieu le dimanche 23 juillet dans le cimetière de Roye avec l’assistance d’une délégation de vingt officiers allemands, du maire de la ville et d’un grand nombre d’habitants venus rendre hommage à leur valeur et à leur courage. Un article de la Frankfurter Zeitung raconta le fait sous ce titre : « Hommage à l’ennemi ».

http://www.annales.org/archives/x/marceldubois.html

Il y a 100 ans, le hameau du Blanc-Bouillon était rayé de la carte

A lire sur le site de La Voix du Nord

Mémoires d’Audruicq fait revivre un épisode douloureux de la Première Guerre mondiale. Ce jour-là, 21 juillet 1916, les 3 000 habitants du bourg ont vécu une journée d’été dans une atmosphère de fin du monde.

En 1916, le front s’est stabilisé dans les Flandres et en Artois. Mais la guerre nécessite un approvisionnement colossal en vivres et munitions à organiser en arrière des lignes. Le site d’Audruicq, entre la rue des Vives et le hameau d’Ostove, a été choisi pour le stockage de 80 000 tonnes d’obus et d’engins explosifs. C’est alors le plus important entrepôt de munitions du nord de la France. Un réseau dense de voies ferrées couvre la plaine depuis la gare et s’étend, à la manière d’une toile d’araignée, vers Polincove et Zutkerque, tant la demande s’affirme en 1ère ligne.

En ce temps-là, l’aviation dispose déjà d’appareils de reconnaissance et les Allemands ont eu tôt fait de repérer le dépôt dans le paysage. Le 20 juillet, à la faveur d’une nuit claire, quatre avions prennent en enfilade la voie ferrée Saint-Omer – Calais puis, à l’aplomb d’Audruicq, ils déversent leur chargement de bombes incendiaires sur le camp britannique. L’incendie fait rage dans les hangars, prélude à un cataclysme.

Les obus, cartouches, grenades et fusées explosent. Le courant est coupé et les services de secours sont dès lors impuissants. Les explosions se succèdent avec une violence inouïe. Les Audruicquois, tirés du sommeil sans ménagement, s’enfuient à demi vêtus dans les caves de la mairie ou à travers champs. Le matin du 21 juillet, deux énormes déflagrations se succèdent : 10 000 tonnes de munitions alimentent le brasier et, à Calais, on distingue vers le sud-est des colonnes de fumée noir et jaune d’une hauteur incroyable.

La suite sur http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Calais/actualite/Autour_de_Calais/Ardres_Audruicq_et_alentours/2011/07/15/article_il-y-a-quatre-vingt-quinze-ans-le-hameau.shtml

 

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