720/journal du 24 juillet 1916: le casque d’acier, une révolution

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du jeudi 24 juillet 1916 à travers Le Miroir

Sur le front de la Somme, lutte d’artillerie. Au sud de Soyécourt, une attaque, dirigée contre nos nouvelles positions, a échoué sous nos feux.
Sur la rive droite de la Meuse, bombardement du secteur de Fleury. Combats à coups de grenades aux abords de la chapelle Sainte-Fine.
Aux Eparges, une tentative allemande contre nos tranchées a été repoussée par nos feux de mitrailleuses.
Nos avions ont bombardé la gare de Vigneulles, la gare de Thionville où trois incendies se sont déclarés ; les gares d’Arnaville, de Loos et de Saint-Erme, et, de nouveau, la gare et les établissements militaires de Thionville. 115 obus au total ont été lancés.
Douze de nos avions ont bombardé les établissements militaires de Mulheim (rive droite du Rhin) : la gare et les casernes ont été atteintes. Au retour, il y a eu lutte entre nos avions et une escadrille ennemie. Quatre appareils allemands ont été abattus, deux des notres ont dû atterrir.
Une pièce ennemie à longue portée a tiré des obus de gros calibre dans la région de Belfort.
Les Anglais livrent bataille de Pozières à Guillemont ; les défenses avancées de l’ennemi ont été prises près de Pozières, où les Allemands se défendent avec acharnement. Nos alliés ont fait de nombreux prisonniers. Le quartier nord de Longueval et les abords de Guillemont ont changé plusieurs fois de mains.
Les Russes ont fait 27.000 prisonniers sur la Lipa depuis le 16. Ils ont capturé 500 Autrichiens dans les Carpathes et pris la ville de Fol sur la mer Noire. M. Sasonof cède le portefeuille russe des Affaires étrangères à, M. Sturmer.

Source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet16.html

La vie de Gabrielle infirmière

24 juillet 1916.-Des bras sans corps, des épaules suturées, des tibias pendants… Lorsque je rentre dans la salle des archives, je sursaute à chaque fois. Des dizaines de membres sont cloués aux murs, décor funèbre, une exposition jamais vue au Grand Palais…

Moi qui avant la guerre ne connaissais rien de la souffrance, me voilà servie ! Je vis au cœur de la réalité la plus primaire : la chair, faible, blessée, torturée. Chaque soir, je pars lessivée…et malgré tout fascinée.

Heureusement, dans cette fameuse salle, que certains appellent «musée», ce ne sont pas des abattis tout juste arrachés qui sont montrés, mais des moulages en plâtres et des sculptures. Cette collection sert de documentation. L’idée est de montrer l’état des blessures à l’arrivée du patient jusqu’à la fin des soins. On étudie ainsi l’évolution des soins en comparant les traitements. Grâce à cette pratique, que je trouve ingénieuse, on fabrique aussi des prothèses et des appareils de rééducation. Et on enseigne aux élèves-médecins. Sont exposés également des dessins et des aquarelles réalisés par Paul Prévost, notre artiste-soldat. A la différence des photos – quand inventera-t-on la photo couleur ? –, la peinture permet de représenter la couleur des chairs et l’évolution des cicatrices. Certains moulages sont recouverts de cire teintée, ce qui les rend d’autant plus réalistes. Ressemblance frappante, mais pour voir les originaux, bouffés, violacés, bleus ou vert, il me suffit juste de faire quelques pas et de retourner à ma tâche…

http://laviedegabrielle.tumblr.com/post/

Le casque d’acier: une révolution

Casqueall1a

Un document allemand traduit le 24 Juillet 1916 par l’Etat-Major Général Français nous décrit le Stahlhelm, cette invention révolutionnaire qui va faire du fameux casque à pointe, ce couvre-chef décoratif, une histoire ancienne !
Ainsi, il nous est dit que le casque allemand est fait à partir d’une plaque d’un alliage d’acier ( chrome / nickel ) dont l’épaisseur de 1.2mm est calculée de façon à supporter un poids d’environ 1kg par millimètre carré.
De chaque coté se trouvent ce que l’on nommera des boulons ( d’où le surnom de « casque à boulons » ) qui jouent à la fois le rôle de ventilation mais qui permettent également la fixation d’une plaque de blindage, du nom de Strinpanzer, qui sera employée essentiellement par les guetteurs dans les tranchées et qui est décrite dans un autre article ( consultable ici ).
A l’intérieur de ce couvre-chef, afin d’en améliorer le confort lors du port, est présent une coiffe fixée au casque grâce à un cerclage maintenu en place par 3 rivets, dont celui situé à l’arrière légèrement plus gros que les autres et ce dans un soucis de maintien de la plaque de blindage citée plus haut. Cette coiffe est par ailleurs composée de trois pattes de cuir à l’arrière desquelles se trouvent des coussinets qui pourront être plus ou moins rembourrés au bon vouloir du soldat et qui sont réalisés à partir de chutes de tissus divers.
Au delà de cela, on retrouve des tourillons qui permettront, tout comme avec l’ancien casque à pointe, d’y fixer une jugulaire de cuir composée à ses extrémités d’attaches métalliques dont le but est de régler le casque et son maintien sur la tête. A savoir que ces jugulaires sont dans un premier temps des exemplaires de casques à pointe réutilisés ( notamment des jugulaires modèle 1891 à garnitures en laiton ainsi que des jugulaires équipant les modèles 15 à garnitures en fer ) pour enfin être produites pour le Stalhelm lui-même et reconnaissables par l’emploi d’un cuir plus épais. Ces dernières peuvent être cousues, voir plus rarement rivetées.

http://humanbonb.free.fr/indexCasqueall.html

 

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