Ernest Pérochon porté à l’écran avec Nathalie Baye

Sur le site de La Nouvelle république

Le mois prochain, Xavier Beauvois débute le tournage des “ Gardiennes ” adapté du roman de l’écrivain deux-sévrien prix Goncourt 1920

Derrière la caméra, Xavier Beauvois, le réalisateur de « Des hommes et des dieux ». Devant la caméra, Nathalie Baye et Laura Smet. Une affiche de haut vol pour un film directement adapté d’un roman de l’écrivain deux-sévrien Ernest Pérochon (1885-1942).

Ce n’est pas « Nêne », roman qui a valu à l’auteur le prix Goncourt 1920, qui a retenu l’attention du cinéaste, mais « Les Gardiennes », paru en 1924. Le tournage démarre dès le mois prochain dans le Limousin, et non dans le Marais où se situe l’action du roman. Afin de filmer le passage des saisons, essentiel dans un récit se déroulant à la campagne, une séance de tournage est également programmée en janvier.

«  C’est une très bonne nouvelle !  »

« Les Gardiennes » évoquent un sujet largement méconnu. Le rôle des paysannes qui durant la guerre 14-18 se retrouvent seules et font face, tenant à bout de bras la survie des exploitations agricoles. Nathalie Baye interprète le personnage principal, Hortense, l’une de ces « gardiennes », rudes à la tâche, seule dans sa ferme avec ses trois enfants. Laura Smet, sa fille dans la vie, le sera aussi à l’écran.
« L’annonce de ce tournage est une très bonne nouvelle ! «  Les Gardiennes «  est une des œuvres de grand-père que je préfère. C’est aussi le seul livre consacré à ce sujet », explique Jane Debenest, petite-fille de l’écrivain. La littérature a fourni nombre de romans sur les combats de 14-18, de Maurice Genevoix à Dorgelès. Peu sur la vie à l’arrière. Les femmes, seules aux manettes du jour au lendemain, ne se sont pas contentées de maintenir l’activité économique à flot, en attendant le retour du mari, du fils, du frère. « Ce que montrent «  Les Gardiennes « , c’est que les femmes ont modernisé les fermes et enrichi l’économie agricole », souligne Jane Debenest.
L’homme en permission découvre une machine agricole achetée en son absence dont il n’est même pas sûr de pouvoir se servir… Cette révolution silencieuse, Ernest Pérochon l’évoque avec son habitude de regarder le monde du point de vue des plus humbles.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Loisirs/Cinema/n/Contenus/Articles/2016/07/25/Ernest-Perochon-porte-a-l-ecran-avec-Nathalie-Baye-2792725

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