Les « hommes de Dieu » ont aussi fait la Grande Guerre

Sur le site de la libre belgique par Christian Laporte

Patriote jusqu’au-boutiste, le cardinal Désiré-Joseph Mercier avait dès le début du conflit souhaité que les prêtres et les religieux belges se mouillent aussi la soutane. Comme c’était aussi le vœu des Forces armées, l’Eglise de Belgique allait fournir des aumôniers de terrain mais aussi des brancardiers et même des militaires combattants dans tous les sens du terme et cela très vite après l’invasion de la Belgique. Les « hommes de Dieu » n’étaient pas vraiment préparés à ces missions mais le cardinal-résistant – comme le rappelle le plus récent livre de Jan De Volder sur lequel nous reviendrons… – leur rappela qu’ils seraient appelés à devoir se débrouiller « à la guerre, comme à la guerre ». Les clercs mais aussi les religieuses (qui se muèrent en infirmières) n’ont pas déçu le Primat. Leur engagement est au coeur d’une interpellante exposition qui se tient dans l’église principale du diocèse des armées, en l’occurrence à St-Jacques sur Coudenberg (Place royale) jusqu’au 2 octobre.

« Tenir et aider à tenir »

A partir d’une sélection de photos et de textes d’époque mais aussi d’objets emblématiques, elle témoigne en 14 idées fortes, à l’égal des méditations du chemin de croix que les serviteurs de Dieu étaient non seulement des débrouillards mais qu’ils ont aussi fait montre d’une rare volonté de « tenir » et, surtout, « d’aider à tenir ». Un hommage mérité à l’action de quelque 2 500 aumôniers et brancardiers ecclésiastiques qu’a compté notre armée en 14-18. Globalement, il y avait un aumônier par bataillon, un brancardier par compagnie et cela en première, en deuxième et en troisième lignes. Mais on les retrouva aussi en base arrière où on a vu à l’œuvre nombre de religieuses infirmières et même dans les camps, qu’ils soient de formation (comme Auvours), de convalescence (comme le Ruchard), voire d’internement en Hollande ou de prisonniers en Allemagne. Avec à tous les niveaux, un double objectif bien décrit par le lieutenant-colonel Jean-François Van Caulaert, coordinateur de l’exposition : « ils et elles devaient prendre soin des corps meurtris certes, mais aussi des âmes »

La suite sur http://www.lalibre.be/regions/brabant/les-hommes-de-dieu-ont-aussi-fait-la-grande-guerre-5770193635708dcfedb7f582

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