719/journal de la grande guerre: 23 juillet 1916

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

 

Journal du dimanche 23 juillet 1916 à travers Le Miroir

Entre Oise et Aisne, nous avons dispersé une forte reconnaissance allemande dans la région de Moulin-sous-Touvent.
En Argonne, nous avons fait jouer une mine à Bolante, dans de bonnes conditions.
A la Fille-Morte, un coup de main de l’ennemi sur un de nos petits postes a été repoussé.
Sur la rive droite de la Meuse, violent bombardement des secteurs de Fleury et du bois Fumin. Une attaque ennemie, dirigée sur une de nos tranchées au sud de Damloup a échoué sous nos feux. De notre côté, nous avons fait soixante-dix prisonniers près de Fleury.
Dans les Vosges, après un vif bombardement, les Allemands ont attaqué nos positions au nord de Saint-Dié: ils ont été repoussés avec de fortes pertes.
Une de nos escadrilles a bombardé à trois reprises la gare de Metz-Sablons. 115 obus de gros calibre ont été lancés au total, en faisant d’importants dégâts. Un avion allemand a été abattu. Belfort a été bombardé à deux reprises par avions.
Aucun incident important n’a été signalé sur le front britannique. Nos alliés ont détruit six avions allemands et en ont forcé plusieurs autres à atterrir.
Les Italiens ont réalisé des avances et fait des prisonniers dans la région des Dolomites.
Les Russes ont enlevé Beretchko et capturé 300 officiers et 12000 soldats austro-allemands.

Les Australiens combattent pour Potières

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Bastion de « Gibraltar », Pozières, Charles Bryant, 1918. [aquarelle, fusain sur papier AWM ART00187]
« Pozières resta gravé dans la mémoire des hommes de la 1ère Division australienne » : cette phrase suggère que les Australiens n’oublieraient jamais ce qu’ils avaient vécu là en 1916.Le combat des Australiens pour Pozières commença le soir du 22 juillet 1916 par un bombardement furieux. Le soir tombé, les hommes de la Première Division commencèrent à déplacer leurs postes d’attaque dans les champs vers le sud et au travers de la route allant d’Albert à Bapaume depuis le mémorial de la Première Division. Quelques minutes avant l’offensive, le lieutenant Lawrence Thurnhill de la 6e Batterie de l’artillerie de campagne australienne et ses hommes tirèrent leur canon le long de la route jusqu’à une distance de 360 mètres, une position proche de l’emplacement actuel du cimetière militaire britannique de Pozières. De là, ils tirèrent 115 cartouches à bout portant dans la grand-rue. Le 23 juillet 1916 à minuit et demi, les bataillons de tête de la Première Division se lancèrent en avant et prirent le poste allemand vers le sud du village qu’on appelait « la tranchée de Pozières ». Non loin du mémorial, de courageux mitrailleurs allemands préparèrent leur arme et arrivèrent à tirer quelques cartouches avant que les Australiens ne les atteignent et ne les tuent. Les Australiens se retranchèrent peu après derrière les ruines des maisons de la grand-rue de Pozières.

À midi, un avion de reconnaissance britannique avertit les troupes que le reste du village au nord de la grand-rue était déserté. Au sol, cependant, des tirs de tireurs ennemis embusqués provenaient toujours des ruines et les Australiens avançaient avec précaution. Juste en face de l’endroit où se trouve aujourd’hui le Mémorial de la Première Division se trouvait une structure en béton renforcé blanche de 3 mètres de haut environ pourvue d’une tour du côté ouest, et le canon d’une mitrailleuse sortant de son flanc. Les hommes du 2e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), menés par le capitaine Ernest Herrod, envahirent ce bastion et y trouvèrent 26 allemands et trois mitrailleuses.

La suite sur http://www.ww1westernfront.gov.au/french/pozieres-australian-memorial/visiting-pozieres/capture-of-pozieres-23-july-1916.php

Troisième saison de vacances solidaires

Les écoliers sont appelés à terminer les travaux des champs durant leur congé d’été. Le Figaro du 23 juillet 1916 note qu’ils vont ainsi prêter main-forte aux femmes et aux vieillards déjà mis à contribution.

«M. Painlevé, ministre de l’instruction publique, adresse aux inspecteurs d’académie la circulaire suivante: “Au moment où leurs aînés redoublent d’efforts héroïques pour chasser l’envahisseur, nos écoliers ne sauraient songer à passer leurs vacances dans l’oisiveté.

Déjà, au cours des étés 1914 et 1915, répondant à l’appel qui leur avait été adressé dès le début de la guerre, ils ont offert leurs bras pour l’exécution des travaux nécessaires à la vie nationale.

Cette année, où le besoin de main-d’œuvre se fait plus pressant, ils seront heureux de donner leur concours aux vieillards, aux femmes et à leurs jeunes camarades de la campagne pour terminer en temps utile les travaux de la moisson.

La suite sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/23/26002-20140723ARTFIG00095-23-juillet-1916-troisieme-saison-de-vacances-solidaires.php

Carnet du 27 ème RI

Après deux ans de combats, les  hommes du 27e régiment d’infanterie sont transportés en automobiles près de Verdun qu’ils gagnent à pied le 23 juillet 1916. La vue de la ville à demi détruite impressionne ces hommes pourtant aguerris. Le lendemain, ils reçoivent les vivres de réserves, les munitions, les artifices et les « bidons de deux litres ». Les trois bataillons partent à la nuit sous la conduite de guides envoyés par les unités à relever. Dans l’embrasement d’un violent tir de barrage, les hommes rejoignent les premières lignes. (Source : Historique du 27e RI pendant la guerre 1914-1918.)

https://www.cotedor.fr/cms/lang/fr/pid/6818

Les tirailleurs sénégalais chair à canon?

97660469

La presse satirique allemande du 23 juillet 1916 se moque des sénégalais

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2014/07/16/30243155.html

 

 

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